samedi, juillet 21, 2007

Actualité - Massacre à la Mosquée rouge : la « guerre au terrorisme » de Washington ébranle le Pakistan

Le siège de Lal Masjid, ou Mosquée rouge, d’Islamabad par l’armée pakistanaise s’est terminé brutalement mardi dernier dans de violents combats qui ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Citant des sources au sein de l’armée pakistanaise, le réseau de télévision Dawn News avait rapporté mardi en fin de journée, alors que les combats se poursuivaient, que 88 civils et 12 commandos de l’armée avaient été tués.

Il était cependant impossible à ce moment de déterminer avec exactitude le nombre de morts. Un porte-parole de l’armée, le major général Waheed Arshad, n’a pas voulu donner un décompte précis, affirmant sans mâcher ses mots : « Nous ramasserons les corps lorsque l’opération sera complétée. »

On croit que de nombreuses victimes seraient de jeunes étudiants de la madrassa, venant de familles pauvres et des régions déchirées par les conflits comme le Cachemire et la province de la frontière du Nord-Ouest. Pendant que la mosquée était assiégée, des gens très agités se rassemblaient aux coins des rues, à l’extérieur des barricades de fils barbelés érigées par l’armée, espérant des nouvelles de leurs enfants ou de membres de leur famille coincés à l’intérieur.

« Il reçoit de l’argent pour chaque étudiant des Etats-Unis, de l’Europe et d’ailleurs », a affirmé Badshah Rehman, dont les deux fils étaient à l’intérieur de la mosquée, parlant du dictateur militaire du Pakistan soutenu par les Etats-Unis, le général Pervez Musharraf. « Il a tué nos enfants pour de l’argent », a-t-il déclaré à l’agence de presse Reuters, poursuivant sa vigile avec d’autres parents.

Mardi, dès le début de la matinée, Islamabad fut secoué par une série d’explosions et de tirs nourris d’armes automatiques. La mosquée assiégée est située au centre de la ville et les combats se sont déroulés à proximité d’édifices gouvernementaux et de quartiers résidentiels où demeurent des représentants de l’Etat. La majeure partie de la capitale pakistanaise était soumise à un couvre-feu, ses habitants n’ayant pas le droit de circuler dans les rues. Certains reportages faisaient mention de civils ayant été touchés par des balles perdues à près d’un kilomètre de la mosquée.

L’opération fut exécutée par plusieurs milliers de soldats pakistanais. Selon certains reportages, Musharraf aurait personnellement coordonné l’attaque, qui était dirigée par un commando d’élite qui avait été précédemment sous ses ordres. Le fait que les combats se poursuivaient toujours, 17 heures après le début de l’assaut, témoignait de la ténacité de la résistance.

Les soldats et les policiers pakistanais gardèrent les médias loin de la mosquée et interdirent l’accès aux hôpitaux dans le but de contrôler l’information sur les morts et les blessés, qui pourrait s’avérer encore plus horrible que ce qui a été rapporté jusqu’ici. On menaça même d’abattre les journalistes qui tentaient de franchir ce périmètre.

Parmi ceux qui ont été tués à la mosquée de Lal Masjid se trouvait son recteur Abdul Rasheed Ghazi. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le brigadier Javed Cheema, a déclaré à la presse pakistanaise qu’il avait trouvé ce dernier barricadé au sous-sol de la mosquée en compagnie de femmes et d’enfants. Le brigadier a soutenu que, après que les militants eurent fait feu sur les troupes, « Les soldats répliquèrent et il fut tué dans les affrontements. »

On ne sait pas ce qui est advenu des femmes et des enfants qui étaient avec Ghazi, mais en appelant d’un téléphone cellulaire à l’intérieur de la mosquée, un homme rapporta qu’il y avait « des cadavres partout » et que la mère de Ghazi avait été tuée. L’armée et le gouvernement qualifiaient couramment les femmes et les enfants se trouvant dans l’enceinte de « boucliers humains », mettant ainsi leur mort sur le compte des chefs de la mosquée. Ces derniers ont toutefois insisté que ceux qui étaient demeurés dans l’enceinte l’avaient fait volontairement.

Le massacre fut ordonné par Musharraf afin, semble-t-il, d’apaiser les demandes de Washington pour des mesures plus drastiques contre les forces islamiques radicales et pour contenir l’effondrement de sa propre position politique au Pakistan.

Cependant, il y a fort à parier que cette violente attaque contre la mosquée et les nombreuses morts déstabilisera encore plus le Pakistan et pourrait ne s’avérer que la première bataille d’une guerre civile.

Des centaines de supporters armés des assiégés de la mosquée ont bloqué l’autoroute stratégique de Karakorum dans l’Himalaya, une route commerciale clé entre le Pakistan et la Chine. Les manifestants, beaucoup d’entre eux des étudiants de madrassas locales, ont juré de mener une djihad contre le régime de Musharraf.

