mardi, octobre 31, 2006

Actualité - Restructuration chez Bombardier: Moyens de subsistance détruits, moyens de subsistance ajoutés

Les planificateurs du monopole Bombardier ont annoncé simultanément la destruction de 1 330 moyens de subsistance à Montréal et Belfast et l'ajout de 800 à Toronto.

Bombardier, qui n'a qu'un seul concurrent mondial important sur le marché des avions régionaux (la brésilienne Embraer), s'explique dans un communiqué de presse: «La restructuration de l'industrie du transport aérien se poursuit, avec l'octroi de relativement peu de commandes d'avions régionaux dans la catégorie des appareils de 70 à 90 places au cours des dernières années. Cette situation devrait s'améliorer comme en font foi les nombreuses campagnes de vente que nous menons activement. Toutefois, nous devons faire preuve de prudence et gérer de manière proactive la cadence de production de nos biréacteurs CRJ700/900 à court terme, afin de nous assurer d'atteindre notre objectif d'une rentabilité accrue et de garantir notre réussite à long terme. Cela signifie qu'il faut prendre des décisions difficiles mais nécessaires.»

La «décision difficile» entraîne la destruction d'une usine et la perte de 685 moyens de subsistances dans son usine de montage de Montréal et 645 à celle de Belfast, en Irlande du Nord.

Mais il y a un autre côté à la gestion «prudente» des moyens de production de Bombardier et à son plan pour «harmoniser la cadence de production de ses avions régionaux avec la demande actuelle du marché». Bombardier, qui emploie environ 55 000 personnes dans le monde, réparties également entre ses usines d'avions et ses usines de train, ajoute: «Alors que le niveau des commandes pour les biréacteurs régionaux de plus grande capacité pose toujours des défis, le carnet de commandes pour les turbopropulseurs augmente. En outre, les commandes et les livraisons d'avions d'affaires continuent d'augmenter année après année.»

La concurrence monopoliste engendre le pessimisme et la destruction et l'optimisme et la croissance. Si l'«harmonisation de la cadence de production de ses avions régionaux avec la demande actuelle du marché» mène au pessimisme, c'est l'optimisme qui domine quand il s'agit du «niveau des commandes» pour les turbopropulseurs. Les opérations de Bombardier connaîtront simultanément une contraction et une expansion, avec j'ajout de «800 emplois aux installations de Toronto où sont fabriqués les avions de Série Q».

La planification secrète de Bombardier, en réaction à la «demande du marché» et à la concurrence monopoliste, aboutit simultanément à la destruction et à la construction d'usines et de moyens de subsistance. Pour toute personne pensante, c'est inacceptable. Bombardier est l'industrie manufacturière de l'aéronautique et des trains au Canada. L'État canadien et le trésor public au niveau provincial, en particulier au Québec et en Ontario, au niveau municipal et au niveau fédéral, sont fusionnés à Bombardier de mille et une façons. Que les propriétaires du capital de Bombardier daignent l'admettre ou pas, ce monopole est une entreprise publique entièrement socialisée, sous tous les aspects sauf celui de la propriété et du contrôle. L'absence de propriété et de contrôle publics devient particulièrement évidente quand il s'agit de la planification et des annonces comme celle-ci.

Qui prend les décisions à l'entreprise publique socialisée Bombardier? Il n'y a pas de débat et de prises de décisions dans les institutions publiques sur l'avenir du monopole au Canada, même quand on sait quelle quantité de ressources humaines, matérielles et financières y a été investie. Les mesures annoncées servent-elles le bien public? Le public n'a accès à aucune autre information que celle contenue dans les communiqués de presse intéressés du monopole et le radotage à leur sujet dans les masse-médias. Les conséquences d'une décision de cette importance pour Montréal, Toronto et Belfast sont énormes.

Bombardier base ses décisions sur une seule considération: le rendement sur la valeur accumulée (le capital) contrôlée par les principaux propriétaires de la compagnie. Et ce rendement dépend des perspectives de gagner la bataille contre les concurrents et de la nécessité de s'ajuster au niveau actuel et prévu de la demande. Et même ces aspects-là ne sont pas discutés et leur conséquences évaluées publiquement. Nombreux sont ceux qui croient que la planification d'une entreprise publique socialisée doit prendre en considération ses responsabilités envers le facteur humain, l'environnement social et naturel et l'économie sociale intégrée.

Le droit de Bombardier d'embaucher et de licencier à volonté est le même qu'on retrouve à la base de la planification monopoliste qui fait présentement des ravages dans les industries de la forêt et de l'automobile. La classe ouvrière et les employés à salaire doivent mettre le pied à terre et dire: Non à la planification monopoliste! Il est inacceptable à l'âge moderne qu'un petit groupe de propriétaires de capitaux décide secrètement de l'avenir d'un monopole et d'une industrie complète. Ces décisions sont une question de vie ou de mort pour la population, les communautés et leurs moyens de production. Qui décide? Ce n'est pas le public, et pourtant c'est lui qui doit décider et le public réclame des institutions par lesquelles prendre et faire appliquer des décisions à partir d'analyses et d'une information complète. Ce n'est plus acceptable que de petits groupes prennent des décisions en privé sous prétexte que c'est de leur richesse personnelle qu'il s'agit. Leurs décisions ont un impact direct sur des milliers de moyens de subsistance, sur l'avenir d'usines et de communautés, mais ils font à leur guise, impunément, en vertu d'un contrôle et d'une propriété privés d'avoirs publics.

La classe ouvrière et les employés à salaire n'acceptent plus plus d'être considérés comme «un moyen de production» à être soumis aux caprices des propriétaires du capital. Ils refusent le droit de monopole d'embaucher et de licencier sans égard aux conséquences pour les autres. Ils ne sont pas des pièces d'une machine. Ils ne sont pas des «coûts de production». Ils sont le facteur humain dans la création de la valeur ajoutée. Ils sont les bâtisseurs de toute richesse quand ils transforment la matière première en avions, en trains, en maisons et en automobiles.

Le public n'accepte plus que les moyens de production, la valeur accumulée créée par les travailleurs, soit utilisée ou détruite de cette façon. Il n'accepte plus que les principaux propriétaires de la production et des réseaux de distribution et que les gouvernements à tous les niveaux tournent le dos à la conception moderne qui dit que la production socialisée entraîne une responsabilité sociale. Il refuse le droit de monopole de tourner le dos à la responsabilité sociale envers l'environnement social et naturel et envers le bien public.

La destruction de moyens de subsistance et d'usines chez bombardiers, dans le secteur forestier et à Ford Motor ne doit pas passer! Les monopoles n'ont pas le droit de décision. Le public doit décider!

Un autre monde est possible!

(Le Marxiste-Léniniste)

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Actualité - Canadian Aid or Corporate Raid?

Canada's development agency in South Asia

Though not largely discussed, South Asia is a major hub of global economic interests with a massive concentration of Canadian finance capital, foreign aid and development agencies.

“The most significant Canadian interests in South Asia are financial capital through investment, banking, and development aid,” says Dr. Hari Sharma, professor emeritus at Simon Fraser University’s department of sociology and anthropology, and author of the seminal book “Imperialism and Revolution in South Asia.”

“Development aid through CIDA has been known to be a form of economic raid, particularly because it operates through a politically ideological framework,” continues Sharma. The Canadian International Development Agency (CIDA) is Canada’s lead development agency.

Much of Canadian foreign development aid has been termed “phantom aid”-- aid that does not improve the lives it is intended to-- and includes spending on overpriced technical assistance and tied aid. Canadian corporate lobbies advocate tied aid because it is foreign aid that must be spent in the donor country, therefore providing an indirect subsidy to domestic corporations. According to Action Aid, phantom aid accounts for over 50 per cent of Canada’s aid spending and 47 per cent of Canadian phantom aid is tied to spending in Canada. Critics argue that tied aid is part of the larger objective of neoliberalization and private sector development. In fact, one of CIDA’s top five priorities states that, “Poverty reduction requires strong efforts to address the needs of the private sector in developing countries.”

Bangladesh has been one of Canada’s largest aid recipients over the last three decades. According to CIDA's Country Development Programming Framework 2003-2008 for Bangladesh, private sector development is a major program objective. As part of a multilateral global effort, Canada pushed for Bangladesh to set up Export Processing Zones in 1978, which are regulated by the Bangladesh Export Processing Zone Authority. This allows sweatshops to operate outside the realm of national labour laws. A CIDA-funded Local Enterprise Investment Centre facilitates local private enterprise by partnerships with foreign business, giving corporations from other countries access to the growing garment industry, exporting $5 billion worth of goods annually.

According to a New Age report in June 2006, Bangladesh's apparel sector employs 2.5 million, 80 per cent of whom are women, in more than 5,000 factories. Amirul Haq Amir, co-ordinator of the Bangladesh Garment Workers Unity Council, says that garment workers are paid “between US$14 to US$16 per month, the lowest salary in the world.”

From May-July 2006, around 4,000 garment factories in Dhaka, Bangladesh, went on strike, resulting in major unrest and the death of at least one person by police gunfire. Since 2003, the Maquila Solidarity Network has been pressuring the Retail Council of Canada to ensure that the factories they use in Bangladesh are safe and healthy workplaces.

In others parts of the world, CIDA has come under fire for supporting governments who align with Western government and business interests. For example a July 2006 MacClean’s Business report outlines CIDA’s involvement in creating Colombian mining laws beneficial to Canadian companies, while in Haiti, CIDA has been criticized for political destabilization by funding agencies opposed to Aristide.

A similar situation has evolved in Nepal. Since 1964, Canada has contributed more than $213 million in development assistance to Nepal, including $10.4 million in 2004-05. Although the CIDA website boasts of “neutrality” in the civil war, it lays blame for poverty and underdevelopment on the “Maoist insurgency.” CIDA’s 2004 Peace and Conflict Impact Assessment acknowledges, “CIDA will need to monitor whether its projects become Maoist targets because of linkages with government programs.” The “government” of Nepal is King Gyanendra who first dismissed the elected government in 2002 and then proceeded to seize complete control after a royal coup in 2005.

Afghanistan has been the single largest recipient of Canadian bilateral aid, with almost $1 billion allocated from 2001-2011. At the same time, one of the most visible manifestations of the Canadian presence in South Asia is Canada’s increased military involvement in Afghanistan. There are those who see this as a contradiction and others as a convenient coincidence. As written by J.W. Smith in The World’s Wasted Wealth, “Politics is the control of the economy… It is the military power of the more developed countries that permits them to dictate the terms of trade and maintain unequal relationships.” Former US President Woodrow Wilson recognized this: “Since trade ignores national boundaries and the manufacturer insists on having the world as a market, the flag of his nation must follow him, and the doors of the nations which are closed against him must be battered down.”

Canadian exports to Afghanistan have increased over 100-fold in the past five years, growing from $167,000 to over $19,000,000, according to Industry Canada statistics. Canadian corporations such as Bell Helicopters and CAE (one of Canada’s largest defence contractors) have profited immensely: Bell won a $1 billion contract with the US military to supply helicopters, while CAE won a $20 million contract to supply combat simulation technology.

In May 2006, CIDA launched the “Confidence in Government” initiative in the Shah Wali Kot district of Afghanistan. In a May 22 Globe and Mail article, Lieutenant-Colonel Tom Doucette, commander of Canada's provincial reconstruction team, stated that this initiative “is a useful counterinsurgency tool.”

Much of the rhetoric surrounding Canada’s military presence in Afghanistan has been focused on the need to ‘liberate’ Afghan women. However, Sonali Kolhatkar, co-director of the Afghan Women's Mission, recently wrote that “despite the best efforts of the Bush and Blair administrations to convince the world that the 2001 war ‘liberated’ women in Afghanistan and that they continue to work in the interests of Afghan women, grassroots women activists reveal a very different picture. With the Taliban regime ousted, Afghan women have not experienced better times.”

The CIDA-funded Women’s Rights in Afghanistan Fund, established by Rights and Democracy (created by the Canadian Parliament in 1988) provides grants to grassroots women’s organizations in Afghanistan. A “non-partisan” Afghanistan backgrounder on the website of the Fund highlights only the historic abuse of women by the Taliban and characterizes the current period as one of “ongoing conflict” without any mention of foreign forces in the country.

Gender governance programs are also funded by CIDA in Nepal, India, Bangladesh, Sri Lanka and Pakistan. Leila Ahmed's “Women and Gender in Islam” documents the co-optation of feminism by imperial and colonizing forces, revealing the contradictions of humanitarian interventions. “Whether in the hands of patriarchal men or feminists," she writes, "the ideas of western feminism essentially functioned to morally justify the attack on native societies and to support the notion of comprehensive superiority of Europe.”

Vijay Prashad, an associate professor at Trinity College, has characterized one of the dominant manifestations of imperialism as the manufacturing of strategically placed NGOs. “The NGO”, he writes, “becomes an arm of the international bureaucracy that ends up, consciously or unconsciously, doing the work of imperialism.” Other CIDA funded NGOs in South Asia include South Asia Partnership, Sri Lanka Canada Development Fund, Aga Khan Foundation, World Vision, Oxfam and Shastri Institute.

“Canadians need to realize what Canadian companies and Canadian development agencies and NGOs are doing in South Asia,” says Sharma. “CIDA-funded agencies and NGOs, as a whole, uphold corporate interests and serve the overall objective of pacification within an institutionalized neoliberal framework. This is an issue that all Canadians should be gravely concerned with and deal with.”

(The Dominion)

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Actualité - Iran Rejects Sanctions

Teheran, Oct 31 (Prensa Latina) - Gholamhosein Elham, spokesperson of the Iranian government, warned that the sanctions imposed by the West due to the national nuclear program would cause damage for both parties.

In a press round held Tuesday in Teheran, the official called the attention some countries to "be careful not to fall in the trapr" set by nations like the United States.

He highlighted that while the Islamic Republic fulfilled the regulations established by the Non-Proliferation Treaty and encouraged dialogue, those nations made a mistake and submitted the nuclear file to the UN Security Council.

We hope they do not make another mistake, Elham stated.

The Iranian spokesperson asserted that those mistakes fed the nuclear disagreement to which Teheran responded with a transparent position within the bounds of international law.

He ratified that Iranian authorities are simply defending their right to continue a peaceful atomic program.

The US and some western nations have accused Iran of enriching uranium for the fabrication of mass extermination weapons.

China and Russia, of the five permanent members of the Security Council, maintain a conciliatory position, while the rest plus Germany seek punitive measures.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Oaxaca Negotiations at a Standstill

Mexico, Oct 31 (Prensa Latina) - Negotiations between the Minister of Government and the Popular Assembly of the People of Oaxaca (APPO) remain suspended on Tuesday before the presence of forces of the federal police.

Enrique Rueda, leader of the Oaxaca teachers, stated that the military operation put paid to the resumption of classes promised for Monday, as conditions were not appropriate to open schools.

Minister of Government Carlos Abascal ratified that the federal presence in Oaxaca would last until they fulfill their objective to reopen roads and establish public order which, he said, is expected to be achieved soon.

APPO and the education union expressed interest in resuming negotiations to achieve the removal of the high-ranking commands of the police and justice under Gov. Ulises Ruiz, urged to resign by the Senate.

According to Rueda, the Presidency must assume the political consequences of the unilateral decision to send soldiers as the operation was violent and the resignation of Ruiz is a demand that is not negotiable.

Meanwhile, the Minister of Government admitted that the Preventive Federal Police have occupied the city of Oaxaca, but without achieving its total control.

Similarly, it admitted mistakes committed in the operation begun Sunday on the pretext to restore calm and order in that demarcation of southeast Mexico.

(Prensa Latina News Agency - October 31, 2006)

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Actualité - Lula réélu

Brasilia - Le président Luiz Inacio Lula da Silva a obtenu, dimanche, un nouveau mandat pour diriger le Brésil jusqu’en 2010, en l’emportant sur son rival social-démocrate Geraldo Alckmin avec une avalanche de 57 millions de votes, au second tour des présidentielles.

«Le candidat Lula da Silva est réélu», a annoncé le président du Tribunal suprême électoral, Marco Aurelio de Mello, en soulignant la rapidité du scrutin et l’annonce des résultats dès 19h30 (21h30 GMT), deux heures avant le moment prévu, rapporte Associated Press.

«Les gens ont voté pour Lula pour diverses raisons», a dit Alexandre Barros, analyste de Early Warning, à Brasilia. «Premièrement, parce qu’ils sont satisfait de la façon dont vont les choses. Deuxièmement, parce qu’il n’y avait pas de preuves reliant Lula avec les scandales.

Troisièmement, parce qu’il a démontré qu’il était un candidat plus cohérent que Alckmin».

Le candidat social-démocrate Geraldo Alckmin a reconnu la réélection du président Luiz Inacio Lula da Silva, a rapporté Associated Press.

(Granma International)

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lundi, octobre 30, 2006

Actualité - Respect for Sovereignty Called for

October 29 (KCNA) - What is most important for establishing a fair international order is to respect the sovereignty of every country and establish equal relations among countries. It is a fundamental requirement for building a new fair international order to abide by the principle of respect for sovereignty. Rodong Sinmun Sunday says this in a by-lined article.

Without having sovereignty guaranteed, it is impossible to ensure the independent development of a country and nation nor is it possible to preserve and consolidate world peace and security. Nobody has the right to infringe upon the sovereignty of other country and nation. For this reason, the principle of respect for sovereignty constitutes a universally accepted norm governing the international relations to be observed by all countries.

Though this principle serves as a basis on which to develop international relations, the new century is witnessing more undisguised acts of infringing upon the sovereignty of other countries and nations. The imperialists are chiefly to blame for this. The U.S. imperialists, in particular, are behaving as they please, lording it over the international arena in utter disregard of international law, justice and impartiality. The "anti-terrorism war" launched by the U.S. imperialists since the outset of the new century is an act of aggression intended to infringe upon the sovereignty of other countries and establish an order for world domination. This hard reality goes to prove that the building of a new fair international order would turn out to be nothing but an empty talk unless the moves of the imperialists to infringe upon the sovereignty are foiled.

If the principle of respect for sovereignty is to be firmly observed, it is necessary not to tolerate any interference in the internal affairs of other countries and nations.

All countries and nations should stand firm against the moves of the imperialists to meddle in their internal affairs. When they make a concession to the imperialists' demand, they will be forced to concede a hundred times and then lose their sovereignty in the end.

They should not allow the high-handed and arbitrary practices of the imperialists. They are getting more desperate in their high-handed acts. This reality goes to prove that it is very important to build up military muscle strong enough to decisively counter their moves. It is a day dream to expect someone to protect one's sovereignty or calculate that any compromise or concession may help defend one's sovereignty, the article concludes.

(Korean Central News Agency)

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Actualité - Afghanistan • Nouvelles atrocités des agresseurs de l'OTAN

Le sort du peuple afghan continue de s'aggraver avec l'annonce de la mort de dizaines d'autres civils et combattants de la résistance, tués par les forces de l'OTAN sous commandement américain. Les pertes de vies humaines sont plus nombreuses dans les régions occupées par les plus de deux milles soldats canadiens. Dans les affrontements avec les combattants de la résistance, les forces canadiennes font régulièrement appel à l'aviation et l'artillerie de l'armée américaine pour lancer des raids aériens. Des villages entiers sont détruits, des villageois sont tués ou blessés et leurs moyens de subsistance, y compris le bétail, sont détruits. Le plan de l'agresseur semble être de complètement saboter la base économique du sud de l'Afghanistan et d'y établir une fois pour toute la domination brutale des impérialistes. Mais la résistance du peuple afghan a la caractéristique historique de n'avoir jamais été vaincue.

Le carnage auquel on assiste en Afghanistan est une honte pour le Canada et ses citoyens. Les soldats canadiens participent au massacre d'un peuple et à la destruction de sa base économique pour servir les visées géopolitiques de l'impérialisme américain, notamment le contrôle de toute l'Asie centrale. Les plans d'empire des États-Unis comprennent aussi écarter l'impérialisme européen et ses monopoles de la concurrence pour les marchés et les ressources en Asie occidentale et centrale et encercler la Chine et le Pakistan avec des bases militaires et des gouvernements assujettis. Les peuples de la région sont massacrés et leur souveraineté foulée au pied sous la botte de l'impérialisme américain. L'armée et le trésor public du Canada contribuent à cette agression et occupation à titre de partenaires subalternes.

Les Canadiens doivent prendre position et dire haut et fort que ces attaques meurtrières et les autres crimes commis contre l'humanité en Afghanistan n'ont pas leur approbation. Nous devons tout mettre en oeuvre pour bâtir les organisations nécessaires pour nous donner un gouvernement anti-guerre au Canada. Exiger sans équivoque que tous les soldats canadiens soient rapatriés tout de suite est un facteur crucial pour l'avancement du mouvement contre l'usage de la force et de la guerre dans le règlement des conflits internationaux.

Un gouvernement anti-guerre rejetterait les alliances militaires et retirerait immédiatement le Canada de l'OTAN et du NORAD et le soustrairait à toute coopération avec les forces américaines. Il ferait amende honorable et rendrait des comptes pour la destruction et le meurtre que commettent les envahisseurs et les occupants en Afghanistan et verserait des réparations de guerre sans condition.

À bas le partenariat du Canada dans la guerre en Afghanistan! Non à la politique étrangère du meurtre et de la destruction!

Canada, hors de l'OTAN et du NORAD!
Rapatriez les soldats maintenant!
Bâtissons le mouvement pour un gouvernement anti-guerre!


(Le Marxiste-Léniniste)

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Actualité - Military in, No Oaxaca Solution

Mexico, Oct 30 (Prensa Latina) - After the occupation of the Mexican state of Oaxaca by the Preventive Federal Police (PFP), the solution to the conflict remains uncertain on Monday.

Unverified sources revealed Oaxaca s Mayor Ulises Ruiz has agreed to resign from his post as the local social movement has been demanding for 161 days.

However, press reports denied the rumors, affirming Ruiz is not willing to quit for he considers his resignation would not help solve the problems in Oaxaca.

The Popular Assembly of the Peoples of Oaxaca (APPO) left the main square of the Oaxaca capital six hours after the action, while the PFP occupied the portals of the former Government Palace.

Flavio Sosa, one of the APPO leaders, said they will carry on their actions, and called on supporters to provide supplies, while denouncing the alleged killing of a 15-year-old boy by the public force.

On Sunday, PFP members entered Oaxaca escorted by tanks and riot teams, following an order by President Vicente Fox to re-establish local order, after the violent incidents on Friday, when four people died and another 23 were wounded.

The Government Secretariat warned the deployment of the federal forces responds to the incompetence of state and municipal executives to guarantee public security and social peace.

After long negotiations, the Oaxaca Teachers Union had agreed to restart classes today, but what will happen after the city s occupation by the PFP is still unknown.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - When professors spread disinformation

It is expected that writers will disagree in the public square, and for academics to do so is perfectly natural. Whatever their area of expertise, most prominent and published academics display the letters PhD beside their names, denoting the degree of Doctor of Philosophy.

This distinction indicates that the holder of a doctorate has excelled in researching a chosen subject in depth -- including the philosophy behind and within it -- and contributed original ideas or results to the canon of human knowledge.

Thus, if an academic with a PhD writes on a topic of public interest, even if it is not within his/her area of specialization, your expectations are nevertheless elevated out of respect for the quality of their thinking and analytical skills. You anticipate articulate expression, well structured arguments or proposals, and meticulously authenticated research, down to the finest detail. The last thing any reasonable person expects from a PhD is publicly shared material full of disinformation.

On September 1, 2006 Dr. Louis Greenspan published an article in Canada's Globe and Mail entitled "Questioning the Hezbollah-Nazi Axis," under which he was identified as "professor emeritus of religious studies at Canada's McMaster University." Dr. Greenspan was director of the Bertrand Russell Editorial Project from 1994 to 1997 and its managing editor from 1986 to 1994: "Russell was the subject of Greenspan's PhD; he has also conducted research on modern liberal thought and modern Jewish thought."

Greenspan opened his article by cheering on the inflammatory but insubstantial rhetoric of North American neo-conservatism. He wrote: "Last week, Conservative MP Jason Kenney, Prime Minister Stephen Harper's parliamentary secretary, depicted Hezbollah as a new incarnation of the Nazi party. In mid-August, President George Bush outraged the Muslim world (again) by calling for vigilance against Islamic fascism, a call repeated by U.S. Defence Secretary Donald Rumsfeld this week."

For Greenspan to fall in love with the dubious ideologies of such as Rumsfeld, Bush and Kenney is his business, even as a respected academic.

But Greenspan offered not a shred of proof, nor did he reference any valid source of information when he declared that, "The literature and actions of Hezbollah recall fascist political outlooks so closely that one suspects the original fascist manifestos were models and inspiration." He continued; "Hezbollah's call for the removal of Israel from the Middle East and its vigorous opposition to all negotiations to end the conflict is buttressed by ugly discourses on Judaism and the Jewish people and ratified by actions such as the destruction of the Jewish centre in Argentina in the early 1980s."

As an academic, Greenspan seems to assume he can get away with such baseless assertions, but history will eventually bear out the truth that Israel itself created Hezbollah as its arch-enemy.

Hezbollah (whose Arabic name means "party of God") is actually a legitimate Lebanese Shi'a Islam political party organized around a variety of roles and functions, just as are many other political parties. And, not unlike some other parties, it developed a national military resistance wing, created solely in response to Israel's occupation of Southern Lebanon.

Greenspan openly hates Hezbollah and is clearly a cheerleader for the Israel-can-do-no-wrong crowd. Again, he is fully entitled to love and hate whomever and whatever he wishes, as far as his personal life and opinions are concerned. But in the public context of his recent Globe and Mail article, disinformation runs rampant, with statements like: "Sheik Hassan Nasrallah [Hezbollah leader] has declared that the ingathering of Jews in Israel will make it easier to destroy them."

To be fair, however, Greenspan can be credited with some truths -- albeit very few. He says, for example, that "Mr. Nasrallah has denounced the methods of the Iraqi insurgency as well as the actions of the Taliban in Afghanistan," and "To call Hezbollah a Hitlerite phenomenon is to preclude its evolution into a political party devoted to its country."

And it is encouraging that Dr. Greenspan says of himself: "I am an unrepentant supporter of the 1993 Oslo accords and the 2003 Geneva accords with the Palestinians, and I have a deep admiration for the Palestinians I have met in these years of hope for peace."

In that vein, I would like to offer him a thesis for achieving peace in the Middle East: that is, begin by establishing justice for Palestinians. After all, how can true peace prevail without justice? Hasn't history taught us over and over again that injustice breeds radicalism?

As difficult as it may be, the onus is on Israel to acknowledge and take the blame for the death, destruction and misery it has inflicted on several generations of Palestinians. It was Israel that steadfastly refused (and still refuses) to recognize Palestine as a nation, so how can it continue to mistreat the land's indigenous people and somehow expect peace? The idea is absurd.

