lundi, décembre 18, 2006

Actualité - En Amérique Latine, l'avenir est plus prometteur qu'il ne l'a jamais été

L'époque est plus prometteuse qu'elle ne l'a jamais été, en Amérique latine, cela personne ne le discute.

Faut-il rappeler qu'à la fin du siècle à peine passé, dans les années 90, il semblait que la gauche universelle cessait d'exister comme force politique à en juger par la chute de l'URSS, la dissolution des forces socialistes européennes et la déclaration impériale que sonnait le glas de la «fin de l'histoire» de ce camp.

Ce qui prête à l'analyse et à l'admiration est que ce sont ces mêmes conditions d'exploitation terribles et de dépendance maintenues par ceux qui ont les rennes du pouvoir, ainsi que la carence de base et de sens à leur propres théories sur l'invincibilité du capitalisme qui ont provoqué une éclosion progressiste dans cet hémisphère.

Si l'on conçoit l'évolution historique comme une spirale, on peut penser que l'Amérique latine est dans une courbe ascendante et peut prolonger sa trajectoire à partir de la persistance, de l'intelligence et de la créativité de ses peuples et de ses nouveaux dirigeants.

Dans ce contexte, un sommet de dignitaires vient de prendre fin, durant lequel le Président vénézuélien, Hugo Chavez a rappelé de manière incisive que la région n'avance pas encore d'un même pas vers l'indépendance et le progrès.

Malgré les changements opérés au Venezuela, Bolivie, Argentine, Brésil, Uruguay, et maintenant, Équateur et Nicaragua, il existe toujours dans la zone, des gouvernements qui font le jeu de Washington et à ce type d'oligarchie, voués donc, à la rhétorique populiste à l'heure des échanges publics mais rétifs à modifier un pouce de leur trajectoire pour répondre aux urgences de leurs citoyens.

Chavez rappelait, par exemple, le cas de l'Accord de Libre Commerce pour les Amériques (ALCA), nouvelle grille profilée par Washington pour cette partie du monde, qui fut battu en retraite dans son essai d'application généralisée, mais s'infiltra petit à petit dans les veines de la région au travers de protocoles bilatéraux de la Maison Blanche avec certains gouvernements locaux.

De telle sorte que s'il y a des lumières montantes en Amérique latine, il subsiste toujours des échantillons de stagnation, parfois de recul de certaines autorités qui continuent à faire le jeu des intérêts étrangers et non pas celui de ceux qui les ont porté au pouvoir au nom d'un espoir finalement déçu.

(Agencia Cubana de Noticias - 13 décembre 2006)

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2 Comments:

Anonymous Odetita said...

Tres bon article. je pense que aussi que le developpement passe par le secteur touristique, au Perou particulierement.
Saludos

4:11 p.m.  
Blogger Francis said...

Cette analyse, d'origine cubaine, est d'une (fausse) naïveté confondante. Les élections de présidents, a priori situés à gauche, n'a guère amélioré les choses, même si certains progrès ont pu être enregistrés ici ou là.

Pour vivre au Brésil et y observer la société brésilienne de près, je constate hélas chaque jour qu'il y a loin de la réthorique à la pratique.

6:51 p.m.  

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