Lundi dans la région du Bajaur dans la province de la frontière du Nord-Ouest, à la veille de l’attaque contre la mosquée, 20.000 membres de tribus, dont plusieurs avec des fusils d’assaut, ont manifesté dans les rues en opposition au siège de la mosquée, scandant « Mort à Musharraf ! » et « Mort aux Etats-Unis ! » Selon les reportages de la presse, le régime pakistanais avait déployé une division d’environ 20.000 soldats dans la région agitée, qui borde l’Afghanistan.

Les forces d’occupation en Afghanistan, menées par les Etats-Unis, ont procédé à des tirs de missiles sur des cibles dans la région, causant ainsi de nombreux morts, et ont exigé d’Islamabad la permission de mener des opérations de « poursuite » au-delà de la frontière jusque dans le Bajaur et dans d’autres régions du nord-ouest. L’intensification d’une crise entre le régime de Musharraf et les forces islamiques pourrait fournir le prétexte nécessaire à une intervention majeure des Etats-Unis au Pakistan.

Un porte-parole du département d’Etat a indiqué que Washington approuvait ce massacre. « Le gouvernement du Pakistan a agi de manière responsable », a-t-il déclaré. « Tous les gouvernements ont la responsabilité de maintenir l’ordre. »

Negroponte livre son message

À la veille de la bataille, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, John Negroponte, qui avait visité Islamabad le moins dernier, déclara lors d’un interview à Voice of America : « C’est une question qui je crois doit être réglée par le gouvernement et les autorités, y compris les représentants des forces de sécurité du gouvernement pakistanais. Ce n’est pas à nous de le dire. Nous allons donc respecter la décision prise par le gouvernement du Pakistan, quelle qu’elle soit. »

Negroponte, un vétéran d’un nombre considérable de massacres organisés par les États-Unis, de l’Amérique centrale à l’Irak, était excessivement modeste. Il ne fait aucun doute que sa discussion avec Musharraf et les autres officiels pakistanais contenait un ultimatum de Washington qu’il termine le travail contre les islamistes.

Le Président Bush, lors d’une apparition à Cleveland mardi, a clairement endossé le massacre à Islamabad. « Je l’aime et je l’apprécie, » a dit Bush à propos du dictateur Musharraf, le décrivant comme « un allié fort dans la guerre contre ces extrémistes. »

Le fait que ces « extrémistes » soient en large mesure le sous-produit de la politique poursuivie par Washington et par ses alliés dans la région, dont le régime militaire pakistanais, est passé sous silence.

La tension entre la mosquée et le gouvernement Musharraf est devenue de plus en plus aiguë dans les derniers mois en raison, d’une part, d’une campagne gouvernementale pour s’approprier des terrains supposément occupés illégalement par les mosquées, et d’autre part, d’une escalade des demandes soulevées par les islamistes pour que la charia soit imposée dans la capitale et à travers le pays. Les étudiants de la mosquée rouge menaient une campagne pour établir leur propre vigile, attaquant des magasins qui vendaient des DVD et des cassettes vidéo et, dans un incident largement couvert le mois dernier, enlevant un groupe chinois d’un salon de massage.

Cet épisode a provoqué des protestations à Pékin ainsi que la colère du gouvernement pakistanais, qui compte la Chine parmi ses partenaires commerciaux et alliés les plus proches.

Mais ces relations n’ont pas toujours été aussi empoisonnées. Ce n’est pas par hasard que le centre principal de la mosquée se trouve à quelques coins de rue seulement des quartiers généraux des services de renseignement militaires pakistanais, le ISI. Durant plusieurs années, Lal Masjud était virtuellement une mosquée gouvernementale, profitant du patronage des dirigeants militaires successifs, à commencer par Ayud Khan il y a plus de 40 ans.

C’est sous le dernier dictateur militaire, Zia ul Haq, que la mosquée a commencé à être étroitement impliquée dans la politique alors poursuivie par le régime pakistanais et les États-Unis dans la région. Elle servit de base idéologique et matérielle significative aux combattants moudjahidin luttant contre l’Union soviétique en Afghanistan. En retour, Zia accorda l’exclusivité immobilière à l’endroit même où se sont déroulés les combats d’hier.

Maulana Abdullah, le clerc musulman qui a dirigé la mosquée pendant des décennies, a été assassiné en 1998. Ses fils – Abdul Aziz, maintenant sous garde policière, et Abdul Rashid, tué lors de l’Assaut – prirent en charge Lal Masjid, maintenant des liens étroits avec les successeurs des moudjahidin, y compris les talibans afghans et Al Qaïda – une relation qu’ils partageaient avec le régime pakistanais et le ISI.

Les relations entre la mosquée et Musharraf se détériorèrent après septembre 2001, lorsque le dirigeant pakistanais appuya l’invasion américaine de l’Afghanistan et le renversement du régime des talibans. Cependant, malgré leurs dénonciations de ses politiques, Musharraf traitait les islamistes avec une relative tolérance, les voyant comme un contre-poids à l’opposition venant de la gauche.