Similarly, why is it assumed that Jews anywhere on the globe have an inalienable "right" to settle in Israel, while the refugees of the Palestinian Diaspora are accorded no such right? And why does Israel have the "right" to self-defence, but not the Palestinians, or the Lebanese? Finally, why do illegal Jewish settlers in the Occupied West Bank enjoy swimming pools, schools and fine houses -- all guarded by trained military personnel armed with submachine guns -- while native Palestinians struggle for the very basics of existence?

As a self-professed activist and professor emeritus of religious studies, perhaps Dr. Greenspan should turn his academic expertise, PhD and all, to answering these urgent questions.

*Dr. Mohamed Elmasry a professor of computer engineering at the University of Waterloo, is national president of the Canadian Islamic Congress. He can be reached at np@canadianislamiccongress.com

(Shunpiking)

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Actualité - North Korea Condemns US Nuke Threats

Pyongyang, Oct 30 (Prensa Latina) - The People´s Democratic Republic of Korea (PDRK) denounced the US-South Korea bellicose policy and threats to trigger a nuclear war against it.

That alliance is setting up an inexcusable provocation that could lead to the worst confrontation on the Korean peninsula, noted Rodong Sinmun official newspaper on Monday.

The Labor Party newspaper considered it an error for South Korean authorities to obtain a "nuclear umbrella" from Washington, similar to that in Japan, as a reward for supporting its war hunger.

It is also a mistake for Seoul join the White House in the sanctions for the October 9 nuclear test.

The so-called nuclear umbrella, far from protecting South Korea, becomes a foundation for an eventual nuclear holocaust, noted the daily.

According to Rodong Sinmun, the South Korean government must be alert and abstain from stupid acts with negative effect.

Meanwhile, the National Reconciliation Council asserted this US manipulation is creating hostility between friendly countries and recalled that the United States used this same method to promote the 1950-1953 conflict.

(Prensa Latina News Agency)

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samedi, octobre 28, 2006

Actualité - Massacre de civils afghans par des avions de l’OTAN

Kaboul — Au moins 63 civils sont morts dans un bombardement des forces de l’OTAN au sud de l’Afghanistan, ont assuré à EFE des sources du Conseil provincial de Kandahar et des témoins, ce qui a été reconnu par la suite par le commandement militaire des forces européennes qui appuient l’agression des États-Unis.

Selon un membre du Conseil provincial, Nic Mohammad, les bombes sont tombées dans une zone où se réfugiaient des centaines d’Afghans qui avaient perdu leurs maisons à cause de bombardements antérieurs à Kandahar.

«Cette nuit, nous avons ramassé 61 cadavres et deux autres personnes sont mortes à l’hôpital», a affirmé Mohammad qui a dit sa «forte condamnation de cette action de l’OTAN» et qui a assuré qu’il présentera des preuves de ce qui est survenu. Il s’agit du plus important assassinat de civils connu, causé par les troupes de l’OTAN en un seul bombardement.

Le commandement européen a reconnu la mort d’un nombre indéterminé de civils dans plusieurs opérations dans le sud et il a dit ressentir «profondément» ces décès. L’alliance atlantique avait indiqué hier dans un communiqué que 48 militants talibans sont morts dans des bombardements dans le sud du pays.

(Granma International)

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Actualité - Who is inciting a "race war" in the Nova Scotia lobster fishery? Say No to DFO!

Halifax - According to sensational reports in the Nova Scotia media, First Nations residents from Eskasoni First Nations, Chapel Island, in the Bras d'Or Lakes of Cape Breton Island, have begun keeping 24-hour watch over band-owned gear and vessels in St. Peter's Canal - about 10 kilometres from their homes - after more than 300 native-owned traps were destroyed or cut from their buoys. Their vessels were also taken and pulled out to sea and tied to buoys since they began fishing lobster through the band's ceremonial food licence, set to expire Nov. 14.

St. Peter's Canal, located in the village of St. Peter's, connects the southwestern waters of Bras d'Or Lake to the Atlantic Ocean. In lobster fishing areas 27 to 30, the area of dispute that stretches from Cape Breton's northern tip of Cape North to its southeast coast in the Strait of Canso, fishermen operating a commercial lobster fishery set 158,250 traps. The five First Nations bands in Cape Breton split a small quota of 1,250 traps, including Chapel Island's 250.

The media reports mention that these incidents have been ongoing "in recent weeks". With no one being arrested or charged, they go on immediately to implicate "non-Native" fishermen as the culprits.

For example, The Chronicle-Herald, the province's main daily newspaper, reported the anxiety of the Chapel Island community and then followed it immediately with characterisations of a rapidly-unfolding full-scale "race war". The claim is put forward that "non-native commercial fishermen who ply the same waters, but at other times of year, are upset natives are harvesting 250 traps and collecting hundreds of pounds of lobsters a day to feed the community's 700 residents"*. What is completely missing in this scenario is the federal Department of Fisheries and Oceans (DFO) and its well-known behind-the-scenes role in rendering it almost impossible for representatives of the native and commercial sections of the fishery to meet and deliberate on these issues without first going through DFO.

One of the favourite themes recycled by DFO officials to lobster fishermen, that "the Mi'kmaq are damaging stocks because lobster moult and are easier to catch now because they're aggressively eating for winter", is blandly repeated as something that is common knowledge among the fishermen of Cape Breton. This is the Canadian state through its fisheries department inciting communal warfare among native and non-native communities under the pretence of "conservation."

Attempting to deflect any questioning of the government's role in these matters, the media report that the RCMP "suspect" that it's all the work of "a few hot-heads". It trots this out as the authoritative explanation of who or what might be responsible for "the mischief [sic] directed against Chapel Island." A local RCMP spokesman is quoted, insisting that "We still don't know who did this."

Mysteriously in the same breath, it turns out, however, that it's not just a few hotheads, because "now, similar tensions have surfaced but among younger generations in Richmond County", namely: incidents at a local school where non-native students were shunning native students and the latter's parents withdrew their children from classes.

What Marshall represented

The 1999 Marshall Decision by the Supreme Court of Canada - against the DFO's arrest of Donald Marshall Jr. of illegal fishing charges - acknowledged an inherent aboriginal treaty right covered by the Covenant Chain of Treaties of 1752-1761 to hunt and fish for commerce to "a reasonable livelihood." Before Marshall, the Supreme Court had confirmed the Aboriginal right of some East Coast tribes to harvest solely for food and ceremonial purposes. Marshall II sanctioned the Crown's prerogative, i.e., its veto power exercised through rules and regulations under the federal Fisheries Act, to limit these rights provided they can be justified for the purposes of "conservation" or substantial public objectives such as fairness. In other words, the Court recognized a treaty right but neither the right-to-be as a sovereign right nor the inherent right to develop the means of exercising "a reasonable livelihood" by which they can be. All the rights to choose are also thus vested under the DFO and its administration of the inland and ocean fisheries.

"Divide and conquer" strategy

Ever since then, the DFO has been engineering, through government-sponsored "negotiations" between native and non-native fishermen's groups, to take away everything that First Nations initiated in line with the Marshall Decision in the name of "conserving the resource", while refusing to negotiate on a nation-to-nation basis. It aims to transform aboriginal title and rights into contractual or treaty rights and reduce nation-to-nation treaties to domestic agreements, where the Government of Canada has full control of the rights and title of First Nation's individual communities. Its aim remains the same, to adapt the colonial legacy to modern conditions and divide the people of the Maritimes on a racial basis, or what Harper calls a "race-based fishery." Through the monopoly media, a widespread grudge has been systematically promoted throughout the Maritimes for the past seven years that the Mi'kmaqs will reap benefits from the government, while the small and poor fishermen will have to pay the bill for Canada's colonial obligations and its fiduciary responsibilities towards the First Nations.

DFO]s method is to insert itself as the guarantor of whatever its representatives allow the native and non-native representatives to agree to in "tripartite" "consultations" "consistent with the Department's management approach."

Taking advantage of the poverty of the Mi'kmaq, DFO began pressuring Mi'kmaq bands to sign three-year deals and "framework agreements" sweetened by grants, loans, new fishing equipment and training to in exchange for (1) conditions restricting when natives can fish and requiring them to have proper DFO tags; as well as for (2) their renunciation of any future claims to resource rights, land (including the seabed, especially of the Gulf of St. Lawrence) and governance - the right to self determination.

DFO was especially keen to overturn and discredit the decisions and financial arrangements to purchase boats and gear for collective use which almost all the 30 bands in the Maritime provinces undertook in the wake of Marshall during 1999 and 2000. The First Nations, for their part, resisted this tactic from the outset.

The Esgeno?petitj First Nation (Burnt Church) in northeastern New Brunswick and Indian Brook First Nation in Nova Scotia insisted on their aboriginal rights, their own tags, their own fisheries plans, etc. They thus became a key target for DFO, the RCMP and CSIS, given that other First Nation bands wanted to see these disputes settled before signing anything. Canada used force and violence, rather than settling the dispute through negotiation.

The Mi'kmaq videotaped , later used for television broadcast and incorporated into the National Film Board documentary "Is the Crown at war with us?", blatant state terrorist attacks by the RCMP and DFO on the mean and women fishers of the Esgeno?petitj, the destruction of their boats, and the forcible destruction and confiscation of 3-4,000 of their traps in Miramichi Bay. The monopoly media systematically portrayed this as a racial conflict, hiding the hand of the state and the monopoly processors. Mi'kmaq fishers were arrested and sentenced in the name of "law and order", "the rule of law" and "conservation" while DFO and its "non-native" agents were granted impunity.

In the ensuing six years DFO has employed another tactic: promote that the Mi'kmaq form corporations as a means of privatizing the resource, extinguishing Aboriginal title and rights, and creating public opinion against "throwing money at the Natives," that is, "corruption."

Precisely such a private corporation was hatched by DFO at the Indian Brook First Nation, after inciting the overthrow of a chief and band council in 2004 who would not play along with DFO's plan.

Two years later, the Chronicle-Herald and the CBC are now relating sensational "discoveries" of "massive corruption" in the band's accounts, amid a scenario in which band councillors excluded from the private venture have blamed the private venture for the discrepancies, and vice-versa. DFO acting on behalf of the federal government is responsible for setting the entire scenario in motion in the first place. A similar "divide and conquer" scenario is being played out in the Tobique reserve of the Maliseet First Nations in New Brunswick over revenues from a gaming casino. Some longtime observers have told Shunpiking that the aim seems to be to prepare public opinion to urge and/or accept the federal government's abdication of further responsibility, so that the burden of band finances is sloughed off onto provincially-based treaty commissions - something that would even more desperately beggar the living conditions of the people. To this end, Canada has established tripartite consultations with Nova Scotia, New Brunswick, etc.

Quick strike tactic

These latest racist attacks in the east coast fishery, orchestrated against aboriginal fishing rights by the state play-acting a mediating role between native and non-Native groups, are not fortuitous. Well-aware that the defence of rights by the Six Nations at Caledonia, ON has resonated throughout the country, the Canadian government is seeking to smash or disable this trend with a quick strike in a rural locale, the spiritual centre of the Mi'kmaq, removed from the main centres of population and thus sufficiently isolated and vulnerable that any resistance will be only token and therefore safely ignored.

In this particular situation, the government is speaking out of both sides of its mouth. On the one hand, DFO spokesman Gus VanHelvoort was quoted in the media declaring that the native fishery will continue until Nov. 14 and both sides will have to talk over the coming months: "there are some management issues that need to be addressed".

On the other hand, "reducing the larger non-native commercial fishery to make room for natives isn't something DFO will consider, although the department acknowledges conservation is its No. 1 priority, followed by aboriginal concerns and, thirdly, the larger commercial interests" or, in other words: aboriginal fishing rights if necessary - but not necessarily aboriginal fishing rights.

VanHelvoort goes so far as to subordinate and liquidate these rights under the guise of saying that rights are only to be recognised at the point where the Cape Breton fishermen agree to give them up: "the right that they (natives) have is to fish on a reasonable level and it's their intention to fish at a reasonable level and we have to sit down with the non-natives . . . on how to integrate this fishery into the overall picture in a way that everyone is comfortable, that everyone is on the same page."

As proved by the work of the Southwest Fishermens' Rights Association and native fishers in southwest Nova Scotia since the Marshall Decision, in St. Mary's Bay, in the movement of several thousand people against seismic testing by the oil multinationals off the shores of Cape Breton island, and in the collaboration of the Gulf NS Fleet Planning Board and Afton First Nations in the Northumberland Strait, it is only when the fishermen get together without the involvement of the DFO that anything can be worked out. Only by standing together against DFO are the rights of all defended. The DFO's and the media's pathetic latest attempts to incite "race war" on Cape Breton Island are utterly reactionary and unfit for Canadian working people in this day and age. They must not pass! Boldly Say No to DFO!

* All direct quotes are from Tera Camus, "Battle over lobster spreads to schools", The Chronicle-Herald, Mon 23 Oct 06, page B1

(Shunpiking - Tony Seed & Gary Zatzman)

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Actualité - Faisons un pas audacieux à la défense des droits - Abrogez la Loi anti-terroriste actuelle!

-36e anniversaire de la Loi des mesures de guerre-

Le 16 octobre 1970, la Loi des mesures de guerre était proclamée par le gouvernement libéral de Pierre Elliot Trudeau. Soldats et chars prirent d'assaut le Québec au nom de la lutte contre le terrorisme et de la sauvegarde de ce qu'on appelle les valeurs de notre société libre et démocratique. La police avait effectué plus de 1 600 descentes contre de personnes progressistes, notamment des marxistes-léninistes, en moins de deux semaines après la proclamation. Des centaines de personnes ont été arrêtées et leurs droits arbitrairement suspendus. Le règne de l'arbitraire contre leurs familles et le Québec s'est étendu à tout le Canada. Des gens d'un bout à l'autre du pays sont descendus dans la rue pour protester. Le gouvernement du Canada a répondu, et n'a cessé de répondre, à l'opposition populaire à l'impunité conférée par le pouvoir de l'État d'urgence, en concentrant toujours plus le pouvoir d'agir impunément entre les mains d'un groupe de plus en plus restreint. Tout au long des années 1970, il a perfectionné la méthode consistant à se servir des agences de l'État pour inciter aux actes racistes et terroristes pour ensuite justifier les mesures qu'il voulait instituer. Son but était de mettre en place les arrangements nécessaires pour consolider le système impérialiste d'États sous l'hégémonie anglo-américaine, pour vaincre les rivaux et écraser le mouvement de libération anti-impérialiste des peuples.

Interrogé par les journalistes sur jusqu'où il avait l'intention d'aller avec la suspension des droits démocratiques, Trudeau avait répondu: «Regardez-moi faire» («Just watch me.»).

L'histoire a révélé par la suite que l'État canadien avait une grande part de responsabilité dans les événements qui ont mené à la crise d'Octobre 1970. La Commission royale d'enquête sur certaines activités de la GRC (appelée Commission McDonald sur les «méfaits» de la GRC) a révélé que la GRC avait elle-même émis de faux communiqués au nom du Front de libération du Québec (FLQ) dans lesquels étaient lancés des appels à commettre des actes de violence terroriste, a fourni des armes et des explosifs à des membres du FLQ pour les inciter à commettre des actes terroristes et fut directement responsable d'actes terroristes, comme l'incendie de grandes, pour justifier ce que le gouvernement qualifiait d'«insurrection appréhendée». Un volume complet du rapport porte sur les méfaits de la GRC contre le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) et son dirigeant, Hardial Bains. Il a pour titre «Operation Checkmate» et n'a pas été rendu public.

Aujourd'hui, 36 ans plus tard, à la lumière des conclusions de la Commission Arar et de l'adoption de la Loi antiterroriste de 2001, il y a beaucoup à apprendre à revoir la suspension des droits par la Loi des mesures de guerre et tout ce qui a été révélé concernant l'activité criminelle de la GRC dans les années 1970. Ce qui est surtout remarquable, c'est que les «méfaits» du type enquêté par la Commission McDonald n'ont jamais cessé. Tout au long des années 1980 et 1990 et jusque dans le nouveau siècle, le gouvernement s'est affairé à inciter au racisme au nom de la lutte contre le racisme, à criminaliser l'idéologie au nom de la lutte contre les crimes haineux, à pousser la ligne des deux extrêmes pour persuader les gens à adopter «le juste milieu» comme «valeur canadienne» et surtout à masquer les objectifs qu'il poursuit en imposant ces valeurs au pays et à l'étranger. Il a été démontré au-delà de tout doute qu'un gouvernement qui sanctionne ces méthodes n'assume jamais sa responsabilité sociale de défendre les droits de tous les citoyens et résidents comme une question de principe et en tant que devoir supérieur, sans parler de garantir leur sécurité ou d'être politiquement responsable de ses actes. Les gouvernements au service de cet État sont les architectes du contraire de ce que les Canadiens veulent et de ce dont la société a besoin. Pour avancer dans la lutte qui fait rage dans la société aujourd'hui entre l'ancien et le nouveau, il faut comprendre la méthode de l'État canadien sur la question fondamentale des droits. Un pas audacieux à la défense des droits de tous, c'est exiger des comptes dans l'affaire Arar et dans les autres cas semblables et exiger l'abrogation de la Loi antiterroriste.

Il n'est pas fortuit que la définition des droits qui résulte des méthodes de l'État au long des années 1970 est ce qui a par la suite informé la Charte canadienne des droits et libertés, codifiée par Trudeau et son ministre de la Justice, Jean Chrétien, et incorporée dans la Constitution canadienne lors de son rapatriement en 1982.

Cela explique pourquoi aujourd'hui, quand cette même violation brutale des droits est enchâssée dans la loi au nom de la «guerre contre la terreur» et de la «sécurité» du Canada et des États-Unis, la Loi antiterroriste, adoptée en vitesse en 2001 après les attaques du 9 septembre aux États-Unis donne à la GRC et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) le pouvoir d'enfreindre impunément le droit canadien et international, au point de soumettre des citoyens canadiens à des enlèvements (par les États-Unis, par exemple), à des détentions sans accusations et même à la torture. Elle permet la suspension du droit de l'habeas corpus et autorise la preuve secrète et, pour le comble, elle a été jugée entièrement conforme à la Charte des droits et libertés, c'est-à-dire conforme à la procédure juridique et aux principes de justice fondamentale. Tout cela parce qu'un processus d'appel et de supervision ministérielle, qui ne fait que confirmer la prérogative ministérielle d'agir avec impunité, a été enchâssé dans la loi. Cela montre on ne peut plus clairement que les Canadiens doivent se doter d'une Charte des droits et libertés qui codifie leurs droits de manière à ce qu'ils ne soient pas informés par des conditions sujettes à une interprétation qui les invalide.

Lorsque la Loi antiterroriste a été déposée au parlement, le 15 octobre 2001, la ministre de la Justice d'alors, Anne McLellan, avait dit que le gouvernement ne s'inquiétait pas outre mesure des contestations possibles de cette loi en vertu de la Charte. «Rappelons-nous, avait-elle dit, que la Charte des droits et libertés ne dit nulle part que les droits qu'elle contient sont absolus.»

L'argument à propos du caractère absolu ou non des droits visait clairement à masquer la contradiction entre les conditions et l'autorité et à justifier la négation des droits. Les droits appartiennent au détenteur en vertu de son existence. Ils ne se donnent pas, ne s'enlèvent pas et ne se renoncent pas, et le devoir des gouvernements est de créer les conditions matérielles de leur affirmation. En l'absence d'un débat public ne serait-ce que pour proposer que la meilleure façon d'assurer la sécurité est de protéger les droits, McLellan et d'autres ont argumenté en faveur de la négation des droits dans des circonstances exceptionnelles et tous les morceaux ont été mis en place pour justifier la violation des droits. Le procureur général de l'époque, Lawrence MacAuley, avait dit: «En tant que pays, nous devons être en mesure d'assurer notre sûreté et notre sécurité. Cette législation dotera nos organismes d'application de la loi et les agences de la sécurité nationale d'outils pour identifier et démanteler les organisations terroristes et pour prévenir les actes terroristes». Le ministre des Affaires étrangères, John Manley, a dit que la Loi antiterroriste «constitue un élément important de l'engagement pris par le Canada de se joindre à ses partenaires internationaux afin de confronter et d'éradiquer le terrorisme de par le monde».

Dans ce sens, la Loi antiterroriste est une version adaptée de la Loi des mesures de guerre qui rend permanent le pouvoir d'exception. Elle établit la base juridique de la commission de crimes contre les droits des citoyens et résidents du Canada, de la guerre d'agression et d'occupation en Afghanistan et de la promotion de l'agression contre des pays comme l'Irak, l'Iran, la RPDC et Haïti.

Il est remarquable de voir que le Parlement et le Gouvernement du Canada n'ont pas tiré les leçons de l'histoire en ce 36e anniversaire de la Loi des mesures de guerre. Le 5 octobre, le sous-comité de la Chambre des communes sur la sécurité publique et nationale, chargé de revoir la Loi antiterroriste, recommande dans son rapport qu'il soumettra au gouvernement le prolongement de la loi au-delà de son échéance de janvier 2007. Le sous-comité conclut qu'aucun droit n'a été violé par la loi, alors que le 24 octobre la Cour supérieure de l'Ontario invalidait la clause de la loi portant sur le motif, laissant le reste intact. Le juge Douglas Rutherford, se prononçant dans l'affaire Mohammad Momin Khawaja, le programmeur de 27 ans qui fut la première personne accusée aux termes de la Loi antiterroriste, a dit:

«Les Canadiens qui pourraient partager les tendances politiques, religieuses ou idéologiques des groupes étrangers sous enquête ne peuvent faire autrement que de se retrouver sous une ombre. C'est exactement ce genre de phénomène qui a suscité des inquiétudes au sujet du profilage et du préjugé raciaux ou ethniques après les actes terroristes notoires qui ont eu lieu dans plusieurs pays ces dernières années.»

Dressant une liste d'actes terroristes, depuis l'attentat d'Air India à celui d'Oklahoma, passant par l'attentat au sarin dans le métro au Japon et celui commis contre un train de passagers à Mumbai, il écrit:

«Les objectifs ou causes politiques, religieux ou idéologiques que les auteurs croyaient défendre par leurs actions n'ont dans une grande mesure aucune portée dans les populations concernées. Et pour cause. Ça n'a vraiment pas d'importance. Ces actes terroristes ne se mesurent pas par les raisons qu'on veuille imputer à leurs auteurs. Ces actes sont-ils moins terrorisants, intimidants ou insidieux si nous ne parvenons pas à identifier ce qui a inspiré leurs auteurs?»

Certains juristes disent que ce jugement ne fera que faciliter la condamnation par un tribunal puisqu'il n'est plus nécessaire de prouver le motif. D'autres soutiennent que cette clause était là pour que la dissidence politique «légitime» ne soit pas considérée comme «terroriste». Son invalidation pourrait donc conduire à la criminalisation de la dissidence politique. Une autre préoccupation légitime est que l'invalidation de cette clause pourrait mener à l'institution de lois sur les «crimes haineux» qui interdisent certaines idéologies comme «l'intégrisme musulman» ou le communisme. D'autres juristes disent que la décision de la Cour supérieure de l'Ontario aidera à mettre fin à la pratique du profilage racial. Or, ni ce jugement, ni la prétendue révision de la Loi antiterroriste ne dément ce que l'enquête Arar a encore une fois révélé: Au nom de la «guerre contre la terreur», l'État canadien commet des crimes et foule au pied les droits de citoyens et résidents canadiens et d'étrangers en s'appuyant sur les dires de certains de ses représentants que telle ou telle personne peut être «soupçonnée de terrorisme» ou que tel ou tel étranger est un «sac à merde», pour citer le chef d'état-major de l'armée canadienne Rick Hillier.

Le rôle de la GRC dans la falsification des «renseignements» retenus contre Maher Arar, qui a mené à son enlèvement par les autorités américaines et sa déportation en Syrie où il a été torturé, a été exposé. Les révélations concernant le rôle du SCRS dans les efforts pour cacher la falsification des preuves retenues contre Maher Arar et dans la détention illégale et la torture d'Ahmad El-Maati et Muayyed Nureddin montrent que ce qui est arrivé à Maher Arar n'était pas une simple question d'«erreur» ou de «supervision inadéquate» des opérations de sécurité nationale de la GRC. À Toronto, 18 personnes sont considérées comme des suspects terroristes bien que des agents de l'État aient été impliqués dans la promotion des actes dont on les accuse.

Tout cela montre qu'au nom du pouvoir civil, la GRC et le SCRS participent à des actes terroristes d'État et de désinformation pour bloquer les mouvements pour le changement au pays et à l'étranger. Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, organisme civil chargé de surveiller les agissements du SCRS, est une autre institution qui a pour rôle de masquer les crimes de la police secrète et des ministres qui fomentent des actes terroristes puis criminalisent les citoyens pour se justifier. Il est intéressant de noter que le candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Bob Rae, autrefois du NPD, a aidé à formuler cette politique de l'État canadien en tant que membre du Comité de surveillance. Il a également joué un rôle dans l'enquête sur l'attentat d'Air India. Tout cela sert à masquer le rôle de l'État canadien dans la commission de crimes et les arrangements qui sont mis en place pour avancer la cause de l'impérialisme anglo-américain. Dans le cas de l'écrasement de l'avion d'Air India, 329 personnes ont été tuées mais on essaie de taire le rôle qu'ont joué l'État canadien et l'État indien dans la création de l'épouvante de l'«intégrisme sikh» pour ouvrir la voie à la criminalisation de l'idéologie. Sous prétexte de «guerre contre la terreur», le discours sur l'«intégrisme musulman», l'«extrémisme» et l'«islamofascisme» sert à faire des questions de conscience des «crimes haineux» à proscrire. On tient le même discours à propos du communisme, qu'on accuse de prêcher la haine de classe et qui doit par conséquent être banni, comme vient de le subir l'Union de la jeunesse communiste de la République tchèque et comme en font présentement l'objet les partis communistes en Turquie et en Albanie. Il est également intéressant de noter qu'un autre agent libéral agissant à l'intérieur du NPD, Ujjal Dosanjh, s'est avéré l'homme de main de l'État en mettant ces arrangements en place, d'abord en tant que procureur général puis comme premier ministre de la Colombie-Britannique.

Cinq ans après l'adoption de la Loi antiterroriste, les ministres et complices qui ont déposé et justifié cette loi veulent maintenant se distancer des crimes commis par la GRC et le SCRS contre M. Arar. Ils veulent détourner l'attention du refus de l'État d'interdire l'impunité de ses agences. Ils disent qu'ils ne savaient pas que la GRC avait falsifié les renseignements ayant servi à accuser Maher Arar de terroriste membre d'Al-Qaïda. Ils disent que M. Arar n'était qu'«une personne d'intérêt» pour la GRC et que les autorités américaines ont dû avoir des «renseignements» contre lui, lesquels ont mené à sa détention, sa déportation en Syrie et sa torture. Bref, personne ne sera tenu politiquement responsable et certains échappatoires vont être éliminés par des mesures administratives permettant de mieux cacher aux yeux du public les agissements secrets de l'État.