Il ne fait pas de doute que le dictateur pakistanais a pris une décision politique calculée en mettant fin au siège de Lal Masjid par un bain de sang. Dans les premières heures de mardi, une équipe de négociateurs de haut niveau dirigée par Chaudhry Shujaat Hussein, un ancien premier ministre et dirigeant de la Ligue musulmane du Pakistan, avait préparé une entente pour l’évacuation de la mosquée. Cependant, lorsque le document a été présenté à Musharraf, celui-ci révisa presque tous les termes de l’entente, la rendant caduque. Peu de temps après, l’attaque de la mosquée commençait.

Si le besoin de rentrer dans les bonnes grâces de Washington était sans doute un facteur décisif dans les calculs de Musharraf, un autre était la crise politique profonde qui frappe son régime.
Les soulèvements populaires déclenchés par son limogeage du juge en chef du Pakistan, Chaudhry Iftikhar, avaient entraîné des critiques acerbes de son gouvernement et un questionnement sur sa capacité de rester au pouvoir, particulièrement au sein de l’establishment politique et médiatique américain. L’effusion de sang à Lal Masjid a changé la teneur du débat politique, Musharraf étant maintenant présenté comme un allié clé dans la « guerre à la terreur ».

On spécule aussi qu’il pourrait utiliser le siège et les soulèvements qui devraient s’ensuivre comme un prétexte pour imposer un nouvel état d’urgence, contournant ainsi les élections présidentielles et parlementaires prévues dans les prochains mois.

Musharraf peut tenter de procéder à un tel coup en alliance avec le Parti populaire du Pakistan (PPP) de Benazir Bhutto, qui a indiqué être prêt à faire cause commune avec le chef militaire au nom du maintien du sécularisme contre les islamistes.

Le quotidien pakistanais Dawn a noté mardi que le PPP avait presque fait dérailler l’adoption d’une déclaration commune lors d’une conférence regroupant plusieurs partis, tenue par l’opposition pakistanaise à Londres le week-end dernier.

Alors que d’autres partis avaient prôné la démission en masse de leurs membres des assemblées législatives nationales et provinciales existantes si Musharraf essayait d’utiliser ces organes pour se donner un autre mandat sans élection, « le PPP, qu’on croit déjà en négociations secrètes avec le gouvernement, ne voulait pas s’engager à ce que ses parlementaires quittent les assemblées, comme les autres partis sont apparemment déterminés à faire si le général-président va de l’avant avec ses plans », a fait savoir le journal.

Quel que soit l’arrangement que pourraient concocter les factions rivales de l’élite pakistanaise, le massacre de Lal Masjid est un autre signe de la profonde instabilité de toutes les institutions politiques du pays et de la menace montante qu’un important « allié dans la guerre à la terreur » de Washingtion sera plongé dans une crise révolutionnaire.

(World Socialist Web Site, par Bill Van Auken)

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mercredi, juillet 11, 2007

Actualité - Six autres soldats canadiens tués en Afghanistan

Six soldats canadiens et un interprète ont été tués en Afghanistan mercredi passé lorsque leur véhicule blindé a été la cible d’une bombe incendiaire artisanale à quelque vingt kilomètres au sud-ouest de Kandahar. Ces morts amènent à 66 le nombre des soldats des Forces armées canadiennes (FAC) tués en Afghanistan, dépassé en cela seulement par les Etats-Unis parmi les 37 pays qui ont participé à l’occupation de l’Afghanistan sous direction américaine et soutenue par l’OTAN.

Tous les morts des FAC sauf sept ont eu lieu depuis l’été 2005, lorsque les troupes canadiennes ont été déployées à Kandahar et qu’elles ont pris un rôle dirigeant dans la campagne de contre-insurrection pour soutenir le gouvernement d’Hamid Karzaï mis en place par les Américains. Il y a eu 31 soldats canadiens tués en 2006 et, à ce jour, 22 en 2007, dont 19 par des bombes artisanales.

Un porte-parole des FAC a déclaré que le nombre croissant des morts causées par des bombes artisanales est la preuve que les soldats canadiens ont mis les talibans dans les câbles. « Ils ne peuvent pas avoir de succès, ils ne peuvent pas gagner » a déclaré le lieutenant-colonel Jean Trudel, le chef d’état-major des FAC à Kandahar. « Le fait que nous perdions beaucoup de soldats suite à des attaques par des bombes artisanales est une indication de succès, dans le sens où les opérations conventionnelles ont été un succès contre les talibans. »

Les événements de mercredi se sont produits dans le district de Panjwai, une région dans laquelle les FAC affirment avoir en grande partie expulsé l’insurrection anti-gouvernementale.

Malgré les vantardises de Trudel, les FAC sont troublées que les talibans aient réussi contre le Nyala RG-31, un véhicule qui a été développé pour résister aux mines et qui est considéré par l’armée canadienne comme étant son meilleur véhicule blindé servant au transport des troupes.

Les élites canadiennes craignent de plus en plus que les victimes des FAC et le grand nombre des victimes civiles causées par les bombardements sans discernement de l’OTAN, sans parler de la corruption et du très mauvais dossier du gouvernement afghan en matière de droits de l’homme, ne minent l’appui de la population pour l’intervention militaire canadienne en Afghanistan.