À l'occasion du 36e anniversaire de la Loi des mesures de guerre et des révélations actuelles concernant les crimes commis par des agences de l'État et le refus d'attribuer toute responsabilité ministérielle dans l'affaire Arar, la détention pour une période indéterminée de citoyens et de résidents en vertu des certificats de sécurité et d'autres prétextes, la déportation vers la torture de prisonniers capturés en situation de guerre et l'offensive internationale contre les musulmans et les communistes par la criminalisation d'idéologies dites extrêmes, il est plus urgent que jamais que la classe ouvrière et le peuple du Canada franchissent ce pas audacieux à la défense des droits de tous. Exigeons l'abrogation de la Loi antiterroriste et le retrait du Canada de la «guerre à la terreur» des États-Unis, y compris de leurs agressions à l'étranger!

* Sandra L. Smith est la dirigeante nationale du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)

(Le Marxiste-Léniniste - Sandra L. Smith)

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mercredi, octobre 25, 2006

Actualité - La mission de l'OTAN et la résistance afghane à l'occupation étrangère

Le 12 septembre, le Canada a intensifié son agression en envoyant 450 autres soldats et un escadron blindé en Afghanistan. La Pologne a récemment répondu à l'appel de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en s'engageant à envoyer 1 000 soldats.

Les soldats canadiens sont envoyés en Afghanistan à titre d'agresseurs et d'occupants. Les chars sont utilisés pour les actions choc et parce qu'il est plus facile de tuer à distance. Le major-général canadien à la retraite Lewis Mackenzie a dit à la presse: «Cent vingt, ce n'est pas beaucoup de soldats, mais c'est une force de combat beaucoup plus grande à cause des canons de 105 mm et la protection de blindés. Quand l'infanterie, par exemple, se heurte à quelques maisons ennemies où les soldats risquent de subir des pertes considérables, elle gagnerait sûrement, mais c'est beaucoup mieux de rester à distance et de dire au conducteur du char d'assaut: Fait sauter cette maison.» Ce discours de crimes de guerre contre un peuple occupé n'est pas acceptable.

Entre-temps, le gouvernement renforce sa campagne de recrutement parmi la jeunesse avec de nouvelles annonces, le relâchement des conditions de santé requises et l'utilisation d'incitatifs monétaires pour amener les jeunes à se joindre à l'armée.

L'OTAN mène une force de quelque 30 000 soldats en Afghanistan. Au début du mois, elle a demandé à ses 26 pays membres de contribuer 2 500 autres soldats pour étendre la mission à l'ensemble de l'Afghanistan. Cela fait de cette mission la plus grande opération de combat au sol de l'histoire de l'OTAN. Son prétendu objectif est d'établir l'autorité du gouvernement afghan et de créer les conditions pour la reconstruction et le développement.

Prenant la parole à une conférence d'experts de la défense et de la sécurité à Londres le 19 octobre, le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a dit que l'OTAN «a l'appui de la majorité des Afghans. Je crois que nous avons un nombre suffisant de soldats pour faire le travail, mais nous pourrons faire mieux avec plus.»

«L'OTAN apporte la sécurité dans ce pays», a-t-il dit, mais «il n'y a pas de solution militaire pour l'Afghanistan. La sécurité à elle seule ne suffit pas. Les Afghans veulent aussi du travail. Ils veulent la reconstruction et le développement. Ils veulent un meilleur avenir pour leurs enfants.»

Les Nations unies, la Banque mondiale, le G8 et les autres organisations internationales «doivent maintenant profiter de l'occasion que crée notre action militaire, a dit Hoop Scheffer. Sur le plan de la coopération, nous devons faire mieux que ce que nous avons fait jusqu'à présent.»

Par ailleurs, le quotidien afghan Daily Times rapporte que le commandant suprême des Talibans Mohammad Omar a annoncé que ses combattants vont multiplier les attaques contre les forces étrangères durant les mois qui viennent et beaucoup vont être surpris.

«Je suis convaincu que les combats vont en surprendre beaucoup, a-t-il dit. Je conseille aux moudjahidines de maintenir l'unité entre eux car ils ont souffert des divisions dans le jihad contre les anciens Soviétiques.»

Il a ajouté: «Notre ennemi a subi la défaite malgré ses manipulations à propos de la démocratie. Les agresseurs ont distribué des vidéos truquées pour nous diffamer et nous affaiblir... La propagande de l'ennemi n'a servi à rien et la nation nous appuie.»

Rejetant la rumeur à l'effet que le Pakistan appuyerait le Taliban, il a dit: «L'Amérique s'est servie des champs d'aviation du Pakistan pour attaquer l'Afghanistan... À mon avis, quiconque a une tête sur les épaules sait que ce n'était pas vrai que le Pakistan appuie le Taliban.»

(Le Marxiste-Léniniste)

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Actualité - Cuba Descries No Development Progress

United Nations, Oct 25 (Prensa Latina) - An unequal and unfair world economic and financial system has become a negative factor that holds back implementation of sustainable development policies, denounced Cuba appearing before the UN Second Commission Wednesday.

During the debate on sustainable development, Agenda 21, representative Llanio Gonzalez said that it is four years since the World Sustainable Development Summit, and the economic, social, environmental, and ecological world situation is still critical.

The diplomat pointed out that the developing countries are the most affected by that situation, a consequence of a globalized economy.

He said the lack of financial resources, technology transfer and creation of capacity are the principal challenges and limitations of developing countries and that there has been "a drastic tendency to decrease" financial resources from developed countries as agreed in chapter 33 of Agenda 21.

The Cuban representative pointed out that the environment is contaminated and continues deteriorating, water for human consumption is scarce, and nonrenewable vital resources are being used up, while frequent and intense natural disasters threaten the very existence of many nations.

In conclusion, the Cuban representative asserted that nature and human beings themselves are at risk of disappearing and their preservation is a task for all the inhabitants of this planet, without distinction between rich and poor.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Oaxaca Convokes Peaceful Upraising

Mexico, Oct 25 (Prensa Latina) - The Popular Assembly of the Oaxaca Peoples (APPO) increased its political demands Wednesday and called for a peaceful insurrection on December 1 under the motto “Si Ulises no se va, Calderon no pasara (If Ulises does not leave, Calderon will not reach power).”

The assembly call refers to the inauguration of president-elect Felipe Calderon on December 1 and includes non-interference in the consultation today, where the local education union is deciding whether teachers return to classes.

Meanwhile, the APPO has given Gov. Ulises Ruiz 72 hours to resign or it would stage a state strike and roadblock on Friday.

Among the new APPO demands appear bringing the local governor before the Inspector General´s office for the crimes and killings against the social movement, and that the office revise last week´s senatorial refusal to eliminate powers in Oaxaca.

It also warns that the social movement will continue protesting and keep the sit-in and barricades even if educators begin the academic year.

Authorities stated that if teachers refuse to go back to schools, federal security forces would launch an operation to restore order in Oaxaca.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Reporters sans frontières - Ménard a des complices qui font semblant d'ignorer sa filière Miami

Avec un budget provenant des millions du Plan Bush d’annexion de Cuba, Reporters sans frontières mène en ce moment son dernier cycle d’attaques contre l’Île, avec la complicité de médias qui font semblant d’ignorer le financement douteux de RSF et ses liens permanents avec l’extrême droite cubano-américaine.

En plus de disposer d’une comptabilité secrète, gérée par un cabinet de comptabilité d’Alexandria, en Virginie —à moins de 15 minutes du quartier général de la CIA — et d’un compte dans une succursale de la City Bank de New York alimenté par le flot de billets de National Endowment for Democracy, Robert Menard peut compter dans la métropole nord-américaine sur une personne de confiance, Tala Dowlatshahi, qui s’assure de la fluidité des dépôts.

La fortune de Ménard est ensuite transférée, par tranches de 10 000 dollars USA, au compte numéro FR76 4255 9000 9821 0281 du Crédit Coopératif (CCOPFRPP), à Paris¼ un trésor auquel le chef de RSF se réserve un accès exclusif !

Selon un article publié en août sur le site web nord-américain Counterpunch, par les chercheurs Diana Barahona et Jeb Sprague, l’alliance entre RSF et le Département d’État est si confidentielle que la NED refuse de révéler le contenu des documents IRI 2002-022/7270, IRI 2003-027/7470 et IRI 2004-035/7473 qui contiennent les détails des ententes existant entre RSF et l’International Republican Institute, l’instrument de propagande du Parti républicain.

L’IRI et la NED sont deux des intermédiaires utilisés depuis l’administration Reagan pour détourner des fonds publics vers des organisations étrangères qui appuient les plans d’ingérence de l’extrême droite nord-américaine et de l’Agence centrale de renseignement.

Aux donations secrètes de la NED/IRI s’ajoutent celles de Frank Calzon, du Center for a Free Cuba et Freedom House, et les chèques ponctuels d’Orlando Gutiérrez-Boronat, du Directorio Democrático Cubano, qui avec sa subvention de 663 690 dollars du fonds spécial assigné par le Département d’État, s’est emparé du record miamien de l’arrosage anti-cubain, selon des chiffres officiels.

Dans cette dernière campagne, Ménard a obtenu la collaboration d’agences complaisantes (la Reuters y a notablement contribué) qui évitent de toucher le sujet de ses relations avec Bacardi, le Cuban Liberty Council et la Fondation nationale cubano-américaine, tous associés aux activités de Luis Posada Carriles.

Il a aussi pu compter sur la collaboration ‘éthique’du Nuevo Herald qui souffre du même problème de myopie quand, en ayant des collaborateurs du Département d’État dans sa rédaction, n’arrive pas à mentionner que Ménard collabore avec Radio Marti et qu’on le paie ensuite pour faire sa propagande contre Cuba. Il y a bien une raison derrière le fait qu’il n’ai rien dit quand ont été congédiés puis réembauchés les autres collaborateurs.

Dans un article récent sur Cuba à partir de matériel fourni par RSF, le Herald oublie que Ménard, le propriétaire de RSF, n’a pas mentionné dans ce qu’il qualifie de rapport annuel de son organisation, la scandaleuse expulsion des pages du Miami Herald du plus populaire de ses commentateurs, Jim DeFede, en raison de sa condamnation du terrorisme cubano-américain dans une chronique publiée le 10 juillet 2005.

Entretemps, Carlos Alberto Montaner, condamné pour terrorisme à La Havane en 1960 quand il se consacrait à placer des bombes dans des magasins, continue à publier dans ce même journal ses commentaires orientés par ses patrons de la CIA.

(Granma International - Jean-Guy Allard)

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Troupes canadiennes, hors de l'Afghanistan maintenant! Mettons fin à l'occupation de l'Afghanistan par le Canada! - Manifestation 28 octobre - Ottawa

Ottawa/Outaouais
Manifestation 28 octobre — 13h
Monument de la paix sur Sussex, Ottawa
Information: www.nowar-paix.ca/oct28

Le Collectif Échec à la guerre, l'Alliance canadienne pour paix, le Congrès du travail du Canada et le Congrès islamique du Canada lancent conjointement cet appel à une journée de protestation pan-canadienne, le 28 octobre 2006, pour exiger le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan. Ce jour-là, des gens de partout s'uniront pour dire à Stephen Harper que nous rejetons son appui enthousiaste au militarisme canadien et étasunien.

Alors que la population afghane souffre toujours des ravages de la guerre, le mois d'octobre 2006 marquera le 5e anniversaire de l'invasion et de l'occupation de l'Afghanistan. La reconstruction n'y progresse aucunement et les besoins du peuple ne sont pas satisfaits. Le pouvoir du nouvel État afghan, largement constitué de seigneurs de guerre dont les assises sont liées au commerce de la drogue, ne pourra amener la réalisation des aspirations démocratiques du peuple. En fait, selon les rapports de Human Rights Watch des dernières années, ces seigneurs de guerre ne respectent pas plus les droits humains que les Talibans.

On nous dit que le but de cette guerre est d'extirper le terrorisme et de protéger nos sociétés. Mais l'approche brutale d'une occupation militaire qui tente d'imposer un régime sympathique aux intérêts des États-Unis amènera plus d'Afghans aux mouvements de résistance. Et nos sociétés n'en seront que plus — et non moins — sujettes aux attaques terroristes. Aucun débat parlementaire sur la tactique militaire ne pourra changer cette réalité. En fait, la violence augmente et les attaques se multiplient contre les troupes étrangères et les civils afghans.

Même si les soldats canadiens peuvent partir en Afghanistan avec les meilleures intentions, ils opèrent sous les auspices d'un projet étasunien d'édification d'un État fort peu soucieux des besoins du peuple afghan. Les intérêts étasuniens et canadiens reposent plutôt sur l'imposant projet de pipeline trans-afghan (PTA) d'une valeur de 3,2 milliards $, qui amènera le gaz naturel de la région caspienne, à travers le sud de l'Afghanistan (où le Canada est stationné), vers les ports du Pakistan. Ce n'est pas un secret que le PTA a dominé la politique étrangère des États-Unis envers l'Afghanistan depuis 10 ans. À présent, les compagnies pétrolières et gazières canadiennes y ont leurs propres intérêts.

Au cours de la dernière décennie, le rôle des Forces armées canadiennes à l'étranger a changé et la politique étrangère canadienne est devenue une réplique du discours impérial étasunien. Le résultat de ce processus apparaît maintenant au grand jour avec le rôle de nos troupes dans le sud de l'Afghanistan, avec l'accroissement énorme des budgets alloués aux dépenses de guerre et de «sécurité», avec les discours à-la-Bush de Stephen Harper, avec les campagnes de peur à propos du «terrorisme d'ici» pour accroître l'appui à ces changements inquiétants. C'est précisément en s'engageant dans cette voie que des jeunes soldats canadiens seront tués, que notre société sera davantage en danger et détournera de plus en plus de ressources pour semer la mort et la destruction en Afghanistan. Nous exigeons le gel des budgets militaires et sécuritaires jusqu'à ce qu'un débat en profondeur soit mené sur ces questions à travers tout le Canada.

La mission en Afghanistan a déjà coûté plus de 4 milliards aux CanadienNEs. Cet argent aurait pu servir à satisfaire des besoins humains réels au Canada et ailleurs. Au lieu de cela, il sert à tuer des civils en Afghanistan et à promouvoir les intérêts de grandes compagnies.

Le 28 octobre, prenons position: Troupes canadiennes hors de l'Afghanistan maintenant!

Pour plus d'information, consulter: www.acp-cpa.ca; www.echecalaguerre.org; www.clc-ctc.ca; www.canadianislamiccongress.com

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mardi, octobre 24, 2006

Actualité - La presse californienne souligne les troubles psychologiques de soldats yankees

Washington, 23 octobre – Une grande partie des soldats étasuniens qui reviennent d’Irak souffrent de troubles mentaux, comme conséquence directe d’une guerre de plus en plus impopulaire pour les nord-américains, souligne le quotidien La Opinion, de Californie.

Les séquelles de la guerre, de la journaliste Eillen Truax, explique à quel point on sait peu des soldats qui reviennent aux États-Unis sans blessures visibles, mais avec de profonds troubles mentaux et psychologiques.

Selon la docteur Judy Broder, qui dirige le groupe Le Projet Soldats, consacré à l’attention de soldats atteints de troubles psychologiques, au moins 35% de ceux qui reviennent du champ de bataille ont besoin d’une assistance psychologique, rapporte la journaliste.

«Ces hommes et femmes ont ressenti dans les batailles des choses terribles… ils ont tué des enfants, des femmes, des grands-parents, et pour la façon dont la guerre a été menée, à l’intérieur des villes, ils le font maison par maison », a affirmé Broder.

D'autre part, Prensa Latina indique aujourd’hui que 6 autres soldats yankees sont morts en Irak. Parmi eux, un sergent de 27 ans qui est décédé des suites de ses blessures lors de l’explosion d’une bombe au passage de sa patrouille dans un quartier est de Bagdad.

Les cinq autres sont morts dans une embuscade avec des explosifs et lors d’attaques à armes légères, selon des agences de presse et des témoins.

(Granma International)

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Actualité - Privatization of Indians and Prisons - "The Only Good Indian Is a Jailed Indian"

Howard Saper, the Ombudsman for Inmates, just came out with a report on the state of Indigenous prisoners. He said the incarceration rate for Indigenous people was nine times higher than for the Canadian population, even though we are 1.5 per cent of the population. The numbers are even worse for Indigenous women. One in three inmates in federally-run women's prisons was Indigenous. Half are in maximum security institutions. One reason is because there was "routine over classification" of native prisoners. At least we're higher class in something, eh!

So their family, community, friends and elders are robbed of their presence. They are sent more often into segregation and don't get rehabilitative treatment so they can be released. Parole is not even a consideration.

Any lawyer will tell you that when someone looks native, they are more likely to be found guilty. Does that mean we have to powder our faces white when we go out in public?

Public Safety Minister Stockwell Day rejected the report and said, "There is no evidence of systemic discrimination against native offenders in the prison system." Is he telling us that he went to visit a jail one time and they didn't complain to him? To him they all seem to be happy, like they never had it so good. A major problem with our people is that we don't lie. We're basically hospitable, honest and don't B.S. our way out of the system. We have a hard time conning anybody. We even tell the truth on ourselves. We are apt to accept responsibility if we did a wrong. We are taken advantage of over what they think is our "character flaw." Most of our people who go to jail are involved in bar fights and actions related to alcohol.

Prime Minister Stephen Harper is introducing the "three strikes you're out" and "you're-going-to-jail-for-the-rest-of-your-life" legislation aimed at increasing the prison population. He says he wants to protect the "Canadian" way of life. Isn't the Canadian way of life to be fair? Or is this a take on the old genocidal proclamations allowing British subjects in Nova Scotia to kill all Indian men, women, children and even babies? Let's not forget that the first prisons were built in Prince Albert right after they hung Louis Riel for defending democracy. As far as we're concerned it's the same old, same old.

"If you do a serious crime, you're going to do serious time," Harper declared. He's aiming at "violent offenders" like the Indigenous people. They want to go after spontaneous instinctive behavior which is done without premeditation. They are usually ashamed and do their time without complaint.

How about all those corrupt politicians? What about white collar criminals who steal millions and get away with it? Generally speaking it is considered worse if someone plans a crime. Slimy politicians, liars and deceivers who rob people of millions of dollars are not the targets of Harper's law, even though they do more harm to society. What about contractors who skim on public works like overpasses that kill innocent people? A violent offence usually takes place between two individuals. In such cases the cops can easily set them up for two more charges and have them put away forever. What a weapon in the hands of the cops!

Imagine "super jails" run for profit by private companies eager to cash in on Harper's plans to get tougher on crime.

Stockwell Day has made private security companies jump for joy. They are gloating over the "jackpot" they are going to hit by putting our people in jail. They just have to ask, "What's your band number?" to get the payment from Indian Affairs. Harper is trying to convince Canadians that private prisons are cheaper so he can call on his private sector friends to build and operate them. This is part of the U.S. pro-privatization ideology adopted by the Conservative government. He will try wherever he can to turn over a growing range of public services to private operators, most of whom are his friends and backers.

It will be a for-profit business paid for by the tax payers. It looks like Indian Affairs can easily transfer $50,000 to $60,000 a head to these private prisons. Jailing Indians is big business. It's a "cash cow" for the provinces which can get huge transfer payments from the federal government for every Indigenous inmate. They don't get nothin' for non-native inmates. That's why it's real attractive to keep us in jail.

At the same time the Conservative government has announced that Indian communities are going to be privatized. They want our communities to be run by corporations and trust companies for which the bottom line is profit. Band councils are now, for the most part, corporations which are being taken over by auditing firms such as PriceWaterhouse.

We've been giving the federal and provincial governments and corporations a hard time over theft of our lands and resources. They want to control us. They've figured out a way. They are going to privatize us and let the multinational corporations move in for a feast. We won't know what's going on with our money or anything. Corporations, of course, will want to cut costs so they can make a bigger profit. So our standard of living will go down, as if this is possible. If we don't pay our mortgage or our taxes, the corporation will be able to seize our land and possessions.

Strange as it may seem, Canadians have never thought of registering mortgages against Newfoundland or British Columbia. So why do they think they can do this with our land? The bluff and hypocrisy supporting this scheme is transparent. It's meant to dispossess us.

It's called the "Indian business." In Kanehsatake PriceWaterhouse took over from James Gabriel who deliberately mismanaged the funds and affairs of the community. Every program and service was cut back. There was a lot "streamlining" or skimming off the top so there would be more for the corporation. $34 million is basically unaccounted for so far. Hey, Canada, did you ever wonder why your taxes are so high?

Trust companies will make money on privatizing our communities. The government will put up $50,000 a head and blow up the population figures to feed the corporate gluttons. They will do this in the jail system too. They want big jails full of Indians. We will be marketed on the stock exchange for the public to invest in our jails and our corporate controlled communities. The politicians will offer patronage plums to their friends to be trustees over Indigenous communities and jails. Why do they need to victimize us? Why don't they just write checks to their friends? Do they think Canadians and Americans are so dumb they don't know what's going on?

The more they can cause mismanagement of band councils and criminalizing of Indians, the more justification there is for taking over Indigenous communities and putting us in jail. According to their business plan, warehousing Indians is a growth industry!

The United States corporations want to bring this system in. Is that the reason for that big agreement between Canada, the U.S. and Mexico called "deep integration"? They're streamlining everything economically under a central control of 130 CEO's who will make all the decisions for Harper, Bush and Fox.

In all of this, they are violating international law. Our incarcerated Indigenous inmates are not even citizens of Canada or the United States. They are from their own nations. They come under their own laws. This is like Guantanamo Bay!

Let's think of how much the trustees of the Six Nations of Grand River Corporation would get under such privatization -- $1.1 billion per year. Just think of the salaries for the CEO's! Of course, there might not be anything left for the people. But, hey, since when did we count?

(Mohawk Nation News - Kahentinetha Horn)

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Actualité - Une farce monumentale: les 200 hommes de McHale se heurtent à des milliers d'Indiens et de supporters des Six Nations

Que pensent le Canada, l'Ontario et les imbéciles qui ont engagé Gary McHale pour provoquer la violence de cet échec lamentable? Gary McHale de Richmond Hill, qui fait également partie des réclamations territoriales des Six nations, voulait la violence. Il a amené avec lui des skinheads, le KKK et d'autres provocateurs et mercenaires professionnels du Canada et des États-Unis. C'était une opération coûteuse, avec hélicoptères et tout. Combien parmi ce groupe-là savaient dans quoi ils s'engageaient? Lui et son épouse, Christine, portant la fleur jaune du Texas, ont mené leurs disciples au restaurant Tim Horton à Caledonia, à 200 mètres d'où nous étions. Puis ils ont monté dans leurs voitures et ont quitté les lieux sans dire au revoir, et en oubliant leurs fleurs jaunes.

Il disait vouloir protester contre le «système à deux justices», une pour les Indiens et une pour les blancs. Et il avait raison pour une fois! Howard Sapers, le protecteur du citoyen pour les détenus, a remis son rapport annuel à Stockwell Day, ministre de la Sécurité publique. Le rapport montre en effet qu'il y a deux justices. Les Indiens sont arrêtés et emprisonnés et languissent dans le système carcéral canadien en nombre beaucoup plus grand que tout autre groupe de la société. Nous sommes traités beaucoup plus brutalement que les autres. M. Day a dit que le rapport était sans fondement. «Je ne l'accepte pas», dit-il. Il n'y a pas de preuve à l'appui de ces conclusions.

À la marche de Caledonia, il y avait presqu'autant d'officiers de la police provinciale que de manifestants. Les policiers n'avaient pas leur équipement anti-émeute parce qu'ils nous connaissent et savaient que rien n'allait se produire. Une cinquantaine de manifestants se sont approchés du périmètre et ont tenté de s'approcher de nous. Quelques enfants sont accourus dans leur direction et ils ont reculé. Je suppose qu'ils ne voulaient pas être pris à battre des enfants. Il y avait des journalistes et des caméras partout. Ils voulaient du sang mais ils ont été déçu.

Face à la défaite, vont-ils maintenant songer à des moyens plus coriaces? Allons-nous maintenant assister à une occupation militaire? Malgré toute leur campagne de propagande, ils ont été battus. À preuve le grand nombre de gens venus nous appuyer. Les Indiens ont fait preuve de paix face à la haine, et cette fois c'est la paix qui a gagné.

Nous pensons qu'ils voulaient savoir comment nous réagirions à toutes ces provocations psychologiques et physiques. Ils voulaient savoir si nous pouvions faire appel à autant de personnes qu'eux. Ils voulaient savoir si nous étions encore sur le qui-vive. Ils ont beaucoup d'argent et de ressources. Ils voulaient savoir si nous avions encore assez d'appui parmi la population ou si l'intérêt pour notre cause avait baissé. Mais comme ils l'ont bien vu, nous sommes encore là.

Des milliers d'autochtones, nos frères, soeurs, amis et alliés, ont montré à la population quelque chose d'important. Ils lui ont montré que nous voulons tous être traités avec justice et équité. Le Canada doit s'asseoir à la table nous parler en égaux. Les métallos et les autres syndicats étaient là sur les premières lignes avec nous. Beaucoup de bonne volonté, beaucoup de nourriture.

Nous leur avons montré que nous ne sommes pas prêts d'arrêter de réclamer ce qui nous appartient et qu'en cela nous avons l'appui de la population. Janie Jamieson a remercié McHale pour «nous avoir rapprochés les uns des autres encore une fois». Maintenant l'Assemblée des Premières Nations, un autre serviteur du gouvernement canadien, entre dans la mêlée. Nous ne savons pas pourquoi ils viennent se mêler de cela maintenant. Ils ont coulé l'examen sur la loi sur les autochtones. L'APN ne nous représente pas.

Le Canada, l'Ontario, les entrepreneurs immobiliers et la police croient-ils que s'ils réussissent à nous chasser de cette terre ils vont gagner? Ce n'est pas une partie de football. Cette grande participation de nos supporters a montré que les Canadiens en ont assez du vieux jeu colonial. Les colonialistes pensent pouvoir utiliser des tactiques terroristes pour nous taire. McHale est un terroriste parrainé par le gouvernement mais le secret a été éventré.

Ils essaient de nous faire reculer. Les Canadiens en ont assez de voir leurs impôts servir à des frivolités comme celle-là et comme le fiasco de la disparition de 34 millions $ à Kanehsatake. Nous sommes heureux qu'au moins un ex-politicien, David Peterson, ait su lire à travers les lignes. Il a traité McHale et son groupe de «bande de wackos». Les Canadiens veulent-ils continuer de jeter de l'argent par les fenêtres comme ils l'ont fait dimanche?

Oui, dimanche les policiers ont protégé les Indiens contre ceux qui voulaient enfreindre la loi. C'était le contraire de ce qu'ils ont fait jusqu'à présent. Sont-ils influencés par les tactiques des Américains? Après nous, nous savons maintenant que le Canada colonial prend ses directives de la CIA et du FBI. Alors surveillez bien ce que font les Américains. Harper n'a pas voulu commenté quand on lui a donné que des navires de guerre américains tiraient des coups canon dans les Grands Lacs.