Un sondage de Strategic Counsel ayant eu lieu en mai avait indiqué que 57 pour cent des Canadiens s’opposaient à la mission des FAC, alors que seulement 36 pour cent la soutenaient. De plus, il y avait trois fois plus de Canadiens à s’opposer fermement à la mission (28 pour cent) qu’à l’appuyer fermement (10 pour cent).

Le journal néoconservateur National Post et le journal libéral Toronto Star ont tous deux répondu à l’annonce de nouvelles victimes canadiennes avec des éditoriaux soutenant clairement l’intervention canadienne en Afghanistan. Les deux éditoriaux commençaient en dénonçant le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, pour avoir réitéré l’appel de son parti au retrait des FAC de l’opération de contre-insurrection au sud de l’Afghanistan.

Reprenant des commentaires du premier ministre conservateur canadien, Stephen Harper, le National Post a accusé Layton d’« offrir aux talibans la victoire de la propagande ». Le Toronto Star a répondu aux affirmations de Layton que le déploiement des FAC au sud de l’Afghanistan est la « mauvaise mission » pour le Canada en déclarant : « Non. Le Canada a la bonne mission, aussi coûteuse soit-elle… »

Le Star et le National Post, sans doute les journaux les plus étroitement associés aux partis libéral et conservateur respectivement, ont présenté des arguments semblables afin de trouver un appui pour la guerre : le front de la guerre internationale contre le terrorisme est en Afghanistan; mettre un terme à la présente mission des FAC avant février 2009 déshonorerait les soldats canadiens qui ont perdu la vie et trahirait les alliés du Canada ; l’intervention militaire canadienne est une mission humanitaire ayant pour but d’apporter la démocratie et d’améliorer la vie du peuple afghan.

Ce n’est pas un hasard si ces arguments rejoignent ceux que l’administration Bush a donnés pour ses guerres de conquête en Afghanistan et en Irak, car les buts de l’intervention des FAC ne sont pas moins prédateurs, même si les ambitions de l’élite patronale et politique du Canada sont nécessairement plus modestes.

Le développement de l’intervention militaire canadienne en Afghanistan a deux principaux objectifs : premièrement, s’attirer les bonnes grâces de l’administration Bush et de l’élite dirigeante américaine en permettant aux Etats-Unis de concentrer davantage ses ressources militaires sur les combats contre l’insurrection en Irak ; en second lieu, et non moins important, défendre les intérêts de la bourgeoisie canadienne dans le monde, y compris dans la région riche en pétrole de l’Asie centrale.

Après avoir activement exigé et obtenu un rôle important dans la guerre en Afghanistan, les FAC jouent maintenant un important rôle dans le gouvernement afghan alors que des représentants de l’armée et du gouvernement canadiens collaborent étroitement avec d’importants membres du personnel et ministres d’Hamid Karzaï (Voir : Les « ministres canadiens » du gouvernement afghan d’Hamid Karzaï). Les interventions militaires canadiennes à l’étranger, a déclaré le chef d’état-major des FAC, le général Rick Hillier, lors d’une entrevue en 2006, doivent offrir « suffisamment de crédibilité pour nous donner l’occasion d’avoir des postes de commandement et d’influencer et de modeler des régions et des populations en accord avec nos intérêts et en accord avec nos valeurs ».

Ce furent les gouvernements libéraux de Jean Chrétien et Paul Martin qui lancèrent l’intervention militaire canadienne en Afghanistan et qui chargèrent plus tard les FAC d’un rôle majeur dans la guerre néocoloniale de contre-insurrection au sud de l’Afghanistan. Mais c’est l’actuel gouvernement conservateur minoritaire qui a énoncé le plus clairement la détermination de l’élite canadienne à devenir une force géopolitique mondiale et à développer et déployer les FAC dans cette optique. Au cours de la campagne électorale fédérale de 2006, le premier ministre Stephen Harper avait affirmé qu’il souhaitait développer l’armée canadienne jusqu’au point où les grandes puissances du monde devraient en tenir compte. Il a qualifié les pertes subies par les FAC en Afghanistan de prix que le Canada doit payer pour devenir un joueur mondial.

Harper et ses ministres ont signalé à maintes reprises qu’ils prévoyaient que les troupes canadiennes demeurent en Afghanistan pour une durée allant bien au-delà de février 2009, l’échéance de l’actuelle mission des FAC, et de nombreuses fois ils ont soutenu que l’armée canadienne mènerait fort probablement des guerres à l’étranger, en Afghanistan et ailleurs, pour plusieurs années à venir.