Nous avons le droit de protester. Il n'y a pas eu de trouble aux Six Nations. Les médias ont dit que des milliers de personnes ont manifesté contre nous, alors qu'en réalité ils n'étaient que 200. Nous savons que les grands médias et la police travaillent main dans la main. Les médias n'auraient jamais rien à écrire si la police ne lui fournissait pas toute l'information. Sans la coopération de la police, ils n'auraient rien.

Les Américains ont commencé à s'ingérer dans les affaires indiennes au Canada. Ils ne veulent surtout pas d'un soulèvement. Ils veulent que nous faisions confiance à la police. C'est pour nous faire baisser notre garde et nous faire croire ensuite que leur système de justice est également de notre côté. Ils veulent que nous leur faisions confiance. Nous serons alors assimilés et il n'y aura plus de résistance.

Soyons clairs. Nous voulons ce qui nous appartient. McHale et sa femme ont eu leur cinq minutes de gloire. Le premier ministre s'est endormi pendant que quelqu'un d'autre tire les ficelles. Mais nous allons rester bien éveillés. Et nous voulons savoir combien le gouvernement a versé à McHale pour ce coup de théâtre.

Finalement, voici une mention honorable. Après nous être dispersés et qu'il y avait encore plusieurs personnes aux barricades, deux femmes blanches de Caledonia, complètement ivres, sont venues nous rendre visite. Elles ont pris nos drapeaux de la Confédération et de l'Unité et ont essayé de s'enfuir en les apportant. Sans doute qu'elles pensaient que nous voulions jouer au drapeau. Elles ont vite découvert que ce n'était pas un jeu. Une autochtone âgée était là à les regarder. Soudainement, elle s'est lancée sur elles et a repris les drapeaux. Puis la police a été appelée et les deux femmes ont été arrêtées. Excellent! Vous voyez, le soleil ne se couche jamais pour les femmes détentrices de titres!

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

(Mohawk Nation News - Kahentinetha Horn)

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Actualité - Non à la stratégie spatiale des États-Unis! Non aux préparatifs de guerre et au contrôle de l'espace par les États-Unis!

Le président des États-Unis a donné force de loi à une nouvelle stratégie nationale de l'espace qui proclame l'hégémonie américaine dans l'espace. La nouvelle stratégie va à l'encontre de l'opinion publique internationale établie qui veut que l'espace serve à l'usage collectif de toute l'humanité, par la coopération et pour le bien public, et que les armes de l'espace soient être interdites.

La stratégie de l'espace des États-Unis est maintenant conforme à la doctrine Bush selon laquelle l'activité internationale de tout pays et tout peuple indépendant et souverain doit être subordonnée à ce que le gouvernement américain perçoit comme étant l'intérêt national des États-Unis. Cet intérêt supplante les droits collectifs de l'humanité et des États souverains. Si un pays rival ou un «adversaire» se livre à une activité perçue comme étant «hostile» à l'intérêt national américain ou qui contrevient de quelque manière à l'intérêt américain, on y mettra fin, par la force s'il le faut.

La réalité actuelle est que les forces armées des États-Unis utilisent l'espace essentiellement pour l'espionnage et la guerre. Un énorme réseau de satellites militaires guide des missiles, des avions de combat et des troupes au sol vers les cibles visées. Les satellites militaires sont considérés comme une arme essentielle dans les guerres que mènent les États-Unis en Irak et en Afghanistan et sont à la disposition des sionistes israéliens pour des assassinats ciblés de Palestiniens, la récente invasion et destruction du Liban et la planification d'une attaque aérienne contre l'Iran. Les États-Unis espionnent constamment tous les peuples et nations et en font l'étalage pour terroriser le monde, en particulier la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Cuba et l'Iran, et pour inventer des prétextes pour justifier leur stratégie de «changement de régime» et de «frappes préventives» contre ces pays.

La nouvelle stratégie de l'espace codifie le diktat unilatéral de l'impérialisme américain dans les affaires mondiales. Toute activité perçue comme étant «hostile» à l'intérêt national américain ferait l'objet d'une attaque militaire préventive ou de mesures coercitives, comme l'embargo et les sanctions économiques.

Pour les États petits et moyens, cela veut dire que toute exploration indépendante de l'espace ou toute utilisation de l'espace à des fins commerciales est interdite à moins que cela ne se fasse avec l'assentiment et le contrôle d'une grande puissance. La désinformation des États-Unis et du Japon concernant le programme et les essais de missile de la RPDC en fait partie.

Pour les autres grandes puissances comme l'Union européenne, la Chine, la Russie et le Japon, cette stratégie est un avertissement qu'aucune activité perçue comme étant «hostile» à l'intérêt national américain ne sera tolérée. Il est évident que pour faire respecter cette stratégie, les États-Unis devront mettre au point des armes pouvant détruire des satellites et d'autres véhicules spatiaux et peut-être stationner des armes dans l'espace pour menacer les «intrus». L'hystérie guerrière actuelle basée sur la pratique de deux poids, deux mesures, qui accepte l'hégémonie américain sur les essais nucléaires de la RPDC, et la menace des États-Unis d'aborder et de fouiller des navires de la RPDC en haute mer vont dans le même sens que cette déclaration d'hégémonie spatiale.

Cette déclaration des États-Unis affirmant leur intention d'imposer leur hégémonie dans l'espace révèle encore une fois qu'ils n'ont l'intention de résoudre aucun conflit par la voie pacifique. C'est un autre pas vers une troisième guerre mondiale aux conséquences catastrophiques pour toute l'humanité. Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à la classe ouvrière et au peuple du Canada d'intensifier leur opposition à la politique guerrière et aux fausses prétentions du gouvernement américain et d'établir un gouvernement anti-guerre. Bâtir nos organisations qui adoptent cette cause, c'est reconnaître concrètement l'urgence d'établir une alternative à l'usage de la force et de la guerre dans les affaires internationales.

(Le Marxiste-Léniniste)

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mercredi, octobre 18, 2006

Les médias et le gouvernement canadien complices de la terreur d’État israélo-américain

L’assaut criminel d’Israël contre les peuples libanais et palestinien a soulevé l’indignation générale au Québec et au Canada pendant que le gouvernement canadien prenait la défense du terrorisme d’État israélo-américain. D’un côté, Stephen Harper s’est porté à la défense de l’impérialisme américain et du sionisme et, de l’autre, il a refusé de critiquer Israël, coupable de l’assassinat de Canadiens.

L’invasion du Liban par l’armée israélienne exigeait le rapatriement immédiat d’environ 50 000 personnes en sol canadien. Des mesures d’urgence s’imposaient pour agir rapidement et protéger des assauts israéliens les Canadiens au Liban. Pendant que Stephen Harper refusait de prendre ses responsabilités devant son peuple, plusieurs pays ramenaient leurs ressortissants à bon port.

Par cet abandon, il démontre la faillite du gouvernement canadien au même titre que les actions criminelles du gouvernement américain au moment de l’ouragan Katrina en septembre 2005.

Le 18 juillet, le gouvernement canadien par l’entremise de l’ambassade canadienne au Liban commence à préparer un plan digne de ce nom, c’est-à-dire d’assumer un rôle dans le rapatriement. Après avoir attendu en vain du secours, des centaines d’individu ont été forcés de compter sur eux-mêmes pour fuir le Liban dévasté en dépensant souvent des sommes d’argent astronomiques. De nombreux témoins ont rapporté les heures d’attente au port de Beyrouth où femmes et enfants massés sous une chaleur insupportable, en proie à la faim et des conditions d’hygiène inqualifiable, ont attendu pendant des jours, parfois en vain, pour entreprendre un long périple par bateau vers l’île de Chypre. Sous les tirs d’armes légères et le tonnerre des bombardements, des milliers de personnes se sont entassés pendant des jours et des semaines sans obtenir d’informations fiables sur leur sort.

Les euphémismes des représentants de l’armée canadienne n’ont convaincu personne. Malgré les «tirs d’armes légères […] tout est demeuré calme et l’évacuation s’est poursuivie», affirme le lieutenant-colonel, Shane Brennan, leader d’une équipe d’expert chargée de l’évacuation.

Le gouvernement canadien, pour cette occasion, s’est doté d’une politique de rapatriement raciste : les résidents canadiens passent après les citoyens canadiens. La porte-parole, Ambra Dicky, a indiqué très clairement la position du ministère. «Dès que tous les Canadiens qui veulent revenir seront rapatriés, nous aurons une meilleure idée des moyens pouvant nous permettre d’aider les résidents permanents. Notre priorité est de faciliter le retour des citoyens canadiens.» Pourtant deux semaines après l’attaque d’Israël contre Liban, seulement 2 800 personnes avait été rapatriées. Des citoyens de d’autres pays ont pris la place de Canadiens dans l’évacuation, en effet, les «pays alliés» ont obtenu auprès du gouvernement des places sur les embarcations même si, selon différents porte-paroles, la sélection dépend de décisions de l’ambassade canadienne à Beyrouth, sans parler des nombreuses directives contradictoires émanant des ministères ou de l’ambassade. Bref, beaucoup de faux-fuyants et de décisions racistes pour très peu de résultats!

La politique du gouvernement canadien dans son application du certificat de sécurité et dans tout l’isolement fait envers la communauté musulmane par rapport aux lois anti-terroristes. Cette chasse aux «terroristes» s’est encore avérée un domaine d’expertise pour Harper et ce, malgré l’urgence de la situation. Plusieurs personnes soupçonnées de représenter un «danger pour la sécurité» se sont vues refuser l’accès aux bateaux en partance de Beyrouth. Un simple soupçon a suffit au gouvernement canadien pour contraindre ses personnes aux affres de l’armée israélienne. Au même titre que les procès secrets canadiens et leur absence totale de preuves incriminantes, ces individus ont subit les injustices des politiques des autorités fédérales. Pour «protéger les Canadiens», les équipes d’évacuation ont délibérément ralenti l’embarquement pour éviter que des «terroristes» s’infiltrent.

Lorsque le temps vient d’envoyer des troupes en terre étrangère, en Afghanistan, au nom de la «guerre préventive», de la « sécurité nationale » et de la «guerre au terrorisme», le Canada s’y jette aveuglément, mais pour protéger ses propres citoyens d’une guerre menée par un État terroriste, le gouvernement se résume à invoquer le «droit de défendre des États assiégés.»

La position du Canada : un appui à Israël

Devant l’évidence de l’illégalité de l’invasion israélienne, le Premier ministre a pris position en faveur de cet État terroriste. Il s’est rangé du côté d’un gouvernement criminel qui est près à tout pour en venir à ses fins, c’est-à-dire de détenir le contrôle de la région et d’anéantir la population libanaise et palestinienne.

Le premier ministre, Stephan Harper, et le ministre des Affaires étrangère, Peter McKay, au même où des citoyens canadiens, piégés au Liban, étaient bombardés par l’armée israélienne osaient qualifier la résistance libanaise de «cancer». Des propos irresponsables et mensongers sachant que le Hezbollah résiste avec le soutien populaire malgré un nombre plus faible de combattants et une technologie militaire très faible en comparaison avec les forces d’occupation sionistes. L’exemple de la lutte héroïque du peuple vietnamien contre les agressions impérialistes démontrent qu’un armée, même faible, combattant pour une cause juste peut vaincre la plus puissante des armes.

Souvent accusé de suivre fidèlement et servilement les décisions des États-Unis, Stephen Harper a réajusté sa politique étrangère à un diapason avec l’impérialisme américain ; à un point tel qu’il devenait impossible de différencier leurs déclarations.

Pendant que Stephen Harper soutenait en Grande-Bretagne qu’Israël «a le droit de défendre», au moment où des citoyens canadiens étaient assassinés par Israël, George W. Bush répétait la même chose en ajoutant que c’était la poursuite de la guerre au terrorisme.

En effet, depuis la dernière élection fédérale l’oligarchie financière a vue une nécessité économique et politique dans l’intensification de l’annexion du Canada aux États-Unis.

Du National Post à La Presse : la même désinformation

Les médias ont rapidement orchestré la défense idéologique de la «guerre au terrorisme» au Liban de Stephen Harper. Récemment, Alain Duduc de La Presse expliquait que «derrière le Hezbollah, derrière les talibans, on retrouve une volonté de détruire ce que des sociétés comme la nôtre ont tenté de bâtir, parfois maladroitement: la démocratie, une certaine conception de l'égalité et de la justice, une organisation de la société capable d'assurer le bien-être, mais aussi une valorisation du savoir, du débat, de la liberté de penser.» Ainsi, la résistance face à l’agresseur est décrite comme la «volonté de détruire» ce que «nos sociétés» ont voulu bâtir comme «la démocratie», la «valorisation du savoir», etc. La volonté de l’agresseur sioniste d’annihiler des peuples repose sur quoi elle, si ce n’est la généralisation d’une politique d’apartheid, d’agression et d’oppression. L’opinion publique n’a pas été informée à ce propos dans les médias canadiens, bien au contraire. Les éditorialistes de la presse bourgeoise canadienne ont unanimement «condamné les crimes du Hezbollah». Comme si la résistance face à l’invasion, appuyée massivement par les Libanais eux-mêmes, était un crime!

D’autre part, la condamnation des crimes de guerre israélo-américains par le peuple a déchaîné contre le Québec, le National Post, un quotidien appartenait à un sioniste notoire, Izzy Asper. La bourgeoisie canadienne a besoin de créer la division en attaquant la nation du Québec. Dans un éditorial intitulé «La montée du Québecistan», le National Post a accusé les Québécois de «soutenir le terrorisme». La journaliste Barbara Key ajoute que le Québec a engendré un «fort courant antisémite dans le discours intellectuel à travers son histoire». Elle conclue que le support au Hezbollah «antisémite» démontre la haine du Québec contre Israël. La question de l’antisémitisme en plus d’être complètement décontextualisée et dénaturée est utilisée comme «argument» démagogique alors qu’Israël pratique une politique d’apartheid systématique depuis sa création. En quoi le support à la résistance du peuple libanais est-il antisémite ?

Les peuples ont le droit de résister. Les médias monopolisés peuvent bien utiliser n’importe quel sophisme pour justifier les crimes de guerre mais la réalité demeure, la résistance est un droit !

(Franc-Parler, Vol.1, No.7 - 16 octobre 2006)
francparlerjournal@yahoo.ca

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Actualité - Opposons-nous aux restructurations antiouvrières des monopoles forestiers au Québec

L'avalanche d'annonces de restructurations antiouvrières dans la seule semaine du 8 octobre démontre que les monopoles forestiers et les gouvernements mènent une offensive idéologique concertée contre les travailleurs et les résidents des régions éloignées en particulier. Les actions de terreur contre les populations locales sont claires: les monopoles annoncent à de multiples reprises les mêmes fermetures avec l'objectif d'empêcher les travailleurs et les communautés de s'organiser pour trouver des solutions aux problèmes de l'industrie forestière.

Le leitmotiv des monopoles forestiers est simple: il faut mettre toutes les richesses naturelles et humaines de la société dans leurs mains afin qu'ils soient concurrentiels sur les marchés mondiaux. Sans quoi, les usines doivent fermer et les travailleurs, les communautés et des régions entières doivent être abandonnés à la dévastation économique et sociale.

La déclaration du vice-président de Domtar, Richard Garneau, par voie de communiqué est explicite: «Les coûts d'approvisionnement et de transformation des billes de sciage ont augmenté de manière substantielle au cours des dernières années, affectant la position concurrentielle de nos usines de sciage.» Le problème est posé comme un ultimatum: ou bien vous vous soumettez, ou bien vous en subirez les conséquences. Les compagnies forestières font alors pression sur les syndicats pour que ceux-ci décident en bout de ligne qui perdra son emploi et quels seront les programmes de mises à la retraite.

Les restructurations chez Domtar sont très révélatrices de la mesquinerie et la conception du monde sectaire des monopoles forestiers. En décembre 2005, Domtar fermait des usines de pâtes et papiers et des scieries, mettant à la porte 1 800 travailleurs à Ottawa-Hull, Lebel-sur-Quévillion, Malartic et Grand-Remous. À l'époque, la compagnie justifiait ces fermetures en invoquant «le coût élevé de la fibre [résineuse] et de la production». Le résultat fût que les coûts de fermetures contribuèrent à créer un déficit de près de 350 millions $.

En août dernier, Domtar annonçait sa fusion prochaine avec le monopole forestier Weyerhaeuser. Deux mois plus tard, Domtar recommence à «rationaliser» en mettant à la porte près de 1 000 travailleurs pour préparer sa fusion. Dans quelle mesure cela sert-il l'intérêt public ou la résolution de la crise de la foresterie? L'intérêt des monopoles dans leur course débridée pour le profit maximum est purement sectaire et contraire au droit public. C'est symptomatique de la maladie qui gangrène la foresterie: la braderie des ressources par les monopoles facilitée par les gouvernements.

Les contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier

Les monopoles forestiers s'empressent de proposer des solutions «réalistes». Les pressions pour le droit de transférer les contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) dans le but de donner carte blanche aux monopoles pour piller et dévaster les régions en plaçant les CAAF où bon leur semble s'accentuent. À Belleterre, en Abitibi-Témiscamingue, la compagnie Commonwealth Plywood fait pression sur le gouvernement pour transférer le CAAF à Sainte-Thérèse, près de Montréal. Les travailleurs de l'industrie forestière et les citoyens de Maniwaki, en Outaouais, se mobilisent contre le transfert du CAAF. Le maire de La Doré, au Lac-Saint-Jean, Jacques Asselin, expliquait que les monopoles forestiers tentent de profiter de la situation pour écraser les petites entreprises forestières pour récupérer. «Nous ne laisserons pas ces entreprises dépouiller nos villages pour amener les CAAF à Montréal», déclarait-il.

Les politiques des riches contribuent à cette crise en laissant les monopoles se servir dans les ressources naturelles et le trésor public avec leur programme pour accélérer l'annexion aux États-Unis. L'Accord sur le bois d'oeuvre résineux en est un bon exemple. Le Marxiste-Léniniste soulignait avec justesse: «Ils [les monopoles forestiers] se sont servi du conflit et de l'entente proposée pour accroître leur contrôle des sources de matières premières et des politiques gouvernementales sur l'exploitation forestière en bafouant la souveraineté du Canada et pour se garantir un surplus de main-d'oeuvre dans les communautés forestières de manière à pouvoir exercer une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.» (LMLQ numéro 71, 19 septembre 2006)

Le gouvernement Charest n'entend rien faire pour résoudre la crise sinon concocter un plan pour mettre encore plus d'argent dans les poches des monopoles. En effet, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a averti que «la crise pourrait durer encore de 18 à 24 mois». Pourtant, unanimement les travailleurs demandent au gouvernement qu'il intervienne en leur faveur pour assurer l'avenir des régions et garantir leurs moyens de subsistance.

(Le Marxiste-Léniniste - Gabriel Girard-Bernier)

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Actualité - Destruction brutale de l'industrie forestière au Québec et en Ontario

En moins de 24 heures, Abitibi-Consolidated et Domtar ont annoncé l'une après l'autre de nouvelles fermetures d'usines de sciage, portant un autre coup dévastateur à l'industrie forestière du Québec et de l'Ontario. Le Québec est particulièrement touché par cette nouvelle vague de fermetures. Pour avoir une idée de l'ampleur de la destruction des forces productives, au cours des 18 derniers mois, 116 scieries ont fermé au Québec, soit près de 50% du nombre total, et 10 000 travailleurs ont perdu leur emploi. Ces fermetures ont également des conséquences graves pour les travailleurs de chantier, les camionneurs qui transportent le bois aux usines, les entreprises locales, les Premières Nations, etc.

Le 10 octobre, Abitibi-Consolidated a annoncé la fermeture de quatre de ses usines au Québec à compter du 16 octobre pour une période indéterminée. Elle a également suspendu ses opérations forestières sur la Côte Nord. Cela signifie la perte de 700 emplois. Les usines ciblées sont à Champneuf en Abitibi-Témiscamingue, Saint- Thomas Didyne au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Saint-Raymond près de Québec et Pointe-aux-Outardes sur la Côte Nord. La scierie de Pointe-aux-Outardes est la plus grande au Québec et sa fermeture menace l'existence d'un grand moulin à papier à Baie-Comeau, où travaillent près de 900 personnes. Cela représente la destruction de 20% de la production de bois d'oeuvre d'Abitibi-Consolidated.

Le 11 octobre, Domtar a annoncé la fermeture de quatre scieries, trois au Québec et une en Ontario, également pour une période indéterminée. Cela signifie la perte de 490 emplois et 450 autres dans les opérations de chantier. Les trois scieries du Québec sont à Matagami, Val-d'Or et Level-sur-Quévillon, toutes en Abitibi- Témiscamingue. Les usines de Matagami et de Val-d'Or ferment le 27 octobre et le moulin de Lebel-sur-Quévillon a fermé ses portes le jour où l'annonce a été faite. À Lebel-sur-Quévillon, les travailleurs de l'usine de pâtes et papiers Domtar étaient en lock-out depuis novembre 2005. L'usine de l'Ontario est à Nairn, dans le nord-ouest de la province. Elle a fermé ses portes le 13 octobre. Nairn est situé près d'Espanola, où Domtar a fait d'importantes mises à pied à son usine de pâtes et papiers en septembre.

Tembec, Cascades et Kruger ont également annoncé des fermetures et des restructurations récemment. D'un seul coup les monopoles forestiers ont détruit la vie de milliers et de milliers de travailleurs et de nombreuses villes risquent maintenant de devenir des villes fantômes.

Les porte-parole de ces monopoles ont blâmé le coût de la fibre et la détérioration des marchés américains, où la majeure partie du bois transformés au Canada est vendus, pour la nouvelle vague de fermetures. Le directeur des Affaires publiques d'Abitibi-Consolidated a très bien exprimé la conception du monde du monopole forestier. Il a dit que les fermetures sont justifiables parce que l'industrie de la construction domiciliaire aux États-Unis a connu une baisse de 26% depuis le début de l'année et que cela a entraîné une baisse dramatique du prix de vente du bois canadien sur le marché américain. Il a dit que le coût de la fibre, de l'approvisionnement et de la transformation continuent d'augmenter et que les deux facteurs combinés ne laissent pas d'autre choix à Abitibi-Consolidated que de réduire sa production pour une période indéterminée.

Il a dit que la solution au problème a deux aspects. Le premier, à court terme, est que le gouvernement du Québec réduise les coûts de l'achat et de la transformation du bois pour les monopoles. Le deuxième est que le gouvernement du Québec et tous ceux qui ont un intérêt dans l'industrie forestière aident la restructuration de l'industrie. Cela veut dire, dit-il, que les grands joueurs doivent être assistés dans leur effort de consolidation, de fusion et de fermetures. Selon lui c'est ce qui mènera au renforcement de l'«économie de base» de l'industrie de manière à ce qu'elle soit en meilleure position pour affronter la concurrence et les marchés changeants. Il dit que l'industrie se heurte à la mentalité de «pas dans ma cour» quand il s'agit de fermer des usines.

Guy Chevrette, ancien ministre péquiste et maintenant président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, dit que pour sortir l'industrie de la crise il faut donner aux monopoles forestiers la liberté de la restructurer. Il a demandé au gouvernement provincial de faciliter la tâche aux entreprises en assouplissant la réglementation. Les monopoles forestiers et leurs représentants considèrent depuis longtemps comme trop rigides les dispositions de la Loi sur les forêts sur les contrats d'approvisionnement. Il serait nécessaire, selon eux, de remplacer les Contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) par un marché ouvert, dont l'effet serait d'accélérer la ruine des communautés forestières.

Le gouvernement Charest a d'abord réagi aux annonces de fermetures en disant que les gens ne devraient pas s'en faire parce que les fermetures ne sont pas permanentes et sont un ajustement temporaire à la situation des marchés aux États-Unis. Pierre Corbeil, ministre québécois des Ressources naturelles et de la Faune, a dit que c'était un phénomène temporaire et a cherché à soustraire son gouvernement à sa responsabilité dans cette affaire en disant que personne n'avait prévu une telle contraction des marchés américains. Un autre ministre du gouvernement Charest a dit que l'industrie allait rebondir «dans 18 à 24 mois» et redevenir profitable.

Face à l'opposition des travailleurs forestiers, Charest a dit que l'industrie forestière au Québec faisait face à la pire crise de son histoire et que c'était devenu la priorité de son gouvernement. Il a promis des mesures pour lui permettre de passer à travers cette période difficile. Le ministre Corbeil a commencé à parler de «crise structurelle». Il a dit que son gouvernement a les mains liées dans une grande mesure par les États-Unis, car ceux-ci pourraient prendre des mesures de représailles s'ils croient que le gouvernement québécois «subventionne» l'industrie forestière en baissant le coût de la fibre. Il a dit que l'industrie forestière au Québec ne serait plus jamais la même une fois restructurée.

Les syndicats ont également commenté la situation. la CSN a demandé au gouvernement Charest de créer un comité de gestion de crise. Elle a proposé un programme en cinq points: programmes de formation pour les travailleurs pour les aider à se trouver un nouvel emploi; un véritable programme d'aide aux travailleurs de plus de 55 ans; des programmes de modernisation des usines; plus d'argent pour la recherche et le développement et une réforme de la Loi sur les forêts qui n'a pas changé depuis 1986.

La FTQ reproche au gouvernement du Québec d'avoir été trop vite avec la réforme de la gestion des forêts, notamment quand il a réduit de 20% le volume de bois disponible pour la coupe. Elle demande aussi la création d'un comité de gestion de crise. La FTQ est également d'avis que l'industrie forestière ne sera plus jamais la même. Elle n'aura plus le même niveau d'emploi après la restructuration parce que le prix de la fibre est trop élevé et que le volume de bois disponible pour la coupe continuera de diminuer. Elle demande de meilleurs programmes de formation pour les travailleurs forestiers pour qu'ils se trouvent des emplois dans d'autres secteurs et un programme d'aide aux travailleurs de 55 ans et plus. Elle demande au gouvernement du Québec d'aider financièrement l'industrie à offrir des programmes de pré-retraite pour les travailleurs âgés pour que les plus jeunes ne soient pas mis à pied et d'allouer les fonds nécessaires pour la construction de routes afin de réduire les coûts d'accès aux forêts.

Toute la semaine les travailleurs et les populations locales ont organisé des actions contre ces fermetures et pour exiger que le gouvernement défend leurs moyens de subsistance. La seule autre voix censée, à part Le Marxiste-Léniniste, a été celle de Richard Desjardins, chanteur et défenseur de l'environnement, connu entre autres pour son documentaire sur le ravage de la forêt boréale. Il a sommé le gouvernement du Québec de venir en aide aux travailleurs forestiers et aux régions qu'aux entreprises. Son organisation, Action boréale, s'oppose à ce que la surexploitation de la forêt soit érigée en solution. Les entreprises forestières ont déjà démontré leur irresponsabilité envers l'environnement et les régions, dit-il. «Je pense qu'on n'a pas une cenne à leur donner.» «Il faut que tout l'argent, toutes les ressources dont le gouvernement pourrait disposer, aillent à ceux qui subissent actuellement la crise: les travailleurs.»