Lors d’un discours jeudi à Halifax qui présentait les grandes lignes d’un projet de 3,1 milliards $ visant à remettre à neuf une douzaine de frégates, Harper a insisté que cela permettra au Canada de projeter sa puissance à l’étranger et de prendre un rôle de direction dans l’OTAN ou dans d’autres opérations militaires impliquant plusieurs nations. « Plus que jamais, a déclaré le premier ministre, nos frégates de la classe Halifax seront d’immenses postes de commandement capables de défendre le Canada ici et à l’étranger. [...] L'une des plus importantes mesures de modernisation de nos frégates consistera à renforcer les centres de commandement et de contrôle, ce qui leur permettra de diriger les opérations plutôt que de simplement y participer. »

Harper avait déclaré que les pertes croissantes des FAC en Afghanistan « pèsent lourdement sur ma conscience », mais a tout de même réaffirmé l’engagement de son gouvernement dans la guerre. « Le gouvernement, a affirmé Harper, a été très clair sur la durée de la mission. »

Le cours militariste de Harper reçoit un fort appui de l’élite corporative canadienne. Mais l’opposition populaire à l’intervention des FAC en Afghanistan et à l’administration Bush sont des facteurs clés de l’échec des conservateurs à obtenir un appui suffisant pour prendre le risque de précipiter des élections et obtenir une majorité parlementaire, malgré la couverture médiatique favorable et un budget fédéral conçu pour s’attirer la faveur de l’électorat.

Certains experts de la presse, prétendent, sur la base d’une récente déclaration de Harper selon laquelle l’intervention des FAC en Afghanistan allait se prolonger au-delà de février 2009 seulement s’il y a un consensus parlementaire fort pour l’appuyer, que le premier ministre est forcé de se plier à la volonté populaire et qu’il est maintenant presque certain que les troupes canadiennes vont se retirer en 2009.

En réalité, la déclaration de Harper est un écran de fumée visant à désorienter l’opposition populaire à la guerre et à donner aux conservateurs la possibilité de pouvoir dire lors d’une campagne électorale qu’ils vont prolonger la mission seulement avec l’approbation du Parlement ou de l’opposition, et ensuite, une fois assurés d’une majorité parlementaire, déclarer que cela constitue un mandat populaire pour prolonger le rôle des FAC dans la guerre en Afghanistan.

Ou sinon, peut-être que Harper calcule être en mesure de gagner l’appui des libéraux ou d’une de ses sections, malgré leurs prétentions actuelles. En mai 2006, les libéraux se sont divisés sur une motion parlementaire endossant une extension de deux ans de la mission des FAC, Ignatieff, l’actuel chef de l’aile parlementaire, prenant la tête d’un quart des libéraux du caucus à voter pour la motion. Même ceux qui votèrent contre la motion, incluant Dion, ont dit avoir voté ainsi pour des raisons procédurales.

Les parties de l’opposition, pendant ce temps, continuent de faire des déclarations mi-figue mi-raisin sur l’Afghanistan pour en appeler tant à l’élite corporative, dont ils défendent les intérêts et qui est très favorable à l’intervention des FAC, qu’à la population, qui y est de plus en plus hostile.

Tant l’opposition officielle libérale que le Bloc québécois, favorable à l’indépendance du Québec, ont condamné le NPD pour avoir demandé le retrait immédiat des troupes canadiennes, comme étant « irresponsable », tout en disant être opposé à la prolongation de la mission dans le sud de l’Afghanistan au-delà de février 2009. Mercredi, le chef libéral, Stéphane Dion demandait au Parlement d’aviser officiellement l’OTAN que la mission des FAC allait se terminer dans 19 mois à compter de ce jour puisque les partis d’oppositions n’allaient pas appuyer une prolongation. « C’est maintenant que nous devrions envoyer ce message, a dit Dion. Tant que nous ne serons pas clairs, ils [les Etats membres de l’OTAN] vont penser que nous allons y rester. »

Des partisans en vue de la mission des FAC en Afghanistan ont critiqué la position de Dion, disant que la plupart des Etats membres de l’OTAN ont régulièrement refusé de déployer des troupes dans le sud de l’Afghanistan et qu’un retrait des Canadiens en 2009 aurait des conséquences désastreuses pour la campagne contre-insurrectionnelle et pourrait augmenter les tensions au sein de l’OTAN à un point de rupture.

Le parti social-démocrate du Canada, le NPD, a appuyé l’intervention des FAC en Afghanistan, incluant son déploiement à Kandahar, durant presque 5 ans. Vers la fin août 2006, voulant refaire leur image ternie de « gauche » et s’attirer des votes, le NPD a cherché à se repositionner comme un parti anti-guerre, en appelant à un retrait des FAC de sa mission contre-insurrectionnelle actuelle. Par la suite, le chef du parti Jack Layton a clairement laissé savoir que le NPD n’était pas prêt à faire tomber le gouvernement conservateur sur la question de la guerre en Afghanistan – malgré les tentatives du gouvernement minoritaire conservateur et de l’élite canadienne d’utiliser l’intervention afghane pour jeter les bases politiques et militaires pour la participation des FAC à d’autres guerres dans le futur.

(World Socialist Web Site, par Keith Jones)

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vendredi, juin 22, 2007

Actualité - US Has Failed in Mideast, Iran

Teheran, Jun 22 (Prensa Latina) The secretary of the Iranian National Security Council, Ali Lariyani, said on Friday that the US policy in the Levant failed because it played down Iran's role in the region for 28 years.

"Most Muslims back our peaceful nuclear program. We are not alone as Washington says. The West should know that it could not stop us with resolutions," said Lariyani at the 3rd General Assembly of the Imam Followers and Leadership.

"We Iranians do not need the atomic bomb since we have other possibilities. We know that if we had it, the US would put make it available to other countries in the region," said the Iranian official.

"We defend an honourable peace in the Middle East, and we have a full understanding of our interests," stressed Lariyani.

(Prensa Latina News Agency)

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jeudi, mai 24, 2007

Actualité - Who's Behind the Fighting in North Lebanon?

Inside Narh al-Bared and Bedawi Refugee Camps

Tripoli, Lebanon.

Wearing a beat-up ratty UNCHR tee-shirt left over from Bint Jbeil and the Israeli-Hezbollah July probably helped. As did, I suspect, the Red Cross jersey, my black and white checkered kaffieyh and the Palestinian flag taped to my lapel as I joined a group of Palestinian aid workers and slipped into Nahr el-Bared trying not to look conspicuous.

Our mission was to facilitate the delivery of food, blankets and mattresses, but I was also curious about the political situation. Who was behind the events that erupted so quickly and violently following a claimed 'bank robbery'? A heist that depending on who you talked to, netted the masked bandits $ 150,000, $ 1,500 or $ 150!

It seems that every Beirut media outlet has a different source of 'inside information' based on which Confession owns it and 'knows' the real culprits pulling the strings. But then, even we who are particularly obtuse have realized, as the late Rafic Hariri often counseled: "In Lebanon, believe nothing of what you are told and only half of what you see!"

My friends made we swear out loud that I would claim to be Canadian instead of American if Al Qaeda types stopped us inside the Camp. My impression was that they were not so worried about my safety but for their own if they got caught with me. It would not be the first time that I relied on my northern neighbors to get me out of a potential US nationality jam in the Middle East, so I ditched my American ID.

We were advised as we approached the Fatah al Islam stronghold that we would be in the cross-hairs of Lebanese army snipers from outside of Nahr el-Bared Camp as well as Fatah al-Islam snipers from the inside, and that any false move or bad luck could prove fatal.

After three days of shelling and more than 100 dead and with no electricity or water, Nahr el-Baled reeks of burned and rotting flesh, charred houses with smoldering contents, raw sewage and the acrid smell of exploded mortars and tank rounds.

Press figures of 30,000-32,000 are not accurate. 45,000 live in Bared! Contrary to some reports food and water still not being allowed in.15 to 70 percent of some areas destroyed. Some light shooting this morning and afternoon. Army shelling at rate of 10-18 shells per minute from 4:30 am to 10 am on Tuesday. Army will not allow Palestinian Red Crescent to move out civilians because they don't trust them. Only the Lebanese Red Cross is allowed. It is possible to enter Bared from the back (east side). The Army taking cameras of journalists they catch. The Lebanese government is controlling the information and don't want extent of damage known yet. Still unrecovered bodies. 40 per cent of the camp population have been evacuated. The rest don't want to leave out of fear of being shot or that they are losing their homes for the 5th time or more for some.No electricity and cell phone batteries are dying. Relatives who fled are telling families to stay because there are not enough mattresses at Bedawi Camp. Bared evacuees are living up to 25 in one room in Badawi schools etc. 3,000 evacuees in one school in Bedawi. UN aid is starting to arrive at Badawi but workers not able so far to deliver it to Bared due to attack on relief convoy on Tuesday.I met Abdul Rahman Hallab famous for Lebanese candy factory in Tripoli. Helped him unload 5,000 meals to evacuees from Bared staying in Badawi. He is Lebanese not Palestinian.The camp population all say that Fatah Al-Islam came in September-October 2006 and have no relatives in the camp. They are from Saudi, Pakistan, Algeria, Iraq, and Tunisia and elsewhere. No Palestinians among them except some hanger ons. Most say they are paid by the Hariri group.Reports that Fateh al-Islam helps people in Bared are denied. "

All they do is pray, one woman told me..and do military training.. They are much more religious than the Shia" she said.Population of Badawi camp was 15,000 and as of of this morning it is 28,000. Four bodies arrived this morning at Safad, the only Palestinian Red Crescent Hospitals in north Lebanon.I was told the army will have to destroy every house in Bared to remove Fateh al Islam.

I expect to stay in Bared tonight with aid workers. Some say FAI with die fighting others than a settlement could be negotiated. I may try the latter with NGO from Norway here. Not sure if anyone in government is interested. One minute ago a member of Fateh at_Islam walked into the medical office I am using at Safed Hospital and said they want a permanent ceasefire and do not want more people killed or injured.

They claim to have no problem with the army

Now some background about Nahr el-Bared. Like the other Palestinian camps in Lebanon, it is inhabited by Palestinians who were forced from their homes, land, and personal property in 1947-48, in order to make room for Jews from Europe and elsewhere prior to the May 15, 1948 founding of Israel.