(Le Marxiste-Léniniste)

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Actualité - Second tour électoral en Équateur - Deux choix contradictions

Avec des résultats qui ont été remis en question par des manifestations de rue face au Tribunal suprême électoral, l’Équateur devra attendre jusqu’au 26 novembre pour choisir le nouveau locataire du Palais de Carondelet entre le multimillionnaire et messianique Alvaro Noboa – qui est arrivé en tête au premier tour avec 26,6% des voix – , et le candidat de Alliance Pays, le jeune économiste Rafael Correa, qui a obtenu 22,51 des voix, aucun des deux n’ayant atteint la majorité nécessaire lors du premier tour des élections présidentielles le 15 octobre dernier.

Comme cela arrive très rarement, le ballottage présente deux projets non seulement bien définis, mais aussi opposés et irréconciliables: celui de Correa et d’Alliance Pays qui privilégie le social et la voie indépendante anti-néolibérale; et celui de Noboa qui se dit avoir été élu par Dieu pour transformer les équatoriens pauvres – 60% de la population –, en classe moyenne sur la base d’un programme qui renforcera les investissements étrangers spéculatifs, le libre-échange, le marché et l’extension de l’accord impopulaire concernant l’établissement de la base militaire de Manta, au sud-ouest de l’Équateur, en soutien au Plan Colombie. Noboa, en outre, a réaffirmé qu’il romprait les relations avec les gouvernements de Cuba et du Venezuela en cas de victoire.

La confrontation, comme l’a déclaré le magnat de la banane, est d’abord idéologique et sur cette base, le candidat de l’extrême-droite et des grands monopoles étrangers a appelé à serrer les rangs contre le choix d’un nouveau pays, représenté par la candidature de Rafael Correa qu’ils diabolisent à l’aide des mêmes arguments utilisés par les forces politiques du capital et la droite vénézuélienne contre Hugo Chavez.

L’ex-ministre de l’Économie du gouvernement d’Alfredo Palacio a été clair: il ne fera pas alliance pour gagner au second tour avec les partis traditionnels, ceux qui font parti de ce qu’il appelle la partitocratie.

Nous préférons perdre mille fois, a déclaré Correa, plutôt que de renoncer à un seul de nos principes car ce sont eux, les représentants de la bourgeoisie, les ennemis du peuple, qui ont mené le pays à une situation d’instabilité et de détérioration dans laquelle se trouve le pays.

Il faut se rappeler qu’Alvaro Noboa, du Parti Rénovateur Institutionnel Action Nationale (PRIAN) et riche homme d’affaires, représente tout ce que les Equatoriens ont combattu et contre quoi ils ont uni leurs forces pour évincer du pouvoir après des manifestations immenses trois présidents: Abdala Bucaram, Jamil Mahuad et Lucio Gutiérrez, démontrant leur capacité de mobilisation et leur fermeté de position face aux représentants du modèle néo-libéral qui a appauvri le pays.

De toutes façons, les résultats de ce dimanche n’ont pas surpris. Depuis 1979 aucun président n’a été élu dès le premier tour. Il n’est pas étonnant non plus que le candidat de Alliance Pays ait été la cible tout au long de la campagne non seulement d’une campagne de discrédit de la part d’une droite locale haineuse mais aussi du puissant voisin du Nord qui n’est pas disposé à voir l’Équateur rejoindre les processus qui se déroulent dans la région d’une alternative anti-libérale et nationaliste et qui ont mis en échec les positions hégémoniques de l’empire.

De là la responsabilité historique de l’électorat équatorien qui doit lutter contre l’apathie des urnes et du modèle de démocratie représentative qui a cessé depuis longtemps de le représenter. Presque 30% des gens n’ont pas exercé leur droit de vote. Il est probable qu’une bonne partie d’entre eux ont été les acteurs des manifestations de rues contre ceux qui ont trahi leur confiance.

Le problème aujourd’hui est de savoir s’ils vont voter pour le programme de la droite et de l’empire, ou s’ils vont unir leurs forces au-delà des désaccords tactiques avec l’une ou l’autre des forces de gauche et élire ce qu’il convient le mieux pour le pays.

Ce dont nous sommes sûrs c’est que ce pays ne sera plus dirigé par ceux qui ont pillé l’Équateur durant des dizaines d’années, utilisé la politique pour s’enrichir et exclure et marginaliser le peuple.

L’alternative est la suivante le 26 novembre: ou ils votent pour la continuité, ou ils décident de construire un nouvel Équateur de tous pour le bien de tous.

(Granma International - Nidia Diaz)

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lundi, octobre 16, 2006

Actualité - Ecuador Vote System Collapses

Quito, Oct 16 (Prensa Latina) - Ecuador's Brazilian E-VOTE rapid vote-count system collapsed at dawn Monday after 70 percent of the votes were counted, which partial count was accused of irregularities as well.

Electoral Supreme Court (TSE) member Patricio Torres confirmed E-VOTE broke its five million dollar contract commitment to deliver presidential election results on Sunday and congressional winners after midnight Sunday.

The TSE is meeting today to analyze the situation while TSE chief Javier Cazar said the 10-month planning allowed the election itself to proceed without a hitch.

However, Jimmy Jairala, spokesman for the center-rightwing PRE -- Roldosist Party, affirmed that "hackers" entered the country and carried out a digital fraud, including scanning so votes were not secret.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - U.S. Fears Growing Resistance, Organizes to Criminalize Ideology

In recent speeches outlining the government’s strategy for “the global war on terror,” President George W. Bush has emphasized that “The war we fight today is more than a military conflict; it is the decisive ideological struggle of the 21st century.” He said, “On one side are those who believe in the values of freedom and moderation — the right of all people to speak, and worship, and live in liberty. And on the other side are those driven by the values of tyranny and extremism — the right of a self-appointed few to impose their fanatical views on all the rest. As veterans you have seen this kind of enemy before. They’re successors to Fascists, to Nazis, to Communists and other totalitarians of the 20th century,” (speaking to the American Legion Convention, 8/31/06). He more generally referred to the need to combat “radical extremism,” and what he calls “absolute hostility towards America.”

Making clear that he is speaking not only as the defender of U.S. imperialism but as the defender of the world system of imperialism, Bush said, “The security of the civilized world depends on victory in the war on terror, and that depends on victory in Iraq. So the United States of America will not leave until victory is achieved.” He elaborated this further when speaking to the Military Officers Association. He presented the vision of the “terrorists” as a “unified totalitarian Islamic state,” stretching from the Middle East to Southeast Asia. He then emphasized, “These violent extremists know that to realize this vision, they must first drive out the main obstacle that stands in their way — the United States of America,” (9/5/06). Again speaking to the need to win the ideological struggle, he added, “All civilized nations are bound together in this struggle between moderation and extremism. By coming together, we will roll back this grave threat to our way of life.” It is this imperialist way of life Bush is defending, against all those who oppose it, including Americans.

The enemies, for the U.S. rulers, are the resistance movements, including those in Iraq, Afghanistan, Palestine and Lebanon, countries like Iran, and the resistance here in the U.S. The government is organizing to attack resistance, including targeting people and organizations for their views and words alone.

Bush spent most of his speech to the Military Officers Association quoting the words of those he has branded “terrorists,” like Hizbollah and the president of Iran. The White House released an entire “fact sheet,” titled “In Their Own Words,” with quotes of various kinds. Bush sites, for example, the stand by Hizbollah in support of the Palestinians and against U.S. imperialism. This is expressed in the slogan “Death to America.” The president of Iran is quoted as saying, “I am telling you [major powers], if you do not abandon the path of falsehood and return to the path of justice, your doomed destiny will be annihilation, misfortune and abjectness.” These quotes are included in a section labeled “The Terrorists On Their Absolute Hostility Towards America.”

It does not take much to see that very similar words and banners by Americans, rejecting Bush’s lies, saying “Down with U.S. Imperialism” and similar content, can equally be branded as that of the enemy. The imperialists are recognizing the growing anti-imperialist stand within the U.S. movement and seeks to block it by branding it as “terrorist” and the “ideology of radical extremists.” They recognize the danger to their system of Americans taking their stand with the world’s peoples and opposing U.S. aggression and the entire system of imperialist oppression and exploitation.

The government is attempting to discredit the resistance movement inside the U.S. by branding it as the product of a propaganda and media campaign by Osama Bin Laden and al-Qaida. They are preparing the ground to criminalize simply the expression of anti-government and anti-imperialist views.

Bush, and the White House fact sheet, emphasized that Bin Laden has organized a media campaign “to create a wedge between the American people and their government,” and to “create pressure from the American people on the American government to stop their campaign against Afghanistan.” The campaign includes putting forward that Americans are being sacrificed for the interests of big business and will suffer losses, financially and in casualties.

In this manner, the government is trying to make it appear that much of the content being raised by a wide range of fighting forces — such as opposing the military budget, opposing the massacres of Iraqis and demanding that all troops be brought home, exposing and condemning the role of the military monopolies pushing war — are all the work of Osama Bin Laden. The notion is being pushed that anyone who is against the government, or reflects these views, are dupes of foreigners, whether it be Bin Laden, the Iranians or Hizbollah.

For the U.S. rulers, resistance to imperialism can only be foreign, not American made. For them, even to think is to be un-American. Instead, Americans are to submit and, as Bush suggested after September 11, go shopping. Anything else is hostile to the U.S.

Bush also specifically attempts to target leading forces, especially the revolutionary and communist forces, in the U.S. and worldwide. He does this with the tried and true method of the imperialists, to attempt to equate communism with fascism, just as there is the attempt to brand the resistance by the Islamic countries and forces as “Islamofascism.”

In addition to comments such as that above, that the resistance movements represent the “successors to Fascists, to Nazis, to Communists and other totalitarians of the 20th century,” Bush specifically emphasizes, referring to the “terrorists,” that “we need to take their words seriously.” After the referring to various quotes, such as those about Bin Laden’s media campaign, Bush refers to Lenin, leader of the proletarian revolution in Russia. He specifically refers to Lenin’s work “What is to Be Done?” Two main features of this work are the need for a communist party of the working class and the need for the independent press of the working class as a critical part of its organizing for revolution. Bush next refers to Hitler and the Nazis. He then says, “We’re taking the words of the enemy seriously. We’re on the offensive, and we will not rest, we will not retreat, and we will not withdraw from the fight, until this threat to civilization has been removed.”

It is no accident that Bush targets revolution and the need for a revolutionary press as an integral part of this ideological struggle of the 21 century. The ruling circles are preparing the grounds to openly attack and eliminate the work going forward to develop an independent press serving the interests of the working class and peoples — work that includes websites, newspapers, radio shows and more.

The effort to criminalize ideology shows that U.S. imperialism is desperate to prevent its own defeat. There is a fierce ideological struggle being waged by the working class and peoples against imperialism and the imperialist world outlook, which says the world’s peoples are nothing, which says there is no alternative to the present chaos, destruction and war, which says there is no future. And this struggle is being led by the communist and revolutionary forces guided by their proletarian world outlook.

(Voice of Revolution)

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Actualité - Japan Can Never Evade Settlement of Its Past

October 16 (KCNA) - Japan has become more vociferous over the "abduction issue" after the emergence of a new Cabinet. Commenting on this, a Rodong Sinmun analyst Monday says: Japan should do what it should, instead of persisting in drum beating over the already settled "abduction issue".

Abe, the new prime minister of Japan, in his statement released upon the inauguration of the new Cabinet, expressed his intention to set up what he called "headquarters of measures on the abduction issue", while the new chief Cabinet secretary let loose a string of rubbish, claiming that the "abduction issue" should be discussed at the United Nations, too, and the opening of diplomatic ties between Japan and the DPRK was unthinkable without its solution. It is needless to say that this is intended to increase pressure upon the DPRK by internationalizing the issue.

The "abduction issue" over which the Japanese authorities are raising terrific outcries has already been solved. When it comes to this issue, it is a crucial matter over which the DPRK should file charges against Japan. Under the Japanese imperialists' military occupation and rule over Korea, well over 8.4 million Koreans were abducted and whisked away to be over driven at deadly battle fields and sites of backbreaking toil, at least one million of them meeting their death. And more than 200 thousand Korean women were abducted and taken away to be forced to sexual slavery for the Japanese imperialist aggression army.

In recent years, anti-DPRK organizations and figures of Japan, under the backstage manipulation and instigation of the plot-breeding centers of the U.S. and Japanese governments and right-wing conservative forces, have swarmed into areas bordering on the DPRK and threw espionage and subversive networks to be engaged in the whole gamut of malicious maneuvers against the DPRK while abducting DPRK citizens by mean and crafty means including appeasement and deception and taking them to Japan.

What Japan should do before anything else is to settle the crimes of the Japanese imperialists in abducting and taking away Koreans by force in the past and the issue of abduction of DPRK citizens in recent years.

However, Japan, like the guilty party filing the suit first, keeps raising a hue and cry over the "abduction issue," seeking to internationalize it.

One of the criminal purposes sought by Japan in persistently kicking up dust over the "abduction issue" is to divert elsewhere the concerns and alert of the international community against Japan's moves for becoming a military giant and launching reinvasion.

The pressing issue in the DPRK-Japan relations is for Japan to atone for its past crimes against the Korean people at an early date. Japan can never evade the settlement of the past. The Japanese authorities would be well advised to be aware of this and behave with discretion.

(Korean Central News Agency)

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Actualité - Les USA livrent une guerre sale contre le Venezuela à l’ONU

Caracas — Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a soutenu ce dimanche que les États-Unis «ont activé tout une opération de guerre sale» contre son pays pour empêcher qu’il obtienne un poste non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, au cours du vote de ce jour.

«À cet instant, les États-Unis ont activé toute leur opération de guerre sale contre le Venezuela. (L’ambassadeur Francisco) Arias Cardenas m’a dit que le combat s’est déjà converti en un corps à corps», a dit Chavez au cours de l’inauguration d’une voie ferrée en banlieue de Caracas.

«Les délégués des États-Unis se promènent dans les couloirs (du siège des Nations unies). Si Arias parle avec un ambassadeur, dès son départ il en apparaît cinq des États-Unis», s’est exclamé Chavez.

Le Venezuela dispute avec le Guatemala un siège non permanent au Conseil de sécurité et aujourd’hui lundi on décidera par vote de l’Assemblée générale quel pays l’occupera.

Pour obtenir ce siège, il faut 128 votes, se qui équivaut à deux tiers des membres de l’Assemblée générale.

Le Venezuela peut compter jusqu’à maintenant sur les votes des pays du Mercosur, de la communauté caribéenne, de la Ligue arabe, de l’Union africaine, de la Chine et de la Russie.

(Granma International)

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Actualité - Félicitations aux petits partis!

La Cour supérieure de l'Ontario invalide certaines dispositions discriminatoires de la Loi électorale du Canada

Jeudi le 12 octobre, la Cour supérieure de justice de l'Ontario a invalidé les dispositions énoncées au paragraphe 435.01 de la Loi électorale du Canada qui excluent certains partis politiques enregistrés de la subvention d'État fondée sur le principe du nombre de votes obtenus. La Cour a jugé que l'exclusion des petits partis est inconstitutionnelle. Le paragraphe 435.01 a été introduit dans la loi électorale par le projet de loi C-24, Loi modifiant la Loi électorale du Canada et la Loi de l'impôt sur le revenu (financement politique), en juin 2003 et est entré en vigueur le 1er janvier 2004. La loi C-24 instituait des limites sur les contributions politiques des personnes mais surtout des syndicats et des entreprises. Pour compenser pour la perte de contributions, elle augmentait le pourcentage de dépenses électorales pouvant être remboursées par l'État: de 22,5% à 50% pour les partis politiques et de 50% à 60% pour les candidats. D'autre part, elle établissait pour la première fois un système de subventions des partis politiques en fonction du nombre de votes obtenus, soit 1,75$ par vote sur une base annuelle (ajusté à l'inflation). Dans les deux cas la loi établissait un seuil d'admissibilité basé sur le nombre de votes reçus.

Dans son jugement, le juge Ted Matlow de la Cour supérieure requiert également que l'État doit verser les sommes dues aux partis politiques à qui on a nié l'accès aux subventions, rétroactivement à partir de 2004, avec intérêts.

Le juge Matlow écrit:

«Je considère que l'existence d'un seuil diminue la confiance publique dans le processus électoral et encourage une perception publique que le seuil n'existe qu'à l'avantage des grands partis politiques qui forment le gouvernement en alternance et qui sont en position de le maintenir.»

Le Parti marxiste-léniniste du Canada félicite les petits partis politiques et l'équipe d'avocats menée par Peter Rosenthal et Amanda Rogers de la firme Roach, Schwartz & Associates pour cette victoire dans la contestation de dispositions injustes de la Loi électorale du Canada.

La contestation des dispositions sur le seuil a commencé par des appels lancés au gouvernement libéral en 2003 lui demandant d'abroger les dispositions discriminatoires pour éviter une contestation aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés. Les petits partis avaient dénoncé la violation des droits dans la loi C-24 avant qu'elle ne soit déposée à la Chambre des communes ainsi que lors des audiences du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Lorsque la loi a malgré tout obtenu l'assentiment royal, les petits partis ont tenu une conférence de presse et envoyé des lettres au gouvernement.

Le gouvernement libéral a tenté d'éviter la contestation juridique en promettant une révision des dispositions sur le seuil par le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, mais cette révision n'a jamais eu lieu. Lorsque le gouvernement conservateur a été élu, il a annoncé son intention de déposer une loi sur la responsabilité sans même tenir compte du fait que la loi des élections faisait l'objet de contestations juridiques. Et plus récemment le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre a mis à son ordre du jour la révision des dispositions sur le seuil sans même reconnaître que l'équipe d'avocats du procureur général du Canada s'est vu assigné la tâche de défendre ces mêmes dispositions.

L'invalidation du paragraphe 435.01 sur la Loi électorale du Canada prouve encore que la loi électorale contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés. À part les dispositions qui ont été invalidées, il y en a d'autres qui limitent les avantages aux partis politiques basées sur des critères qui sont contraires au principe de l'égalité devant la loi. Par exemple, les dispositions sur la radiodiffusion qui portent atteinte au droit de l'électorat à un vote informé, distribuent le temps d'antenne aux partis politiques enregistrés sur la base du nombre de vote reçus à l'élection précédente, le nombre de représentants qu'ils ont à la Chambre des communes et le nombre de candidats. En plus des dispositions qui violent l'égalité des partis politiques devant la loi et les droits des citoyens tels que reconnus par la Charte, les droits des candidats indépendants sont entièrement submergés par les privilèges accordés aux partis politiques représentés à la Chambre des communes, privilèges qui ont le soutien de l'appareil d'État et qui servent d'influents intérêts économiques.

Le gouvernement Harper doit maintenant répondre au jugement de la Cour supérieure de l'Ontario. Il a trente jours pour le faire. Entre-temps, le projet de loi C-2, la Loi fédérale sur la responsabilité, fait elle-même l'objet de contestations puisqu'elle inscrit d'autres violations des droits politiques dans une loi qui est encore une fois déclarée inconstitutionnelle par les tribunaux. Le projet de loi sur la responsabilité est déjà rendu au Sénat et le gouvernement Harper fait des pressions pour qu'il soit adopté le plus rapidement possible.

Reste à voir comment les choses vont se passer, mais il demeure que la loi électorale du Canada n'a jamais encore été revue à la lumière de la Charte des droits et libertés ajoutée à la constitution du Canada en 1982. Les gouvernements successifs ont plutôt adopté comme stratégie de combattre toutes les contestations juridiques, de refuser les décisions des tribunaux en ce qui concernant le problème de fond, à savoir qu'il y a violation des droits démocratiques politiques. Ils n'ont fait qu'apporter des palliatifs, lesquels servent toujours leurs intérêts uniquement. Aucun des nombreux correctifs apportés au fil des années n'effleure même la loi fondamentale qui est censée établir le cadre de l'exercice du droit d'élire et d'être élu.

C'est assez!

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dimanche, octobre 15, 2006

Actualité - Un grand rassemblement en Bolivie réaffirme le soutien du peuple à Evo Morales

La Paz, le 12 octobre – Des milliers d’indigènes et de paysans ont assisté aujourd’hui à La Paz, siège de l’exécutif de Bolivie, à un grand rassemblement qui s’est transformé en une manifestation de soutien au président Evo Morales, dont le gouvernement a été confronté ces derniers jours à des rumeurs de coup d’Etat.

« Cette révolution démocratique culturelle avec Evo Morales ou sans Evo Morales va de l’avant, personne ne pourra stopper le changement en Bolivie, mes sœurs et frères », a affirmé le dirigeant.

L’agence DPA a indiqué que près de 30 000 personnes, brandissant des drapeaux argentins, colombiens, équatoriens, entre autres pays, se sont donnés rendez-vous sur la Place des Héros, dans le centre de La Paz.

« Ils vont tenter de nous offenser, de nous humilier, de nous arrêter », a ajouté Morales, et il a souligné que « personne ne va arrêter l’Assemblée constituante, personne ne va arrêter le redressement, la nationalisation de nos ressources naturelles ».

AFP a rapporté que le président bolivien avait fait l’éloge des programmes d’alphabétisation, qui concernent quelque 250 000 personnes dans son pays, et l’Opération Miracle, qui consiste à réaliser des opérations chirurgicales gratuites à des personnes pauvres atteintes de diverses maladies des yeux par des médecins cubains.

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Actualité - Dangerous U.S. Moves to Force "Preemptive Strike Strategy" Debunked

October 12 (KCNA) - The U.S. war-thirsty forces are these days stooping to a plan to establish what they call Korean Peninsula air battle command which would perform a U.S. air force strike mission under the U.S. Pacific Command when they provoke a Korean war. Synchronizing with this, the U.S. Defense Department announced that the U.S. would sell a "patriot" missile system worth 1.5 billion U.S. dollars to south Korea. Commenting on this, a Rodong Sinmun analyst Thursday says:

This is a highly dangerous scheme on the part of the United States to gain "upper hand in strength" and force its "preemptive strike strategy" at whatever cost. This testifies that they have made the provocation of the second Korean war a fait accompli.

Pentagon has already reorganized the U.S. 8th army in south Korea and the 3rd army in the U.S. mainland into a field army and rounded off an integrated operational command system over the large forces of the U.S., Japan and south Korea. The establishment of the new Korean Peninsula air battle command of the U.S. means, in the final analysis, that not only the U.S. air force in the Asia-Pacific region but also its air force in the mainland will take part in the operations of this command.

The projected establishment of the command is intended to boost the preemptive strike capacity of the U.S. air forces in preparation for a war of aggression against the DPRK. Linked with it is the decision to sell a vast "patriot" missile system to south Korea.

The establishment of the afore-said command is, immediately that of an air commanding body for a "preemptive attack" on the DPRK. This scheme is a patent proof that the Korean war scenario of the U.S. imperialists has entered a practical stage.

If the dangerous military strategy of the U.S. is pushed ahead, it will destroy the military strategic balance and stability in the Korean Peninsula and the Asia-Pacific region and add fuel to the arms race and military confrontation among the countries interested in this area strategically.

(Korean Central News Agency)

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Actualité - La politique étasunienne du "deux poids, deux mesures" • De «bons» murs et de «mauvais» murs

Avec l’adoption de la loi infâme qui permet la construction d’un mur de plus de 1000 km2 tout au long de sa frontière sud, l’administration républicaine de George W. Bush a payé d’un soufflet au président Vicente Fox les six ans de docile servilité dont son gouvernement a fait preuve, en trahissant même les principes qui ont historiquement régi la politique étrangère du Mexique.

Le mur occupera 40% de la frontière mexicano nord-américaine, très surveillée, avec en outre l’emploi de radars, de caméras infrarouges, d’avions téléguidés et de patrouilles militaires. Les zones les plus inhospitalières seront exemptes de construction. Là-bas la mort sera certaine et inévitable.

Sans compter le fait qu’il laisse au nouvel élu Felipe Calderon une situation conflictuelle qui est la dernière chose à laquelle aspirait le tout nouveau dirigeant pour son accession précaire au pouvoir au milieu d’une victoire contestée – bien que ratifiée – dans les urnes.

Les immigrants mexicains ont été utilisés par la Capitole et la Maison Blanche comme monnaie d’échange pour contenter un électorat républicain, conservateur et raciste, qui pourrait priver ses coreligionnaires lors des élections du 7 novembre prochain de la majorité dont ils bénéficient au Congrès s’ils ne font pas preuve de fermeté en verrouillant les frontières avec le Mexique, perdant ainsi la possibilité d’ordonner d’une manière intégrale le flux migratoire entre les deux pays. Et ils démontrent une fois encore le « deux poids deux mesures » de leur politique hégémonique en admettant l’existence de « bons » murs et de « mauvais » murs.

Il n’est pas vain de rappeler que, durant plus de 40 ans, le Mur de Berlin a constitué l’argument de prédilection des campagnes de discrédit contre le socialisme en Europe de l’Est et le fondement médiatique de la Guerre froide.

Aujourd’hui, cependant, Washington et Tel Aviv construisent des palissades contre les Mexicains et les Palestiniens qui dépassent de beaucoup les 144 kilomètres qui séparaient Berlin-Ouest de Berlin-Est, sans que cela scandalise les leaders occidentaux ni les multinationales de l’information qui négligent ce thème dans leurs politiques éditoriales.

On ne comprend pas pourquoi les immigrants mexicains arrivés illégalement par cette frontière soient criminalisés, alors que les Cubains, arrivés souvent par le même endroit ou par la mer de la main de trafiquants d’êtres humains, bénéficient de la Loi de l’Ajustement qui les légalise et leur donne la possibilité de résidence pour le simple fait d’être instrumentalisés par l’empire dans sa guerre contre la Révolution cubaine.

La politique intérieure, une fois de plus, est devenue la raison des aberrations de la politique extérieure des Etats-Unis. Pas d’engagements ni d’alliés, seulement des voix pour continuer de complaire aux secteurs les plus rétrogrades de la société nord-américaine.

Le fanfaron de George W. Bush a du céder devant ces intérêts et se débarrasser une fois pour toutes de ce problème migratoire qui devenait gênant pour lui sur le plan de la politique intérieure. Le dimanche 8 septembre, des immigrants mexicains – qui sont en tout 12 millions, dont la moitié de sans-papiers – ont manifesté dans les rues contre la construction du Mur de la honte, une action qui pourrait se répéter et faire boule de neige.

D’un côté comme de l’autre, des voix s’élèvent contre la décision du Congrès et de l’Exécutif étasunien, dont celles de l’Assemblée législative mexicaine elle-même où à la quasi unanimité, les huit groupes parlementaires qui la composent ont énergiquement critiqué le feu vert donné à l’extension de la construction du mur en la qualifiant de malheureuse et d’erronée, car, ont-ils expliqué, elle n’empêchera pas les sorties illégales mais encouragera au contraire l’utilisation de moyens les plus compliqués et mortels pour ceux qui sont prêts à franchir la frontière.

Le propre gouvernement mexicain a exprimé son rejet car « cela froisse » les relations bilatérales.