Of the original 16 Refugee camps, set up to settle the more than 100,000 refugees crossing the border into Lebanon from Palestine during the Nakba, 12 official ones remain. The camp at Tal El-Za`tar was ethnically cleansed by Christian Phalange forces at the beginning of the 1975-1990, Lebanese Civil War and the Nabatieh, Dikwaneh and Jisr el-Basha camps were destroyed by Israeli attacks and Lebanese militia and not rebuilt. Those remaining include the following which currently house more than half of Lebanon's 433,276 Palestinian refugees:

Al-Badawi, Burj El-Barajna, Jal El-Bahr, Sabra and Shatilla, Ain El-Helwa, Nahr El-Bared, Rashidieh, Burj El Shemali, El-Buss, Wavel, Mieh Mieh and Mar Elias.

Nahr el-Bared is 7 miles north of Tripoli near the stunning Mediterranean coast and is home to more than 32,000 refuges many of whom were expelled from the Lake Huleh area of Palestine, including Safed. Like all the official Palestinian refugee camps in Lebanon, plus several 'unofficial' ones, Nahr el-Bared suffers from serious problems including no proper infrastructure, overcrowding, poverty and unemployment.

Tabulated at more than 25%, Nahr el-Bared has the highest percentage of Palestinian refugees anywhere who are living in abject poverty and who are officially registered with the UN as "special hardship" cases. Its residents, like all Palestinians in Lebanon are blatantly discriminated against and not even officially counted. They are denied citizenship and banned from working in the top 70 trades and professions (that includes McDonald's and KFC in downtown Beirut) and cannot own real estate. Palestinians in Lebanon have essentially no social or civil rights and only limited access to government educational facilities. They have no access to public social services. Consequently most rely entirely on the UNRWA as the sole provider for their families needs.

It is not surprising that al-Qaeda sympathies, if not formal affiliations, are found in the 12 official camps as well as 7 unofficial ones. Groups with names such as Fateh al-Islam, Jund al-Shams (Soldier of Damascus) , Ibns al-Shaheed" (sons of the martyrs) Issbat al-Anssar which morphed into Issbat al-Noor - "The Community of Illumination" and many others.Given Bush administration debacles in Iraq and Afghanistan and its encouragement for Israel to continue its destruction of Lebanon this past summer, the situation in Lebanon mirrors, in some respects, the early 1980's when groups sprung up to resist the US green lighted Israeli invasion and occupation. But rather than being Shia and pro-Hezbollah, today's groups are largely Sunni and anti-Hezbollah. Hence they qualify for US aid, funneled by Sunni financial backers in league with the Bush administration which is committed to funding Islamist Sunni groups to weaken Hezbollah.

This project has become the White House obsession following Israel's July 2006 defeat.

To understand what is going on with Fatah al-Islam at Nahr el-Bared one would want a brief introduction to Lebanon's amazing, but shadowy 'Welch Club'.

The Club is named for its godfather, David Welch, assistant to Secretary of State Rice who is the point man for the Bush administration and is guided by Eliot Abrams.Key Lebanese members of the Welch Club (aka: the 'Club') include:

The Lebanese civil war veteran, warlord, feudalist and mercurial Walid Jumblatt of the Druze party( the Progressive Socialist Party or PSP)

Another civil war veteran, warlord, terrorist (Served 11 years in prison for massacres committed against fellow Christians among others) Samir Geagea. Leader of the extremist Phalange party and its Lebanese Forces (LF) the group that conducted the Israel organized massacre at Sabra-Shatilla (although led by Elie Hobeika, once Geagea's mentor, Geagea did not take part in the Sept. 1982 slaughter of 1,700 Palestinian and Lebanese).

The billionaire, Saudi Sheikh and Club president Saad Hariri leader of the Sunni Future Movement (FM).

Over a year ago Hariri's Future Movement started setting up Sunni Islamist terrorist cells (the PSP and LF already had their own militia since the civil war and despite the Taif Accords requiring militia to disarm they are now rearmed and itching for action and trying hard to provoke Hezbollah).

The FM created Sunni Islamist 'terrorist' cells were to serve as a cover for (anti-Hezbollah) Welch Club projects. The plan was that actions of these cells, of which Fatah el-Islam is one, could be blamed on al Qaeda or Syria or anyone but the Club.

To staff the new militias, FM rounded up remnants of previous extremists in the Palestinian Refugee camps that had been subdued, marginalized and diminished during the Syrian occupation of Lebanon. Each fighter got $700 per month, not bad in today's Lebanon.

The first Welch Club funded militia, set up by FM, is known locally as Jund-al-Sham (Soldiers of Sham, where "Sham" in Arabic denotes Syria, Lebanon, Palestine & Jordan) created in Ain-el-Hilwa Palestinian refugee camp near Sidon. This group is also referred to in the Camps as Jund-el-Sitt (Soldiers of the Sitt, where "Sitt" in Sidon, Ain-el-Hilwa and the outskirts pertain to Bahia Hariri, the sister of Rafiq Hariri, aunt of Saad, and Member of Parliament).

The second was Fateh-al-Islam (The name cleverly put together, joining Fateh as in Palestinian and the word Islam as in Qaeda). FM set this Club cell up in Nahr-al-Bared refugee camp north of Tripoli for geographical balance.

Fatah el-Islam had about 400 well paid fighters until three days ago. Today they may have more or fewer plus volunteers. The leaders were provided with ocean view luxury apartments in Tripoli where they stored arms and chilled when not in Nahr-al-Bared. Guess who owns the apartments?