Le chef des démocrates au Sénat, Harry Reid, en exprimant son désaccord, a sagement mis en garde : « Nous pouvons construire le mur le plus haut du monde, mais cela ne résoudra pas notre système d’immigration, qui a échoué ».

La Commission mexicaine des droits de l’homme a souligné qu’une telle mesure allait encourager « encore plus le crime organisé à la frontière, engendrer davantage d’insécurité, plus de violence sordide, plus de morts d’immigrants ».

Seulement durant le sextennat de Fox trois millions et demi de mexicains ont traversé la frontière illégalement dont 2 000 d’entre eux ont perdu la vie, sans compter les morts non officiellement enregistrés.

Le Mur a été adopté. L’empereur a ratifié la décision des législateurs. 40% de la frontière mexicano-nord-américaine sera fortement surveillée, avec en outre l’emploi de la haute technologie, comme des radars terrestres, des caméras infrarouges, des avions téléguidées et des patrouilles militaires qui n’auront aucune pitié.

Les secteurs de la Californie, de l’Arizona, du Nouveau-Mexique et du Texas ont été renforcés. Un milliard deux cents millions de dollars ont été dépensés jusqu’à présent pour sa construction, estimée à plus de 6 milliards de dollars.

Seuls les zones dépeuplées et inhospitalières resteront exemptes de construction. Là-bas la mort sera certaine et inévitable.

On parle peu, cependant, du nœud du problème. Les sans-papiers mexicains seront considérés comme des criminels et des terroristes car le mur continuera d’être construit – 120 km sont déjà construits –, sous le mobile de la sécurité nationale nord-américaine, le même qui depuis le 11 septembre sert de prétexte à Washington pour ses pires félonies dans le monde entier.

Ce que l’empire et les gouvernements de la région comme celui de Fox passent sous silence, c’est que ces sans-papiers sont l’expression concrète des inégalités économiques entre les Etats-Unis et ses voisins à la suite de l’imposition d’un modèle qui a appauvri et exclu historiquement les latino-américains sur leur propre sol, et pour lesquels, comme l’ont avancé certains, le Nord du Rio Bravo est devenu l’unique solution.

(Granma International - Nidia Diaz)

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Actualité - The Sorcerers and Their Apprentices Put a Spell on Canada: A Tale of Planned Genocide Based on the U.S. Model

The Indian Affairs Minister, Jim Prentice, has announced a new policy of forced "privatization" of Indian lands. This is a repeat performance of what happened in the United States where there was a mass execution of Indians. "The only good Indian is a dead Indian" is an old policy that is being introduced in a new form by Canada all gussied up in star studded robes topped off with a dunce cap and a political broom.

The sorcerers are trying to mesmerize the Canadian people into a stupor. They want to see them march lockstep toward their own destruction. Those being used are going to get nothing out of it. Only the sorcerers will benefit. The apprentices like Gary McHale, Marie Trainer and all those professional rioters who have been attacking the Indigenous people at Six Nations will one day walk into the middle of a big public inquiry into all their shenanigans. Videos and cameras will show who has been physically involved and sent in to run around like madmen attacking Indigenous elders, women and children. The sorcerers in the background will fly off on their brooms unnoticed to count their money down in Texas.

How do the sorcerers do this? They seem to look normal. They make promises to their apprentices who are suffering from the "oil disease" of the mind we call "owista" which leads them to believe that mega millions await them after their performances. They need a scapegoat so they are targeting the Indigenous people. Just like Hitler picked the Jews as the scapegoat for the Germans.

The sorcerers are directing people at us as being the cause of all their problems. To the sorcerers we aren't even human beings.

No one ever forgets those people and children lying dead in the snow after the massacre of our people at "Wounded Knee." They want a repeat of this picture and others of unwanted Indians starving and homeless with no place to go. They want us to die or migrate from our lands to the inner cities where we can die as alcoholics and derelicts on the streets or killed in their jails. The system of privatized prisons are becoming the biggest "reservations" on Turtle Island.

This is what happened to our people in the United States.

The Sorcerers and their Apprentices who run the "Tower of Power" in Ottawa got the old U.S. recipe for concocting "Indian Termination." They are going to use the old colonial broom and sweep us into their toxic brew to disappear from the face of the earth so they can make a final claim to our land and resources. Where does this idea come from? In 1887 the U.S. passed the General Allotment Act to break up indigenous governments, abolish Indian communities and force Indians to assimilate into white society. They divided up the communally owned lands into private plots to break up Indian nations and bring "whites" in to "civilize" those who did not die out.

It was catastrophic. The Indians were never consulted. Most lands left were not suitable for farming. To stave off starvation many were forced to sell their lands for very little or they were forced to foreclose on them for not paying taxes.

Of the 140 million acres under Indigenous control, only 50 million acres remain. Of course we still have aboriginal title to Turtle Island as long as there is one Indigenous person left that adheres to the traditional ways.

In 1934 the allotment system was abolished. Congress passed the Indian Reorganization Act "to rehabilitate Indian economic life." It recreated new land bases and reorganized the Indigenous communities.

During the 1950's Congress brought in "termination" which was the forced dissolution of our land bases. This brought Indigenous people to the brink of collapse. At the same time they passed to the states jurisdiction over criminal and civil matters without the consultation or consent of the Indigenous people. The states which were the traditional enemies of the Indians had always wanted control over Indian lands and resources but did not want responsibility to provide services to Indians because they had no agreements or treaties with them, so they argued.

In 1968, President Lyndon Johnson denounced termination and declared: "We must affirm the rights of the first Americans to remain Indians. We must affirm their rights to freedom of choice and self-determination." They started to reverse termination when it was too little too late.

In their cauldron the Sorcerers and their apprentices are cooking up their potion. They think that Canada has the power to wipe out Indian nations with or without theirs or the Canadian peoples' consent. Canadians are being suckered into committing genocide by a U.S.-based sorcerer. The sub-sorcerer is in Canada. In Canada the sorcerer's apprentices are known as "band councils" which they've incorporated under their laws. These apprentices have no choice but to do what their bosses tell them because of their greed. They've been socialized as not being successful as human beings unless they live a certain colonial lifestyle. Their only access to this as Indians is to be sell-outs. The people standing up to all of this are the traditional indigenous people who have many non-native supporters.

Canada must not adopt this illegal U.S.-made policy to do away with Indigenous people in Canada. Call your Member of Parliament and tell them you don't agree with the Conservative government's policy of genocide. They are puppets of the corporate controllers of the Republican Party in the U.S. who are running the Conservative agenda in Canada.

It is frightening not just to the indigenous people but to all Canadians when they cannot see what is in store for them. Don't think they're going to stop with us. They plan to take over everyone. The U.S. has always wanted to reverse their defeats in 1776 and 1812 when the Iroquois helped the British stop the American invasion. They've always wanted to take over Canada, the first place they ever tried. The protection from encroachment of the Six Nations as British allies is set out in the Haldimand Proclamation 1784. It was not a grant of land. It was a contract to stop encroachment. Canada, you've breached this contract. You better make it right immediately! The world sees that you do not honor your international promises.

Please come down on Sunday October 15th to Six Nations for the "Peaceful Potluck" to celebrate the reclamation of our land. Contact thebasketcase@on.aibn.on.

(Mohawk Nation News - Kahentinetha Horn)

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jeudi, octobre 12, 2006

Actualité - Porto Rico : Le monde appuie les prisonniers politiques

Eduardo Villanueva, président du Comité des droits humains, a réitéré sa conviction que la communauté internationale ne restera pas indifférente et n'attendra pas la libération de quatre prisonniers politiques portoricains aux États-Unis.

Des milliers de Portoricains se sont ralliés à lui lors d'une manifestation le 8 octobre pour exiger la libération de ces personnes emprisonnées pour avoir combattu pour l'indépendance nationale.

Villanueva a dit espérer que le président George W. Bush réagisse à la demande suite aux actions de masse à San Juan pour la libération d'Oscar Lopez, Carlos Alberto Torres, Haydee Beltran et Jose Perez Gonzalez. Lerez Gonzalez a été condamné à cinq ans de prison pour avoir détruit des emblèmes de la présence de la marine américaine à Vieques, après l'évacuation de l'île par l'armée américaine le 1er mai 2003.

«Rien n'est impossible», a-t-il dit, rappelant qu'en 1976, en plein milieu de la Guerre Froide, le peuple portoricain avait obtenu la libération de Lolita Lebron, Rafael Cancel Miranda, Irving Flores, Andres Figueroa Cordero et Oscar Collazo.

En 1999, Villanueva a contribué à la campagne pour obtenir du président Bill Clinton le pardon de 12 autres prisonniers politiques liés aux Forces armées pour la libération nationale et à l'Armée populaire Boricua-Macheteros.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Des mineurs victimes du néolibéralisme

La ministre bolivienne Alicia Munoz a condamné le modèle économique néo-libéral qu’elle tient responsable des affrontements au cours desquels dix-sept mineurs ont été tués et des soixante et un autres blessés à Huanuni.

La ministre a déclaré aux médias que la cause des affrontements entre les travailleurs salariés et les coopératives est le modèle économique criminel responsable du licenciement de 30 000 mineurs. Ces mineurs se sont tournés vers la culture du coca, ont émigré ou sont allés grossir les rangs de chômeurs. Elle a ajouté que le processus de changement amorcé par le président Evos Morales pouvait résoudre ce problème ainsi que les autres problèmes accumulés.

La ministre Munoz a noté la volonté des confédérations des mineurs de résoudre la crise et de rétablir le calme à la mine d’étain. Elle a annoncé que Guillermo Dalence remplaçait Walter Villarroel au poste de ministre des Mines parce que ce dernier favorisait les coopératives et que le gouvernement recherchait l’alliance et des avantages pour tous les travailleurs.

Jusqu’à maintenant, les efforts coordonnés du gouvernement, de la police et de l’armée avaient restauré l’ordre et ouvert la voies aux négociations.

Le président Evo Morales a ordonné une enquête sur les événements et a condamné ceux qui cherchent à contrecarrer le projet de l’Assemblée constituante de nationalisation du pétrole, nationalisation qui, par la suite, devrait s’étendre à toutes les ressources naturelles.

(Prensa Latina Latina News)

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Actualité - Stand against the Promotion of Fascism through the “Debate” on the Muslim Women in Veil

Franc-Parler reproduit spécialement cet éditorial du Worker's Daily Internet Edition, un journal britannique, sur un texte du minstre travailliste Jack Straw qui est une véritable provocation contre les musulmans. Un attention importante doit être accordé à ce texte. En effet, certains journaux canadiens ont reproduit dont La Presse qui l'a reproduit au côté d'un texte de Robert Redeker qui est de la propagande fasciste et haineuse.

Jack Straw claimed to want to open a “debate” on the wearing of the veil by some Muslim women. But what is this “debate” – what is the problem? Straw claimed that the veil was a “visible statement of separation”. But the first thing is that the very fact that the Muslim women were visiting his surgery is confirmation that they are engaging in the polity, and it is Jack Straw’s attitude which is confirmation that it is the state which is using cultural and ideological issues to divide the polity and attempt to make the Islamic faith and ideology a badge of “separation”. As an MP, Jack Straw has a duty to represent his constituents and their interests and well-being, as do all MPs. The government as a whole has the responsibility to represent the electorate and serve the public good. It is in contempt of its duty to do otherwise and refuse to recognise all the electorate as equal citizens on the grounds of religion, sex, national origin or any other grounds.

Rather, this “debate” is being promoted in the context of attacking the Muslim communities, and attempting to create a climate of fear and distrust. It is part of the criminalisation of ideologies which do not accord with the prevailing ideology promoted by the government and upheld by the state. It is consistent in the national context with the attempt internationally to impose the “universal” and “civilised” values of British racism and chauvinism. The concept of “racial profiling” is being utilised to declare illegitimate anything other than these values and criminalise Muslims and those of Arab and South Asian national origin simply on account of those qualities. This is a Hitlerite method, the path which under the Nazis led to the holocaust. The whipping up of hysteria through this “debate” in the context of the “war against terror” domestically must not be allowed to sanction a single racist attack, as is its intention, so as to scapegoat Islam or “extremism” or revolutionary communism or any community for the problems of society.

The government must end its incitement against Muslims. The wearing of the veil is not a matter of “choice” or “preference” as Jack Straw and Tony Blair are asserting. The issue is not the right to “choose” to be taken or not, but the right to be, of the right to affirm one’s identity in all its cultural, ideological and human aspects. The government must not be allowed to criminalise these aspects, and the rights of all must be defended by the working class and people.

We call on all our readers to oppose the creation of a psychosis of fear and to organise reasoned discussion among their circles as to the significance of the whipping up of this “debate”, and to take up seriously the defence of Muslims, especially young Muslims and women, and to take a stand against the demand that only those who espouse the so-called British “civilised values” of “tolerance” and “integration” should be admitted as members of the polity. In our view the government is attempting to brand any other values as backward and those that hold them as second class or even zero class citizens, and this must not be permitted.

Take a Stand in Defence of the Rights of All!

(Worker's Daily Internet Edition)

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mercredi, octobre 11, 2006

Actualité - La paix se gagne par la lutte

La réalisation de la paix est une revendication commune de l'humanité et une tâche pressante aujourd'hui. Les forces progressistes et démocratiques du monde doivent faire du XXIe siècle un siècle de réalisation du désir de paix des masses populaires plutôt qu'un siècle d'agression débridée des forces impérialistes.

La paix est l'idéal universel de l'humanité parce qu'elle incarne une caractéristique propre à l'humanité. L'humanité a devant elle la tâche importante de conjurer l'agression et la guerre et de défendre la paix aujourd'hui. Les peuples épris de paix sont la force motrice de cette lutte pour la paix. La paix n'est pas donnée ou garantie spontanément. Les impérialistes sont incapables d'envisager la paix à cause de leur nature agressive innée. La paix peut être garantie seulement par les peuples du monde qui défendent leur indépendance et qui s'opposent d'une seule voie à l'agression, à la guerre et aux provocations des impérialistes.

L'unité est ce qui apporte la victoire à la lutte pour la paix contre la guerre. C'est une vérité historique et une leçon apprise dans le sang que, dans la lutte contre l'impérialisme, la désunion signifie la défaite et que l'unité signifie la victoire.

Les différences d'idées, d'idéologies et de systèmes doivent être mises de côté afin de réaliser l'unité dans l'action de toutes les forces éprises de paix. Tous les pays et tous les peuples du monde désireux de réaliser la paix doivent s'engager dans la lutte contre la guerre, car la lutte est la clé de la paix mondiale aujourd'hui et sa cible principale est l'impérialisme américain. Les États-Unis sont les meneurs d'agressions et de guerres et les saboteurs de la paix du XXIe siècle. La guerre peut être évitée et la paix et la sécurité mondiale peuvent être réalisées uniquement quand tous les pays et tous les peuples désireux de paix et d'indépendance luttent résolument contre les gestes d'agression et de guerre des impérialistes américains. Les peuples du monde doivent élever la voix contre la guerre et l'agression américaine et empêcher en pratique les États-Unis de provoquer la guerre à volonté.

Il faut créer un climat de paix et la cause de la paix peut se réaliser plus tôt quand on porte des coups aux gestes d'agression et de guerre des impérialistes américains partout où ils se manifestent et quand on les désarment et leur infligent la défaite.

Le peuple coréen, d'un commun effort avec toute l'humanité progressiste, combattra résolument les plans de guerre et d'agression des forces impérialistes, et fera ainsi une contribution importante à la cause humaine de la paix.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

(Rodong Sinmun - 28 septembre 2006)

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Actualité - Pas d’accord à l’ONU sur l’essai nucléaire de la Corée du Nord

Nations Unies, le 10 octobre — Les puissances occidentales, avec à leur tête les Etats-Unis, n’avaient toujours pas approuvé à ce jour au sein de l’ONU de sévères représailles contre la République populaire et démocratique de Corée (RPDC) suite à son récent essai nucléaire.

A l’issue du deuxième jour de débats à huis clos, les 15 membres du Conseil de sécurité n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un projet de résolution rendant obligatoire le blocus terrestre, aérien et maritime de la RPDC.

Ce projet autoriserait aussi des unités militaires des Etats-Unis et de leurs alliés à intercepter toutes les marchandises arrivant en territoire coréen ou en partant par mer ou par terre.

Le document actuellement débattu combine plusieurs propositions émanant des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et du Japon, selon des sources diplomatiques qui ont demandé l’anonymat et qui participent aux négociations.

L’ambassadeur des Etats-Unis, John Bolton, a déclaré à la presse que son gouvernement mettra tout en œuvre pour obtenir du Conseil de sécurité une résolution sévère contre la RPDC, tout en admettant qu’il faut négocier davantage pour aboutir à une position commune.

Pour l’ambassadeur d’Argentine, César Mayoral, qui occupe un siège non permanent au Conseil de sécurité, l’essai nucléaire de la RPDC appelle une réaction énergique de la part de la communauté mondiale, mais, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas de perdre la tête. Des fonctionnaires diplomatiques de Corée du Sud ont avancé que Séoul ne soutiendrait pas une résolution incluant un éventuel recours à la force militaire contre la RPDC, informe Prensa Latina.

(Granma International - Tomas A. Granados)

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Actualité - Création d’un groupe pour le durcissement du blocus anticubain

Franc-Parler publie un article du Granma international qui montre les méthodes d'intimidation des États-unis pour rallier tous à leur cause pour maintenir l'île de Cuba isolée du reste du monde. Cependant, les peuples ne sont pas dupes. En plus de promouvoir la souveraineté des nations, Cuba représente un acteur important sur la scène internationale en matière d'aide humanitaire. Lorsque des catastrophes naturelles surviennent, les Cubains sont les premiers à offrir son support par l'envoi de ses médecins qualifiés. Saluons la contribution du peuple cubain!

Miami, le 10 octobre - Un groupe formé par diverses agences du gouvernement des Etats-Unis veillera étroitement à l’exécution du blocus imposé par ce pays à Cuba et poursuivra «fermement» tous ceux qui le violent, informe aujourd’hui le ministère Public fédéral du district sud de la Floride.

La nouvelle a été rendue publique à Miami par Alexander Acosta, procureur fédéral du district. Il a affirmé en conférence de presse que cette initiative avait pour objectif d’« isoler » économiquement le gouvernement cubain et d’«accélérer» la destruction de la Révolution.

Nous avons établi un «groupe de travail spécifique», avec d’autres agences gouvernementales, dans le but de faire respecter le programme de sanctions contre Cuba» et de «poursuivre» ceux qui les violent, a dit Acosta aux journalistes.

Le groupe en question, dénommé «Groupe de travail pour l’exécution des sanctions contre Cuba» est formé par le FBI, le Service d’immigration et de douanes (ICE), le département du Commerce, la Garde côtière, le Bureau pour le contrôle des biens étrangers (OFAC) et le Bureau des douanes et de la protection des frontières (CBP).

Le procureur a averti que ceux qui violent les normes du blocus sont désormais passibles de peines allant jusqu’à dix ans de prison et d’amendes de 250 000 à un million de dollars dans le cas des corporations.

(Granma international)

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Actualité - Britain and Palestine: A Criminal History of Intervention

Tony Blair’s recent visit to the Middle East is the latest example of interference in that region by British governments throughout the last two centuries. Britain’s Prime Minister is yet again posing as the peacemaker, as somebody who has solutions to the region’s problems, but his visit has already led to mass protests. Even before his visit, the Palestinian Prime Minister, Ismail Haniyeh, wrote of the “untold hurt” which the British government had brought to the Palestinian people, and the “historic responsibility of successive British governments for what has befallen our people from the Balfour declaration to the catastrophe of dispossession”. Indeed history shows that selfish economic, geo-political and strategic interests have always guided the interference of British governments in the Middle East in general, and in Palestine in particular. It has used Zionism to further these aims and has ridden roughshod over the rights of the Palestinian and other Arab peoples.

Britain’s interest in Palestine in modern times can be said to have begun in the fist half of the 19th century. In 1839, the British Foreign Secretary, Viscount Palmerston, began encouraging Jewish immigration to Palestine, which was then part of the declining Ottoman Empire, as part of Britain’s policy of supporting this crumbling empire in order to thwart the strategic and territorial ambitions of its economic and political rivals, at that time especially France and Russia. Palmerston argued that Jewish immigrants would owe some allegiance to Britain and would therefore give Britain an indirect influence over Palestine, which occupied an important strategic position in the eastern Mediterranean. He reasoned that Jewish immigration under British influence would in time also create a buffer zone between Egypt and the rest of the Middle East, thus preventing the emergence of Egypt as a strong regional power in the area, which might become a threat to Britain’s interests. In order to further this aim, Palmerston proposed that the Palestinian people should be removed from Palestine and re-settled in northern Iraq. Although no deportation of the Palestinian population took place at that time, Britain’s involvement in the creation of the Palestinian “problem” was clearly demonstrated, as was its pragmatic utilisation of the Zionist movement, which in this period was still in its embryonic stage.

As today, the intervention of Britain and other western powers in Palestine and the Middle East in the 19th century created major instability in the area. As the Zionist movement developed at the end of the 19th century, it sought to reach a closer agreement with British imperialism over the future of Palestine. In the opening years of the 20th century, the Zionist movement established close links with David Lloyd George, the future Prime Minister, Arthur Balfour, the future Foreign Secretary, Herbert Samuel, a future High Commissioner for Palestine and Sir Mark Sykes, who became Chief Secretary of the War Cabinet. The evidence shows that one of the aims of Britain’s political leaders during the First World War, in order to safeguard Britain’s interests in the region, including the Suez Canal, was to annex Palestine and “plant” millions of Jewish settlers

When the First World War broke out in 1914, Palestine therefore remained an important prize to be fought over by Britain and the other big powers. In 1915, the British government made a secret agreement concerning the future of Palestine with the Sherifian monarchy of Arabia (the McMahon-Hussein correspondence), in which in order to gain an alliance with Arab peoples during the war it promised “to recognize and support the independence of the Arabs in all the regions within the limits demanded by the Sherif of Mecca”. However, the following year another secret agreement was made between Britain and France, with the support of the other Entente powers, to divide the entire Middle East region into two “spheres of influence” and place Palestine under international, although largely British, control (the Sykes-Picot agreement). When this secret agreement was made public by the Bolsheviks following the Russian Revolution, the British government sent a reassuring message to Sherif Hussein stating that "the Entente Powers are determined that the Arab race shall be given full opportunity of once again forming a nation in the world ... So far as Palestine is concerned, we are determined that no people shall be subject to another". Even when Allied troops occupied Palestine and other parts of the Middle East formerly under Ottoman rule, such as modern Syria and Lebanon, the British government stated that “the wish and desire of His Majesty's Government that the future government of these regions should be based upon the principle of the consent of the governed, and this policy has and will continue to have support of His Majesty's Government". As if that were not clear enough, at the end of the war the British and French governments issued a joint declaration stating that the war in the Middle East had been fought in order to achieve “the complete and definite emancipation of the [Arab] peoples and the establishment of national governments and administrations deriving their authority from the initiative and free choice of the indigenous populations”.

However, not only had the British government been duplicitous concerning the future of Palestine and the rights of the Arab peoples to self-determination, it had also made entirely contrary declarations of support for the Zionist movement. In 1917, the Foreign Secretary, Arthur Balfour, issued a letter on behalf of the government, the infamous “Balfour Declaration”, declaring its support for the “Zionist aspirations” and the establishment of “a national home for the Jewish people” in Palestine. This Declaration was itself a response to a proposal from the Zionists. According to the Division for Palestinian Rights, established by the General Assembly of the United Nations: “The pivotal role of the Balfour Declaration in virtually every phase of the Palestinian issue cannot be exaggerated…It ultimately led to partition and to the problem as it exists today. Any understanding of the Palestine issue, therefore, requires some examination of this Declaration, which can be considered the root of the problem of Palestine.”

By the end of World War I, the British government had already entered into a firm alliance with the representatives of international Zionism. The 1917 Balfour Declaration by the British government was essentially a joint declaration drafted both by members of the government and the Zionist Organisation in London. The US government was also consulted before this Declaration committing Britain to establishing a “national home for the Jewish people” in Palestine was issued, and it was formally approved by the other big powers the following year. The Declaration broke the agreements that Britain had made with representatives of the Arab peoples during World War I and ignored the rights of the Palestinian people, at that time 92% of the population of Palestine and the owners of 97% of its land. What is more, at the time it was issued Britain had no legal authority over Palestine and claimed to be fighting during the World War I for the rights of nations to self-determination.

By 1918, however, Britain had occupied Palestine and other parts of the Middle East by military means and immediately facilitated the entry of a Zionist Commission into Palestine, which encouraged settler immigration and acted as if it were government in waiting. The so-called “peace treaties” concluded by the victorious powers at the end of the war established both the League of Nations and the system of mandates, by which the major colonial powers were given “trusteeship” over those colonial territories formerly held by the powers that had been defeated during the war.

The Zionists, heavily supported by the British government, also took part in the post-war conference in Paris that led to the division of Arab territory between Britain and France, and once again demanded Palestine as a “Jewish national home”. Britain subsequently gained formal control of Palestine, Transjordan and Iraq and France control of Syria and Lebanon. The only Arab representative at the Paris conference, Faisal, son of Sherif Hussain of Mecca, was entirely dependent on the British government. He advocated trusteeship over Palestine, although he had no authority to speak for the people of Palestine, and was rewarded with a new title, King of Transjordan

The mandates system and the League of Nations recognised the right to self-determination in words but also maintained that certain territories required “tutelage” before being granted political independence. It was also required that the wishes of the people should be taken into account. But in 1919, when Palestinian and other Arab representatives demanded independence for Palestine and other parts of the region and strongly opposed the plans of the Zionists, their demands were ignored. The British government fully recognised the hypocrisy of this policy and Arthur Balfour, the Foreign Secretary, simply argued that in Palestine, Zionism was “of far profounder import than the desires and prejudices of the 700,000 Arabs who now inhabit that ancient land”. Subsequently the Balfour Declaration formed the legal basis for the British Mandate and was approved by the League of Nations. The Zionist Organisation was also recognised as the body that would work with the British government to encourage Jewish settlers and establish in Palestine a “Jewish national home”.

Zionism had become not only the official policy of the British government but with its support also the policy of the League of Nations, the forerunner of the UN.

(to be continued)

(Worker's Daily Internet Edition - September 12 & October 10, 2006)

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mardi, octobre 10, 2006

Actualité - Pas touche à la RPD de Corée

Franc-Parler reproduit un éditorial provenant du Le Marxiste-Léniniste se portant à la défense de la République populaire et démocratique de Corée (RPDC) attaquée de toute part par les grandes avec les États-Unis à leur tête à la suite d'un premier test nucléaire souterrain réussi. Franc-Parler portera une attention particulière aux menaces contre la RPDC par une converture approfondie des évènements dans cette région du monde où les peuples sont menacés par l'impérialisme américain depuis des décennies.

Depuis 24 heures les médias monopolistes nous bombardent de cris d'alarme des plus grandes puissances militaires du monde, les États-Unis en tête, suite à l'annonce par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à l'effet qu'elle a procédé à un essai d'arme nucléaire utilisant une technologie coréenne.

Le gouvernement Bush se fait particulièrement bruyant avec ses appels à l'imposition de sanctions économiques contre la RPDC par la communauté internationale. Dans les médias monopolisés on rapporte que John Bolton, ambassadeur des États-Unis à l'ONU, prépare une résolution en 13 points qu'il présentera au Conseil de sécurité réclamant d'autres sanctions économiques et politiques contre la RPDC. Bolton dit que les États-Unis vont «travailler 24 heures par jour, 7 jours par semaine pour faire adopter la résolution». Mais dans les médias monopolisés l'affaire est uniquement l'objet de désinformation concernant l'histoire de la péninsule coréenne pour que les gens ne parviennent pas à distinguer ce qui est juste et ce qui est injuste.

Tout pays a le droit de se défendre contre l'invasion militaire et de prendre les mesures nécessaires pour défendre son indépendance et sa souveraineté face à l'agression. S'il est vrai qu'il n'est pas dans l'intérêt des peuples du monde ou de la cause de la paix que des armes nucléaires soient fabriquées et stockées sur la planète, tout pays qui tient à coeur son indépendance et sa souveraineté et qui désire exercer son droit à l'autodétermination doit prendre les mesures nécessaires, y compris l'acquisition d'armes nucléaires comme moyen de dissuasion face à l'agression militaire. C'est ce que fait la RPDC. Elle affirme clairement, comme elle le faisait encore le 3 octobre dernier, que son programme d'armes nucléaires n'est pas à des fins agressives, qu'il sert uniquement de moyen de dissuasion face à la menace constante d'une attaque militaire par les États-Unis.

La présence militaire américaine a été une menace à la paix et à la sécurité sur la péninsule coréenne depuis plus de soixante ans, soit depuis la division du pays après la Deuxième Guerre mondiale. Ce sont les États-Unis qui ont introduit les armes nucléaires sur la péninsule coréenne, en violation de l'Accord d'Armistice à la fin de la Guerre de Corée en 1953. L'Accord d'Armistice ne contient pas de garantie de paix comme telle, il n'est qu'un engagement à suspendre temporairement les hostilités. L'histoire témoigne d'une défaite américaine dans la Guerre de Corée. La véritable raison pour laquelle les États-Unis ont accepté de signer l'armistice est qu'ils voulaient maintenir une présence stratégique dans la péninsule et ils l'ont fait en maintenant la nation coréenne divisée et en attisant constamment les tensions. À cette fin, les États-Unis et leurs alliés effectuent régulièrement des exercices militaires menaçants sur la péninsule coréenne ou dans la région en préparation pour un invasion. Ces dernières années, ces exercices militaires comprennent une attaque nucléaire simulée contre la RPDC.

Lorsque le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a été signé en 1970, les peuples du monde espéraient que cela allait mener au désarmement nucléaire et à un monde plus sécuritaire. Les États signataires, qui sont maintenant plus de 180, avaient accepté de limiter l'utilisation de la technologie nucléaire à des fins pacifiques, étant entendu que les États qui possèdent des armes nucléaires respecteraient leur engagement à éliminer progressivement leurs stocks d'armes nucléaires. Mais les espoirs de l'humanité ne se sont pas réalisés. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a soigneusement examiné la technologie utilisée par tous les pays signataires du TNP qui ne possèdent pas d'armes nucléaires, mais les pays qui en possèdent sont dans une grande mesure traités avec une délicatesse exceptionnelle. Alors en pratique le TNP sert plutôt de moyen pour les puissances nucléaires de maintenir leur monopole sur les armes nucléaires et s'en servir contre tout ce qu'elles perçoivent comme une menace à leurs intérêts. Les États-Unis sont non seulement le plus grand producteur d'armes nucléaires au monde, mais ils maintiennent un millier d'ogives nucléaires en Corée du sud et dans les eaux avoisinantes. Ils ont également déployé des missiles nucléaires au Japon et dans la région en violation directe de la «Constitution de paix» de ce pays, et évidemment en violation du TNP.

La RPDC a adhéré au TNP dans les années 1990 dans l'espoir que son adhésion contribue à conjurer la menace nucléaire que les États-Unis faisaient planer sur elle. Or, les représentants de l'AIEA envoyés en mission de surveillance en RPDC, comme le prévoit le traité, ont agi en pratique comme des espions à la solde des impérialistes américains, leur transmettant des renseignements secrets sur le système de défense coréen. La RPDC a également signé une Entente Cadre directement avec les États-Unis en 1994 selon lequel les deux pays s'entendaient entre autres sur la fermeture des réacteurs nucléaires en RPDC pour les remplacer par des «réacteurs à eau légère», lesquels seraient construits par un consortium dirigé par les États-Unis. L'objectif déclaré de l'Entente Cadre était de normaliser les relations économiques et diplomatiques entre la RPDC et les États-Unis. Mais les Américains n'ont pas respecté leurs obligations. Ils ont plutôt manoeuvré pour imposer une pénurie énergétique et des difficultés économiques à la RPDC par des interruptions de livraison du mazout, qu'ils avaient accepté de fournir en compensation pour la perte d'énergie nucléaire suite à la fermeture des réacteurs. Ils ont maintenu leur blocus économique contre la RPDC et proclamé une «Révision de la politique nucléaire» dans laquelle ils affirment que la RPDC est un des pays contre lesquels ils envisagerait d'utiliser les armes nucléaires. Après l'expérience négative avec l'AIEA et de l'abandon à toute fin pratique de l'Entente Cadre par les États-Unis, la RPDC a pris la décision tout à fait justifiable de se retirer du TNP. Le traité accorde à tous les États membres le droit de se retirer lorsque «les intérêts suprêmes de la nation» sont en péril.

Face à ces perfidies des Américains, la RPDC a décidé d'accroître sa capacité de défendre militairement sa souveraineté et son indépendance, comme tout pays a le droit de le faire. Elle a défendu le même principe dans ses relations internationales face aux agissements hostiles de la plus grande puissance militaire au monde. La RPDC, comme l'ensemble de l'humanité éprise de paix, a maintes fois exprimé le désir de réaliser un monde sans armes nucléaires, mais face à le menace de guerre réelle et persistante, elle a choisi de se doter d'une force de dissuasion en légitime défense. Selon le président américain, George Bush, en faisant cela la RPDC «met au défi la volonté de la communauté internationale», mais c'est une accusation démagogique et sans fondement, provenant du régime le plus criminel de la terre et du plus grand violeur des ententes nucléaires. L'imposition de sanctions à la RPDC pour s'être dotée d'un moyen de dissuasion de l'agression serait injuste. Si les États-Unis parviennent à faire adopter des sanctions contre la RPDC par le Conseil de sécurité de l'ONU, comme ils l'ont fait contre l'Irak douze avant de l'envahir, cela est condamnable. L'objectif des Américains est clair: ils veulent accroître les tensions afin de se soustraire à l'obligation d'une résolution pacifique du problème. Seule une position de principe qui comprend l'opposition au maintien de la présence militaire américaine dans le sud de la Corée et à la prétention des États-Unis d'avoir le droit d'imposer des «changements de régime» et de mener des «frappes nucléaires préventives» peut servir la cause de la paix et de la justice.

Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à toutes les personnes éprises de paix et de justice au Canada et dans le monde de s'opposer vigoureusement à la montée de la menace et des provocations contre la RPDC et à soutenir activement la position juste qu'elle prend à la défense de l'indépendance, de la souveraineté et de la paix.

Pas touche à la RPDC!

(Le Marxiste-Léniniste - 10 octobre 2006)

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Actualité - Speech of the Chairman of DPRK at the 61th Session of the ONU

Speech of His Excellency Mr. Choe Su Hon,
Chairman of the Delegation of the Democratic People's Republic of Korea (DPRK) at the Sixty-first Session of the United Nations General Assembly, New York City, September 26, 2006

Madam President, allow me first of all, on behalf of the delegation of the Democratic People's Republic of Korea (DPRK), to congratulate you, Madam Sheikha Haya Rashed Al Khaifa on your election into the presidency of this session and express my conviction that this session will be successful under your able leadership.

Madam President, the desire of the humankind for a peaceful and prosperous world in the new century is still faced with grave challenges. The unilateralist and high-handed acts of the superpower are ever becoming so reckless as to trample down the principles on the respect for sovereign equality of all States, the fundamental basis of the UN Charter, thereby arousing the serious concern of the international community. Worse still are the invasions of sovereign states either openly committed or disregarded and even fanned up under the pretext of "non-proliferation" and "anti-terrorism," giving rise to massacres of innocent people and the serious destruction of international peace and security. The threats and high-handed acts of the superpower are becoming evermore undisguised towards the DPRK as their target.

The U.S. adventurous military maneuvers such as military exercises and economic blockade against the DPRK continue to be tolerated, while the routine missile test fires of our army for self-defense are condemned as "a threat to international peace and security." Such a situation tells us that only a country armed with a deterrent power is capable of safeguarding its dignity and sovereignty.

Herein lies the necessity and justness of the Songun policy of General Kim Jong Il, the respected leader of our people. The Songun policy is a sure guarantee that enables the DPRK to safeguard its sovereignty and security and to ensure peace and stability on the Korean peninsula and the rest of the region as a whole in the face of the ever-hardening U.S. hostile policy toward the DPRK. The DPRK's possession of a deterrent power, solely for self-defense, is also fully in line with the interests of the regional countries for peace and security and a peaceful environment.

Madam President, as is well known, the Korean people have suffered from a tragic history because of nearly half-a-century-long tyrannical military occupation by Japan, followed by living in a state of war with the USA over sixty years. It is against this background that the Korean people are aspiring after peace more than any other people. Today, there still persists the touch-and-go critical tension and confrontation on the Korean peninsula, rather than durable peace and security. Its source is nothing but the U.S. vicious hostile policy towards the DPRK. The nuclear issue on the Korean peninsula is also a product of U.S. nuclear threats.

The U.S. policy towards the DPRK has gone beyond mere hostility, so far as to pose nuclear threats even by designating it as part of an "axis of evil" and target of preemptive strikes, thus driving the DPRK to itself possess a nuclear deterrent. However, the DPRK government maintains its consistent position to resolve the issue of denuclearizing the Korean peninsula peacefully through dialogue and negotiations.

As is well known to the world, the core elements stipulated in the Joint Statement of September 19, 2005 adopted at the Six-Party Talks are the respective commitments of the DPRK and the USA to abandon its nuclear program and to live in peaceful co-existence. As for the Joint Statement, the DPRK remains committed to implementing all the agreed provisions of the Joint Statement on an equal footing. The DPRK is sure to get a greater benefit from the implementation of the agreed provisions of the Talks. That is why it is willing to hold the Talks more than any other countries.

However, the United States, soon after the announcement of the Joint Statement, immediately imposed financial sanctions upon the DPRK, a dialogue partner, eventually scrapping the already-agreed itinerary for the following rounds of the Talks and creating the present impasse. In view of these facts, it is crystal clear that the USA is not in favor of the Six-Party Talks and the denuclearization of the Korean peninsula. If there is anything that the United States is in favor of it is the aggravated tension on the Korean peninsula to be used as a pretext for reinforcing its military forces in the North-East Asian region. By doing so, the United States aims to strengthen its armed forces in this region, and thus contain the ever-growing strength of the DPRK and neighboring countries within its world supremacy strategy. This is what the real intention of the United States is. It is quite preposterous that the DPRK, under the conditions of U.S. sanctions, [should] partake in the Talks. This is the matter of principle for the DPRK and on this point we will not make the slightest concession.

On this occasion may I express my deep gratitude to Member States of the United Nations for their continued support and encouragement to the DPRK in its effort for a peaceful resolution of the nuclear issue on the Korean peninsula.

Madam President, as [far as] Korea's reunification is concerned, it is the supreme aspiration of our nation to realize it at the earliest possible date as a prerequisite to ensuring lasting peace and security on the Korean peninsula. The North-South Joint Declaration of June 15, 2000 is a declaration of realizing independence and peaceful reunification by the Korean nation itself rejecting foreign interference. Regrettably however, the south Korean Minister for Foreign Affairs and Trade made distorted remarks at this podium on 21 September as to the root causes of the tension in the Korean peninsula without saying a single word about the implementation of the North-South Joint Declaration of June 15.

This arouses our consternation. It is an already well-known fact to the world that the U.S. military presence in south Korea, the U.S. doctrine of preemptive nuclear strikes against the DPRK, incessant large-scale joint military exercises of the USA and south Korea, mass delivery to south Korea of all sorts of military equipment including weapons of mass destruction, and the aerial reconnaissance by the USA for hundred-odd times every month constitute the major factors undermining peace and stability and aggravating tension in the Korean peninsula.

Furthermore, the North-South Joint Declaration of June 15 has not been smoothly implemented so far because of the persistent maneuvers of the USA, which is not in favour of improved inter-Korean relations. The USA wants to keep in place the existence in south Korea of such legal mechanisms as the "national security law" that stipulates fellow countrymen as enemy and denies even basic human rights, which is against the ideal of "By Our Nation Itself," the core principle of the Joint Declaration.

Upholding the banner of the North-South Joint Declaration of June 15 and under the ideals of "By Our Nation Itself," the Government of our republic will surely achieve national reunification by firmly advancing cooperation in three areas of national independence, peace against war and patriotism for reunification.

Madam President, for the United Nations to fulfill its mission for the maintenance of international peace and security, practical measures should be taken to reject unilateralist and high-handed acts that block the establishment of equitable and just international relations. Furthermore, the UN should be democratized, so that all international issues are resolved in conformity with the common interests of Member States. In this regard, we are of the view that one of the reasonable ways to that effect is to hand over the power of making resolutions from the UN Security Council to the General Assembly on the issues directly linked to international peace and security such as the use of force.

It is also imperative to ensure that the United Nations Security Council responsible for international peace and security observe strictly the principle of fairness in its activities. The Security Council should be a body accountable to the General Assembly by making real contributions to international peace and security, not a means for certain countries to legalize their strategic interests.

The fact that the Security Council remains indifferent to the infringement of sovereignty and massacre of civilians committed in the Arab territories, such as the U.S. invasion of Iraq and Israel's aggression [against] Lebanon, represents typical examples of irresponsibility, unfairness and double standards in its activities. The reform of the Security Council now under consideration should focus on ensuring fairness in its activities first and foremost and ensure that the non-aligned and developing countries, which make up the overwhelming majority of Member States, are fully represented in the Council.

With regard to the expansion of permanent membership, a country like Japan, the war criminal that invaded the Asian countries and committed massacres of innocent people, but has been distorting its aggressive history instead of liquidating it, should never be allowed to become a permanent member of the Security Council.

Madam President, the government of the Democratic People's Republic of Korea will continue in the future, too, to develop relations of friendship and cooperation with all Member States that respect its sovereignty in accordance with the ideals of its foreign policy -- independence, peace and friendship -- and make active contribution to the efforts of international society for the achievement of world peace and security and sustainable development. Thank you.

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Actualité - Iran: Atomic Program Continues

Tehran, Oct 10 (Prensa Latina) - Iran will continue efforts to master an atomic program despite UN sanctions, President Mahmud Ahmadinejad declared Tuesday.

The statements relate to the five permanent members´ decision to remit the Iranian refusal to stop uranium enrichment to the Security Council.

Germany proposed halting the atomic program in exchange for economic and commercial facilities, but Iran considers the offer ambiguous and insufficient.

Ahmadinejad told Irna News Agency that his government relies on the formula: resistance equals victory, and noted the western powers have long “done everything they could against us”.

The president was alluding to the freezing of Iranian assets in US banks, listing the country as part of the "evil axis", making unproven charges of terrorism, in addition to an economic and scientific embargo.

Iran calls its atomic program key for its development plans and denies attempts to develop weapons of mass destruction, as the US and UK sustain.

Russia and China oppose sanctions against Iran, and France remains cautious.

This crisis grew worse last week with the failed negotiations between European Union Commissioner Javier Solana and Ali Larijani, Iran's top negotiator.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - World Indigenous Ponder Bolivia Proposal

La Paz, Oct 10 (Prensa Latina) - The Continental Summit of the Indigenous Peoples and Nationalities of Abya Yala is mulling over on Tuesday a proposal by Bolivian President Evo Morales to the second meeting of the South American Community of Nations.

Morales presented the document for consideration of the over 1,000 delegates, seeking the full inclusion of the native peoples.

The text focuses on the need to reach an agreement to turn the South American Community of Nations into a real political, economic, social and cultural bloc.

It also suggests giving the integration process a popular character and wiping out illiteracy, malnutrition and other scourges in the area.

Likewise, Bolivia pleads for a public system that guarantees the population access to health, education and drinking water services besides generating sustainable and productive jobs.

Among other goals, the text sets the legalization and industrialization of the coca leaf, as well as a fair trade that benefits the entire South America.

The Bolivian initiative proposes energy integration and the creation of a Bank of the South based on 10 percent of the international reserves of the South American states.

Morales devotes a special section to policies dealing with the preservation of the environment and biodiversity and insists on an alternative and sustainable management of the natural resources.

In addition, he champions the recovery of the harmonic coexistence practices of the indigenous peoples with nature.

The encounter called “From Resistance to Power” will give its on Wednesday and will conclude Thursday with a march.

(Prensa Latine News Agency)

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Actualité - DPRK Successfully Conducts Underground Nuclear Test

Pyongyang, October 9 (KCNA) - The Korean Central News Agency released the following report: The field of scientific research in the DPRK successfully conducted an underground nuclear test under secure conditions on October

9, Juche 95 (2006) at a stirring time when all the people of the country are making a great leap forward in the building of a great prosperous powerful socialist nation.

It has been confirmed that there was no such danger as radioactive emission in the course of the nuclear test as it was carried out under a scientific consideration and careful calculation.

The nuclear test was conducted with indigenous wisdom and technology 100 percent. It marks a historic event as it greatly encouraged and pleased the KPA and people that have wished to have powerful self-reliant defence capability.

It will contribute to defending the peace and stability on the Korean Peninsula and in the area around it.

(Korean Central News Agency)

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Actualité - Selon le rapporteur de l'ONU, les politiques israéliennes relèvent du «nettoyage ethnique»

Selon le rapporteur de l'ONU, les politiques israéliennes relèvent du «nettoyage ethnique». Israël a transformé Gaza en prison, a affirmé le rapporteur de l'ONU sur les droits de l'homme dans les territoires palestiniens, John Dugard. Il a aussi dénoncé «les sanctions économiques» imposées aux Palestiniens par les pays occidentaux.

«Gaza est une prison et Israël semble en avoir jeté la clef», a déclaré devant le Conseil l'expert de l'ONU. Les trois quarts de la population de Gasa dépendent de l'aide alimentaire internationale, a souligné M. Dugard.

Le rapporteur a critiqué la suspension de l'aide financière aux Palestiniens, à la suite de la victoire du Hamas. «Le peuple palestinien est soumis à des sanctions économiques, la première fois pour un peuple qui subit une occupation», a-t-il déclaré.

«Israël viole le droit international tel qu'il est formulé par le Conseil de sécurité et la Cour internationale de justice et reste impuni. Mais les Palestiniens sont punis pour avoir élu démocratiquement un régime inacceptable aux Israéliens, aux Américains et à l'Union européenne», a affirmé M. Dugard.

Il a accusé les pays occidentaux de contribuer à la crise humanitaire. Selon John Dugard, «les dommages collatéraux» décrits par Israël sont «des attaques aveugles contre la population civile interdites par le droit international».

Le juriste sud-africain a également dénoncé la détérioration en Cisjordanie. «Dans tout autre pays, la construction du Mur serait présentée comme relevant d'un nettoyage ethnique, mais le politiquement correct interdit de le dire dès lors qu'il s'agit d'Israël», a affirmé le rapporteur.

La Cisjordanie est divisée en «bantoustans», les démolitions de maisons continuent et le «bulldozer Caterpillar est devenu un symbole de l'occupation», a ajouté John Dugard en dénonçant «des mesures de punition collective» interdites par le droit humanitaire.

Et de conclure: «Faute d'agir, la communauté internationale ne devra pas être surprise si les populations de la planète ne croient pas qu'elle est sérieurement engagée dans la promotion des droits de l'homme.»

(Agences de presse)
Statistiques alarmantes

Sans compter ceux qui ont été tués au cours des trois derniers mois de l'offensive israélienne, le bureau de la statistique de l'Autorité nationale palestinienne annonçait le 28 septembre que plus de 4 000 citoyens sont morts en conséquence de l'agression israélienne au cours des six dernières années dans les territoires autonomes.

Selon cette même source, 2 372 sont morts dans la bande de Gaza et 1 940 en Cisjordanie en conséquence des affrontements et des opérations continuelles de l'armée israélienne contre les Palestiniens.

Le document, publié à l'occasion du sixième anniversaire de la deuxième Intifada, confirme que 847 des victimes étaient âgées de moins de 18 ans.

Mais cela ne comprend pas ceux qui sont morts au cours des trois derniers mois, c'est-à-dire depuis que Tel Aviv a lancé une grande offensive aérienne, terrestre et maritime contre Gaza sous prétexte de libérer un soldat israélien capturé le 25 juin par la résistance.

À cela s'ajoute un blocus financier que les États-Unis, l'Union européenne et Israël imposent aux Palestiniens depuis huit mois, blocus qui a pour effet de plonger le pays dans une grave crise humanitaire et économique.

L'ONU et plusieurs organisations internationales ont demandé la coopération internationale et ont averti que cette situation continuera de s'aggraver si l'on n'intervient pas.

(Agences de presse)

(Le Marxiste-Léniniste)

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lundi, octobre 09, 2006

Actualité - «Newsweek» ne sait plus comment expliquer la déroute en Afghanistan

« Nous sommes en train de perdre l’Afghanistan. Cinq ans après, la victoire tourne-t-elle à la défaite ? » titre l’édition internationale de Newsweek, datée du 2 octobre 2006.

Le lecteur a de quoi être désarçonné : voilà cinq ans que Newsweek martèle que les États-Unis et le Royaume-Uni sont intervenus en Afghanistan en réplique aux attentats du 11 septembre parce que ce pays aurait hébergé et protégé les commanditaires. Il n’a jamais été question de « gagner » en Afghanistan, mais au contraire de soutenir la lutte de « l’Alliance du Nord » pour libérer le pays de la dictature obscurantiste des Talibans. On avait réalisé de beaux reportages où l’on voyait des hommes heureux faire la queue chez le barbier pour se faire raser et jouir enfin de la liberté, tandis que de jeunes filles dévoilées découvraient les derniers tubes à la mode à la radio. L’OTAN avait envoyé 40 000 hommes sur place pour stabiliser le pays et les GI’s se faisaient photographier distribuant des chewing-gum aux enfants. Enfin, on avait organisé devant la presse internationale des élections, signe que la démocratie était établie.

Soudain, les Talibans seraient de retour et sur le point de vaincre l’OTAN.

D’où un certain nombre de questions auquel le lecteur ne trouvera aucune réponse dans Newsweek : Serait-il exact que l’invasion de l’Afghanistan avait été planifiée avant le 11 septembre et visait à contrôler la route menant de la mer Caspienne à l’Océan indien ? Se pourrait-il que les Talibans n’aient pas été renversés par le peuple afghan, mais que les tadjiks aient ravis le pouvoir aux pachtounes ? Se pourrait-il que le président Hamid Karzaï ait été imposé par les États-Unis à la suite d’un tour de passe-passe ? Est-il exact que les néo-conservateurs souhaitent disloquer l’Afghanistan et le Pakistan pour créer un nouvel État, le Baloutchistan ? Et enfin, se pourrait-il que les insurgés ne soient pas des Talibans, mais des patriotes opposés à ce démembrement ?

Non seulement les lecteurs de l’édition internationale de Newsweek ne trouveront aucune réponse à ses questions dans l’hebdomadaire, mais les lecteurs de l’édition US du magazine n’auront pas se les poser : le dossier et la couverture ont été retirés de l’édition états-unienne. Après cinq ans de mensonges, la vérité est trop difficile à expliquer.

(Réseau Voltaire)

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Actualité - DPRK Calls Nuclear Test Historic

Pyongyang, Oct 9 (Prensa Latina) - The Democratic People s Republic of Korea made a successful underground nuclear test Monday, which it rated as a "historic event," KCNA news agency informed.

The announcement was made at a time when the country is developing cultural, sports, and political activities for the 61st anniversary of the Korean Labor Party, founded on October 10, 1945.

Security conditions for the test were fully guaranteed, and there were no risks of radioactive emissions, KCNA reported.

According to an official release in Pyongyang, the nuclear test, carried out with full Korean knowledge and technology, "will contribute to defend peace and stability in the Korean Peninsula and nearby areas."

(Prensa Latina News Agency)

Libellés :

Actualité - US passes bill removing rights of some prisoners

On September 29, the United States Senate followed the House of Representatives in passing a bill that removes a startling amount of the legal checks and balances that limit the power of the president. Particularly arresting is the fact that the bill overturns the habeas corpus laws as applied to any non-US citizen prosecuted by the military.

Habeas Corpus petitions are filed by prisoners in order to question the validity of their incarceration. Senator Patrick Leahy, one of the one-third of US senators to oppose the change, described the disturbing effects of the bill on Democracy Now:

"If you're an alien, even if you're in the United States legally -- a legal alien may have been here ten years, fifteen years, twenty years legally -- if a determination is made by anybody in the executive that you may be a threat, they can hold you indefinitely, they could put you in Guantanamo, not bring any charges, not allow you to have a lawyer, not allow you to ever question what they've done, even in cases, as they now acknowledge, where they have large numbers of people in Guantanamo who are there by mistake…Say you're a college professor who has written on Islam or for whatever reason, and they lock you up. You're not even allowed to question it. You're not allowed to have a lawyer, not allowed to say, ‘Wait a minute, you've got the wrong person.’ Or…’The one you're looking for, their name is spelled similar to mine, but it's not me.’ It makes no difference. You have no recourse whatsoever."

Before the bill was passed, the president already had the legal power to suspend these rights during invasion or emergency. Since September 11, 2001, the President has used the "state of emergency" and the Patriot Act to justify and allow detainment and warrantless surveillance of many citizens and non-citizens alike.

Supporters of the change claim that habeas corpus had to go because it "afforded rights to terrorists." Conservative Senator Jeff Sessions remarked that he did not think the habeas corpus was ever intended for non-citizens in the first place.

Besides abolishing the right to contest one's own arrest and detainment, the changes made on September 29 make it legal to use coerced testimony as concrete evidence, as well as hearsay, if it is deemed reliable by a judge, reports the Associated Press.

(The Dominion - Francesca Manning)

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dimanche, octobre 08, 2006

Actualité - Le supplice de Maher Arar, le gouvernement Harper et l’assaut sur les droits démocratiques

Le rapport de la commission d’enquête publique sur l’enlèvement officiel, l’incarcération et la torture de Maher Arar et la réaction des forces nationales de sécurité, de l’establishment politique et des médias de la grande entreprise du Canada démontre l’incompatibilité entre le programme de l’élite dirigeante et les droits démocratiques fondamentaux des Canadiens.