According to members of both Fatah el-Islam and Jund-al-Sham their groups acted on the directive of the Club president, Saad Hariri. So what went wrong? "Why the bank robbery" and the slaughter at Nahr el-Baled?

According to operatives of Fatah el-Islam, the Bush administration got cold feet with people like Seymour Hirsh snooping around and with the White House post-Iraq discipline in free fall.

Moreover, Hezbollah intelligence knew all about the Clubs activities and was in a position to flip the two groups who were supposed to ignite a Sunni ­Shia civil war which Hezbollah vows to prevent.

Things started to go very wrong quickly for the Club last week.FM "stopped" the payroll of Fateh el-Islam's account at the Hariri family owned back.

Fateh-al-Islam, tried to negotiate at least 'severance pay' with no luck and they felt betrayed. (Remember many of their fighters are easily frustrated teenagers and their pay supports their families). Militia members knocked off the bank which issued their worthless checks. They were doubly angry when they learned FM is claiming in the media a loss much greater than they actually snatched and that the Club is going to stiff the insurance company and actually make a huge profit.

Lebanon's Internal Security Forces (newly recruited to serve the bidding of the Club and the Future Movement) assaulted the apartments of Fatah-al-Islam Tripoli. They didn't have much luck and were forced to call in the Lebanese army.

Within the hour, Fatah-al-Islam retaliated against Lebanese Army posts, checkpoints and unarmed, off-duty Lebanese soldiers in civilian clothing and committed outrageous killings including severing at four heads.

Up to this point Fatah-al-Islam did not retaliate against the Internal Security forces in Tripoli because the ISF is pro-Hariri and some are friends and Fatah al-Islam still hoped to get paid by Hariri. Instead Fatah al Islam went after the Army.

The Seniora cabinet convenes and asks the Lebanese Army to enter the refugee camp and silence (in more ways than one) Fatah-al-Islam. Since entrance into the Camps is forbidden by the 1969 Arab league agreement, the Army refuses after realizing the extent of the conspiracy against it by the Welch Club. The army knows that entering a refugee camp in force will open a front against the Army in all twelve Palestinian refugee camps and tear the army apart along sectarian cracks.

The army feels set up by the Club's Internal Security Forces which did not coordinate with the Lebanese Army, as required by Lebanese law and did not even make them aware of the "inter family operation" the ISF carried out against Fatah-al-Islam safe houses in Tripoli.

Today, tensions are high between the Lebanese army and the Welch Club. Some mention the phrase 'army coup'.

The Club is trying to run Parliament and is prepared to go all the way not to 'lose' Lebanon. It still holds 70 seats in the house of parliament while the Hezbollah led opposition holds 58 seats. It has a dutiful PM in Fouad Siniora.

The club tried to seize control of the presidency and when it failed it marginalized it. Last year it tried to control of the Parliamentary Constitutional Committee, which audits the government's policies, laws and watch dogs their actions. When the Club failed to control it they simply abolished the Constitutional Committee. This key committee no longer exists in Lebanon's government.

The Welch Club's major error was when it attempted to influence the Lebanese Army into disarming the Lebanese Resistance led by Hezbollah. When the Army wisely refused, the Club coordinated with the Bush Administration to pressure Israel to dramatically intensify its retaliation to the capture of the two soldiers by Hezbollah and 'break the rules' regarding the historically more limited response and try to destroy Hezbollah during the July 2006 war.

The Welch Club now considers the Lebanese Army a serious problem. The Bush administration is trying to undermine and marginalize it to eliminate one of the last two obstacles to implementing Israel's agenda in Lebanon.If the army is weakened, it can not protect _over 70% of the Christians in Lebanon who support General Aoun's Free Patriotic Movement. The F.P.M. is mainly constituted of well educated, middle class and unarmed Lebanese civilians. The only protection they have is the Lebanese Army which aids in maintaining their presence in the political scene. The other type of Christians in Lebanon is the minority, about 15% of Christians associated with Geagea's Lebanese Forces who are purely militia. If the Club can weaken the Army even more than it is, then this Phalange minority will be the only relatively strong force on the Christian scene and become the "army" of the Club.

Another reason the Club wants to weaken the Lebanese Army is that the Army is nationalistic and is a safety valve for Lebanon to ensure the Palestinian right of return to Palestine, Lebanese nationhood and the resistance culture led by Hezbollah, with which is has excellent relations.

For their part, the Welch Club wants to keep some Palestinians in Lebanon for cheap labor, ship others to countries willing to take them (and be paid handsomely to do so by American taxpayers) and allow at most a few thousand to return to Palestine to settle the 'right of return' issue while at the same time signing a May 17th 1983 type treaty with Israel with enriches the Club members and gives Israel Lebanon's water and much of Lebanon's sovereignty.

Long story short, Fatah el-Islam must be silenced at all costs. Their tale, if told, is poison for the Club and its sponsors. We will likely see their attempted destruction in the coming days.

Hezbollah is watching and supporting the Lebanese army.

(CounterPunch, par Franklin Lamb)

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