Écrit par le juge Dennis O’Connor, le rapport d’enquête étaie de façon officielle toute une série de révélations qui donnent la chair de poule sur la torture d’Arar.

Arar, un citoyen canadien d’origine syrienne, a été détenu par les autorités américaines en septembre 2002 lors d’un transbordement d’avion à New York pour la dernière partie de son retour de vacances en Tunisie. En violation de la loi internationale, le gouvernement américain a subséquemment « remis » Arar à la Syrie où il a été détenu dans une prison semblable à un tombeau pour la plus grande partie de l’année et systématiquement torturé.

Le rapport d’O’Connor confirme que :

* L’appareil sécuritaire national du Canada est complice de la torture d’Arar.

Non seulement Gendarmerie royale du Canada (GRC) a-t-elle fourni des « informations » sur Arar à ses contreparties américaines qui consistaient presque entièrement de mensonges et d’amalgames grossiers, mais elle a aussi continué à dire aux autorités américaines qu’Arar était un « individu qui intéressait » les services de sécurité nationaux canadiens alors qu’il était en détention à New York, même s’il n’y avait aucun élément de preuve le liant à al-Qaïda.

La GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ont expédié des questions aux autorités syriennes pour les aider dans leurs interrogatoires ; des agents du SCRS se sont rendus en Syrie pour être informés de la confession que les agences du renseignement syriennes avaient soutirée par la torture à Arar ; et les deux agences ont cherché à entraver les efforts tardifs du gouvernement fédéral pour faire libérer Arar de sa captivité illégale en Syrie.

* Après qu’Arar soit retourné au Canada, la GRC et/ou le SCRS ont mené une campagne de calomnies contre lui, faisant couler dans la presse la « confession » qu’il avait donnée sous torture et insinuant à des journalistes que lorsque la vérité sera finalement connue, alors Arar serait révélé comme un participant à une conspiration terroriste.

* Violant les principes démocratiques fondamentaux sur la supervision et le contrôle final par un gouvernement civil élu de l’appareil militaire et sécuritaire, la GRC a omis d’informer ou a menti à ses maîtres politiques sur des questions clés de l’affaire Arar.

* L’affaire Arar n’est pas un incident isolé. Des preuves sérieuses montrent que la GRC et le SCRS ont collaboré avec les autorités syriennes et égyptiennes dans l’arrestation et la torture d’au moins trois autres Canadiens voyageant à l’étranger — Abdullah Almalki, Ahmad El Maati et Muayyed Nureddin.

Le rapport d’O’Connor cite une note d’octobre 2002 dans laquelle un fonctionnaire du ministère canadien des Affaires étrangères note que la GRC est déterminée à faire parvenir aux autorités syriennes une liste des questions pour Almalki même si l’ambassade canadienne à Damas avait averti que les Syriens pourraient faire usage de torture. « La GRC, peut-on lire dans la note, est au courant de ce fait, mais a néanmoins décidé de faire leur requête. »

Cohérents avec cette position, les principaux représentants de l’establishment sécuritaire national du Canada ont défendu lors des audiences de la commission sur l’affaire Arar que leur travail demandait qu’ils puissent utiliser les preuves obtenues par des agences étrangères du renseignement au moyen de la torture, pour autant qu’elles soient « corroborées » par d’autres sources.

Selon le mandat donné à O’Connor par le gouvernement, ce dernier ne pouvait pas enquêter sur les circonstances entourant la détention d’Almalki, Elmaati, et Nurredin par des gouvernements étrangers et comment ces agences étrangères du renseignement avaient obtenu des informations détaillées sur leurs activités au Canada. De plus, O’Connor, étant loyal à l’Etat canadien et appuyant la soi-disant « guerre au terrorisme », n’est pas porté à tirer des conclusions qui pourraient compromettre l’establishment sécuritaire canadien.

Les faits toutefois ne sont pas si circonspects. Ils mènent très clairement à une conclusion inquiétante : la GRC et le SCRS pratiquent leur propre forme de remise [extraodinary rendition]. Les services de sécurité nationaux canadiens ont incité des gouvernements étrangers dictatoriaux à arrêter des Canadiens suspectés d’avoir des liens terroristes alors qu’ils voyageaient à l’étranger. Ces individus ont ensuite été soumis à des méthodes d’interrogation — la détention prolongée sans accusation et la torture — qui sont interdites au Canada.

L’indifférence du gouvernement au viol des droits d’Arar

Étant donné les conclusions sans équivoque d’O’Connor selon lesquelles Arar a été lésé par les agences gouvernementales canadiennes et l’indignation de la population face aux abus dont il a souffert, le gouvernement conservateur et la GRC se sont sentis obligés de déclarer qu’ils acceptaient le rapport O’Connor dans son entièreté et se sont montrés sympathiques à Arar et à sa famille.

Mais les gestes du gouvernement et de la GRC montrent clairement que c’est une mascarade. Ils ont accueilli le rapport, mais pour mieux l’enterrer.

Le ministre de la Sécurité publique Stockwell Day a déclaré la semaine passée que le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait entièrement confiance dans le commissaire de la GRC Giulano Zaccardelli seulement quelques instants après que ce dernier eut présenté ses excuses pour les agissements de la GRC lors d’une audience devant le comité de la Chambre des communes sur la sécurité publique et nationale. La déclaration de Zaccardelli, de plus, a plusieurs fois contredit la substance des conclusions d’O’Connor et était un tissu de contradictions.

Considérons par exemple la recommandation d’O’Connor que le gouvernement canadien présente une plainte officielle à Washington pour sa décision de remettre Arar à la Syrie en violation des lois internationales régissant les droits des déportés et interdisant la torture.

De telles protestations font partie de la pratique courante et sont généralement perçues comme une affirmation de la souveraineté nationale lorsque les droits d’un citoyen ont été grossièrement violés par un Etat étranger. En 2003, par exemple, le gouvernement libéral de l’époque avait rappelé l’ambassadeur canadien en Iran après qu’une citoyenne canadienne d’origine iranienne, Zahra Kazemi, fut décédée des suites de blessures infligées par les forces de sécurité iraniennes.

Pressé de répondre sur la question de la plainte officielle à Washington, le ministre canadien des Affaires étrangères Peter MacKay a dit vers la fin de la semaine passée qu’Ottawa allait plus tard faire parvenir une plainte « raisonnée » à Washington : « C’est beaucoup une question de ton. Il ne s’agit pas d’être provocant, insultant ou condescendant. »

Et cela, après que les autorités américaines se soient organisées pour qu’Arar soit torturé en Syrie et dans un contexte où le procureur général américain, en réponse au rapport de la commission O’Connor, a publiquement réitéré la position de Washington qu’aucune erreur n’a été commise.

En fait, le gouvernement conservateur ne demandera même pas que les noms d’Arar et de sa femme soient retirés de la liste noire américaine des vols aériens. Il a simplement « suggéré » à Washington que leurs noms soient retirés.

Les conservateurs font tout ce qu’ils peuvent pour signaler à l’administration Bush qu’ils sont indifférents aux violations des droits d’Arar et que toute protestation que fera Ottawa sera vide.

De telles non-protestations sont devenues la norme pour le gouvernement Harper.

Cet été, Ottawa s’est plaint à Tel-Aviv qu’un de ses missiles avait touché un poste d’observation de l’ONU au sud du Liban, tuant un membre des Forces armées canadiennes (FAC), mais seulement après qu’Harper eut publiquement dit qu’il était certain que les Israéliens n’avaient pas intentionnellement ciblé les forces onusiennes et blâmé encore une fois le Hezbollah pour l’invasion israélienne du Liban et pour le bombardement des civils libanais.

Déjà auparavant, lorsque les bombardements israéliens ont tué huit Canadiens au sud du Liban, Harper avait haussé les épaules. Si le coût de rapports plus étroits avec l’administration Bush et son allié israélien est la mort de huit Canadiens, hé bien, qu’il en soit ainsi.

Le témoignage du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, devant la Chambres des Communes indique que les conservateurs prévoient tordre les faits de l’affaire Arar pour faire croire qu’il aurait été faussement identifié comme terroriste potentiel à cause du manque de ressources du SCRS et de la GRC. Autrement dit, les forces de sécurité nationales du Canada ont besoin de plus d’argent et de plus de pouvoirs.

Le gouvernement Harper voit l’affaire Arar et le rapport O’Connor comme des obstacles à ses tentatives pour aligner encore plus étroitement le Canada avec l’administration Bush, développer les pouvoirs de la police, et se servir de la mission de contre-insurrection des FAC en Afghanistan pour attiser le militarisme et inciter un recours plus ouvert et prononcé à l’armée canadienne pour défendre les intérêts prédateurs, économiques et géopolitiques, de l’élite canadienne sur la scène mondiale.

En évaluant la réaction du gouvernement Harper au rapport O’Connor, les relations étroites entre les conservateurs et l’establishment de la sécurité nationale doivent aussi être prises en compte.

Durant la dernière décennie, les conservateurs et leurs prédécesseurs du Parti réformiste et de l’Alliance canadienne ont entretenu des liens étroits avec la police, la GRC et le SCRC, défendant leurs demandes de plus gros budgets et de pouvoirs plus importants. Zaccardelli lui-même a joué un rôle significatif dans la victoire des conservateurs lors de l’élection de janvier dernier. Brisant avec la tradition, le commissaire de la GRC a révélé que son organisation conduisait une enquête sur une possible fuite d’une annonce d’une politique fiscale du gouvernement libéral. L’annonce de la GRC avait aidé grandement les tentatives des conservateurs de présenter les libéraux comme étant corrompus.

Un acte d’accusation de tout l’establishment

Mais l’affaire Arar va bien plus loin que la GRC, le SCRS et le gouvernement Harper. Elle s’est déroulée sous trois gouvernements : les gouvernements libéraux de Jean Chrétien et Paul Martin, et l’actuel gouvernement conservateur minoritaire. Et toutes les sections de l’establishment politique et des médias sont complices d’avoir essayé de cacher le rôle que la GRC et le SCRS ont joué dans la torture de citoyens canadiens. Ils contribuent aussi à cacher la menace plus large sur les droits démocratiques que représente le développement des pouvoirs de l’élite de la sécurité nationale et la soi-disant guerre au terrorisme.

Le gouvernement libéral de Chrétien, rappelons-le, a joué un rôle décisif en créant le climat dans lequel l’establishment de la sécurité nationale est devenu complice de la torture de Canadiens. Au lendemain des attaques terroristes de septembre 2001, les libéraux ont massivement augmenté les budgets des agences de sécurité nationale du Canada, ont réassigné à la GRC un rôle de service de renseignements qu’ont lui avait retiré deux décennies auparavant, à la suite de la révélation de ses activités illégales systématiques sur plusieurs décennies, et ont rapidement fait passer une nouvelle loi « anti-terrorisme » qui cassait des principes juridiques de longue date concernant les droits de l’accusé.

Depuis la publication du rapport O’Connor, d’anciens ministres libéraux ont répété et amplifié les accusations que la GRC les avait maintenus dans l’ignorance à propos d’éléments cruciaux de l’affaire Arar et ont affirmé que les souvenirs de Zaccardelli ne concordaient pas avec les leurs.

Le rapport montre clairement que le haut commandement de la GRC informait faussement et systématiquement le gouvernement.

Mais les plaintes des libéraux au sujet de la conduite de la GRC sont beaucoup plus des alibis pour se défendre de leur inaction et de leur complicité dans l’épreuve qu’a dû subir Arar que des demandes visant à ce que l’establishment de la sécurité nationale réponde de ses actes.

Loin de nous mettre en garde des dangers posés à la démocratie par un appareil de sécurité nationale qui se dérobe devant tout contrôle civil, les libéraux sont plutôt déterminés à minimiser la gravité de la situation.

Ainsi, l’ancienne ministre de la Sécurité publique, Anne McLellan, a déclaré au Toronto Star qu’il était « troublant » que la GRC n’ait pas été « complètement honnête et disposée à parler », mais s’est ensuite empressée d’ajouter que le rapport O’Connor ne constituait pas « une condamnation complète de la GRC ».

Au même moment, l’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel chef libéral par intérim, Bill Graham, déclarait que cela « était peut-être approprié » que la GRC ne l’informe pas complètement de son rôle dans la détention d’Arar, car « les ministres ne sont pas supposés être impliqués dans les enquêtes policières ».

L’attitude des libéraux face aux droits démocratiques est illustrée par l’émergence de Michael Ignatieff à la position de candidat favori à la succession de Paul Martin comme chef du parti fédéral. De son ancien poste de dirigeant du centre sur les droits de l’homme à l’université de Harvard, Ignatieff a joué un rôle significatif en ralliant les libéraux des États-Unis derrière l’invasion illégale de l’Irak et a fait un plaidoyer au nom de la « guerre au terrorisme » de Bush. Il a d’ailleurs écrit de massifs ouvrages sur la compatibilité de certaines formes de torture et de la défense de la liberté.

Le National Post, le porte-étendard de l'empire médiatique Canwest, a critiqué le Parti libéral pour ses critiques timides des agissements de la GRC, prétendant que c'était l'échec des libéraux de prendre la menace terroriste au sérieux dans les dix dernières années qui est à la base de l'échec dans l'affaire Arar. En ce qui concerne la complicité de l'establishment de la sécurité national dans la torture, le Post n'a absolument rien à dire.

Le Globe and Mail est en pratique le seul des principaux quotidiens à appeler pour la démission du commissaire de la GRC. Sa préoccupation, cependant, n'est pas les droits démocratiques des Canadiens. Il craint plutôt qu’en ne dénonçant pas publiquement les actions de la GRC, l’appui du public à la « guerre à la terreur » que le journal défend si assidûment pourrait s’effriter.

Ignorant les questions clés soulevées par l'affaire Arar — la complicité des autorités canadiennes dans la torture d'un citoyen canadien, le refus de l'establishment de la sécurité nationale de se soumettre à l'autorité civile gouvernementale et sa volonté de monter une campagne de calomnies contre Arar — le Globe conclut dans un long éditorial examinant la déposition de Zaccardelli devant le comité de la Chambre sur la sécurité publique et nationale en proclamant qu’à cause de ses erreurs « le Canada n'a pas défendu de tout cœur la liberté d'Arar ».

De concert avec d'autres éditoriaux critiques à l'égard de la GRC, le Globe a publié des avertissements sous la plume de son commentateur des affaires politiques, John Ibbitson, que l'enquête Arar pourrait mener à « une culture de timidité au sein de la GRC » qui pourrait faciliter une attaque terroriste. « Une force policière, écrit Ibbitson, dans laquelle tout le monde s'en tient strictement aux règles… est une force qui n'est bonne qu’à distribuer des billets de contravention. »

Et qu'en est-il des organisations qui disent parler pour les travailleurs, les syndicats et le Nouveau Parti démocratique (NPD)?

Le Congrès du Travail canadien a limité sa réponse par une déclaration accueillant les demandes d’Arar, et appuyant la demande d'O’Connor pour la tenue d'une enquête judiciaire indépendante dans les cas d’Almalki, El Maati et Nureddin.

Le NPD n'a produit aucune déclaration et seulement un communiqué de presse sur l'affaire Arar depuis le rapport O'Connor il y plus de deux semaines.

Suivant le témoignage de Zaccardelli, le député du NPD Joe Comartin a dit que pour autant que son parti est concerné, le commissaire de la GRC est « en probation ».

L'indifférence de tout l'establishment politique et des grands médias sur les questions clés soulevées par l'affaire Arar démontre qu'il n'existe pas de base significative au sein de l'élite dirigeante pour défendre les droits démocratiques.

De plus, il faut reconnaître qu'il s'agit d'un phénomène international. Sous le prétexte de mener la lutte au terrorisme, les gouvernements occidentaux ont, durant les cinq dernières années, adopté une batterie de lois qui élargissent grandement le pouvoir étatique de surveillance et de répression, jetant par-dessus bord dans le processus, des principes légaux aussi fondamentaux que l'habeas corpus, le droit à un procès public, le droit de connaître la preuve de la poursuite, l'interdiction d'utiliser une preuve obtenue par la coercition et la torture.

Le mois dernier, à la demande de l'administration Bush, le Congrès américain a adopté une loi qui met de côté des articles clés de la Constitution et de la Charte des droits américaine, pour permettre la détention illimitée sans recours judiciaires de quiconque sera déclaré par le président des Etats-Unis être un « combattant ennemi illégal. »

L'Australie a adopté dernièrement un loi redéfinissant la sédition pour y inclure « encourager la désaffection » contre le système politique, encourager « une autre personne à renverser par la force ou la violence » un gouvernement, et encourager une conduite qui « aide » une « organisation ou pays engagé dans des hostilités armées » contre les forces militaires australiennes, qu'il y ait eu déclaration de guerre ou non.

Ce virage vers des formes de gouvernance autoritaires est enraciné dans l'élargissement continuel des inégalités sociales et la poursuite d'une politique sociale réactionnaire et militariste par l'élite dirigeante qui est totalement contraire aux intérêts d'une majorité de la population et de plus en plus opposée par elle.

La lutte pour la défense des droits démocratiques requiert la mobilisation de la classe ouvrière en tant que force politique indépendante dans la lutte pour une réorganisation radicale de la vie économique, afin de placer les besoins sociaux avant les profits des sociétés.

(World Socialist Web Site - Keith Jones)

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Actualité - The US Occupation of Iraq: Casualties Not Counted

An anxious unrest, a fierce craving desire for gain has taken possession of the commercial world, and in instances no longer rare the most precious and permanent goods of human life have been madly sacrificed in the interests of momentary enrichment. - Felix Adler

In all past wars the United States has been involved in, including the two World Wars, Vietnam and the first Gulf War, the military was self reliant and took care of its basic support functions like cooking, cleaning and other services.

That changed when the Cheney administration took control of the government in 2000. War has now been privatized, and the shining examples of this privatization are Afghanistan and Iraq. As you read this there are approximately 100,000-125,000 American civilian contractors working in Iraq and Afghanistan. Their jobs range from providing security to desk work to interrogating prisoners to driving convoy trucks to clearing unexploded ordnance. A year back, in November 2005, the US Department of Labor listed 428 civilian contractors dead and 3,963 wounded in Iraq - none of which are ever counted in the official casualty counts.

Employing civilian contractors supposedly saves money in the long run and, more importantly, frees trained soldiers for battle. The notion of low expenditure stemmed from the assumption that civilian contractors were hired for temporary/emergency engagements. This assumption no longer holds worth in the face of the current long-term (permanent) guerrilla war (read-Iraq and Afghanistan) without clear front-lines.

Given the astronomical profits posted by these defense contractors, in addition to widespread fraud and waste, it is difficult to believe that any administration would want to adhere to this model, unless of course certain members of that administration were financially profiting from it.

Those vague front lines stretch all the way back home, for it was at home that Tim Eysselinck became one of the thousands of uncounted and unaccounted-for civilian casualties in Cheney's so-called war on terror.

Eysselinck worked for RONCO Consulting Corporation since 2000, and his last assignment in Iraq from August 2003 up to February 2004 was as the head of a de-mining team that was assigned to clear cluster bombs, land mines and other unexploded ordnance. A combination of this work, a perceived life-threatening airplane accident, and witnessing military personnel kill innocent civilians proved lethal for him. By the time he returned home to Namibia he was steeped in post-traumatic stress disorder.

Two weeks before his death, he told a friend in Namibia, "There was a lot of death and murder going on [in Iraq] that was just not right, and the only thing they could do was to follow orders." He also told her, "I should go back."

For nine years, Eysselinck had served as a captain in the US Army and was very proud to be a member of the Armed Forces. He had been commissioned as a Lieutenant of Infantry from the ROTC at the University of Florida on completion of his BA. He was a graduate of the Infantry Officer Basic course, Airborne School, and was Ranger qualified. He had served as a Platoon Leader, Company Executive Officer and Battalion Adjutant in a Light Infantry Division based in Hawaii. After four years he was promoted as Captain. Before leaving he gave up Active Duty. In 1994 he returned to serve with Special Operations Command Europe and was deployed to Bosnia, West Africa, and finally Namibia in 1998. Throughout his military career, Captain Eysselinck received excellent Officer Evaluation Reports.

LTC Nichols, Director of SOCEUR, wrote of Captain Eysselinck: "Absolutely outstanding. Top 5% of all the officers I have every known. Top pick for line Battalion Command. Performs exceptionally under mental stress."

Eysselinck's rating comments for his 1998 posting in Namibia as military liaison officer included the following: "Captain Eysselinck has once again demonstrated why he is on our very short list of Reserve Officers who can be relied upon to complete real world missions."

He left the army in 2000 because his wife, Birgitt, had made that a condition of their marriage. But when he returned home from his time in Iraq, Tim was a changed man.

His mother, Janet Burroway, is a writer and academic who lives in Florida. In an earlier interview with journalist Rick Kelly, she described her son on his return from Iraq thus: "What he experienced had a shattering effect on him. There was absolutely no hint of the depression to come. But the anger was palpable. It was shattering to him, to come to feel that the war was wrong. He spoke of corruption, lies, greed and a brutish stupidity. At the time, I was so happy to hear that he had seen something of what I felt about the war that I didn't stop to think about how deeply wounding that would be to him. He said that he was disgusted with the Bush regime, and that Bremer had screwed it all up with the Iraqis. He was always, almost glibly, willing to die for his country, and even saw himself as going heroically into battle. But that's not what happened to him. He said at one point to a friend in Namibia that he was ashamed to be an American. I'll say that any day of the week, but for Tim to say it represents such a huge turnaround."

His wife Birgitt told the same journalist that during his Christmas break in December 2004, her husband had discussed the atrocity he was witnessing in Iraq. She feels this must surely have contributed to his PTSD: "He also said that another time they were driving behind, or with, a military convoy that just started shooting into the civilian houses. And he said, 'Then they try to deny it when civilians are killed.' And he said the military does not have to pay compensation, and he said it with sort of a smirk, like he was saying: 'typical.' They [contractors] were shot on at the site. There were improvised explosive devices placed alongside the roads that they were using, the sites where they were working. One of his colleagues was crippled by a blast - these are all things now that they are trying to pretend didn't happen. They should at least write a certification that if somebody comes out of a war zone they [contractors] need to be debriefed. You can't just let them back to an unsuspecting family and society. Back in Namibia, we weren't prepared for this. We don't even know what post-traumatic stress disorder is. If I had a clue about what it was, I would have sent him to a doctor immediately, because he had the signs."

And like Tim's mother, his wife too had noticed that it was a changed man who returned from Iraq. "There were changes. The biggest change was his sleeplessness," she told Rick Kelly, "And he had this uncharacteristic hyper-vigilance - locking the doors, making sure both safety gates are closed. Tim was driving recklessly, physically trembling at times and repeatedly blinking his eyes. He was irritable, anxious and displayed uncharacteristic outbursts of anger on his last day. At the end, he was watching the news quite obsessively and writing to his men almost every second day, which I only discovered afterwards. He was asking how they are. When the Lebanon Hotel blew up, he writes, "Are you OK?" You know, this type of thing: "I watched the news with trepidation, I hope you take care. Worrying about you guys, hope you made it through the recent bombings." He obviously had soldiers' guilt, or survivors' guilt, whatever you call it.

In a state of shock and disillusionment about a war he had previously supported, 40-year-old Eysselinck committed suicide at his home in Windhoek, Namibia, shortly after he had returned from Iraq on a three-month leave of absence in agreement with RONCO because he felt "over-stressed" after two years in Ethiopia and then Iraq.

It turns out that while working in Iraq, a major stressor for Eysselinck was the persistent attempts by RONCO headquarters to disarm him and his team in Iraq with a view to avoid potential liability. This had become an ongoing struggle, even after other contractors who had been unarmed were killed, ambushed and severely beaten. Eysselinck had threatened to quit if they disarmed him.

Five minutes before Tim killed himself, while holding up the US military-issued Iraq's Most Wanted playing cards, he told his wife, "You get me professional help." Birgitt had said in her interview with Kelly: "He knew something was wrong. Three weeks before, he woke up and said to me, "Something is wrong with me, I'm feeling down." But what was I to do with that statement? Feeling down? I also blame myself in a way, because I don't have any knowledge of depression, I know nothing about the subject. I mean this was a clear and obvious symptom. And then he said it again a week later - that he couldn't sleep and was waking up three times a night." Around noon on the day of his death, in the presence of the housekeeper, Tim said he was depressed. Later the housekeeper recounted she had seen him marching through the house like a soldier.

With Tim's death began a nightmarish journey and legal odyssey for Birgitt. RONCO refuses to acknowledge that Tim's work caused his PTSD and refuses to pay her any compensation for Tim's death. She initiated legal action to qualify for support from the CNA International insurance carrier under the US Defense Base Act.

RONCO responded to her efforts to first establish Tim as a war casualty and then to get justice by not acknowledging any of it. Not only did the company turn a cold shoulder, they even went out of their way to discredit him, adding to her anguish.

It is important to note that among RONCO's full-time employed staff of 90 US and 300 host-country personnel, the company has many ex-government officials, including a former USAID deputy assistant administrator, mission directors and retired senior military personnel. Their clients include USAID, the US Department of Defense and Blackwater. The company has been awarded contracts in Iraq worth well over $10 million.

Birgitt recently told me that three days after Tim's death, she had received a call from Stephen Edelmann, the president of RONCO. "He expressed his condolences and wanted to know what happened and concluded that "It [Tim's death] was nobody's fault ... it's a defective gene." Reportedly Edelmann had also said that RONCO was too small a company to have a pension scheme."

Birgitt told me that RONCO sent a wreath to the funeral. Her disillusionment showed in her words: "This was the sum total of their assistance to a man who worked from them since November 2000 as a Deputy Task Leader in Namibia, then as Chief of Party in Ethiopia, and someone who finally put his life on the line to establish their projects in Iraq."

Roughly three months later, Tim's mother wrote RONCO a letter, with a psychiatrist's report attached, requesting compensation from the company. RONCO realized it would not be able to wriggle out of paying $3,300 that they owed Tim for unused vacation time. To Tim's mother's claim they replied that Tim had been a valued member of their team and referred the family to a lawyer with whom to file a DBA claim.

It is also clear that RONCO has no debriefing infrastructure for their employees who return from Iraq. As Birgitt said, "The point is that they should have debriefed their people. They can't send people into a war and then not take care of them properly. I sent a happy, healthy man to Iraq. We had no problems, no marital problems, no family problems, no money problems - no problems. So evidently, this [Tim's PTSD-induced suicide] was caused by the war and what happened there."

Five months before his death, on 16 November 2003, Tim wrote the following email to his stepmother:

"Talked to Ben tonight and he said that you were worried about me. Don't, I have a deal with Birgitt that if things got bad here I would be brave and be a coward and run away. I would never consider this if I was in the military, but I'm smart enough to know that I don't have to be here and I have way, way too much to live for to take anything but a well-calculated risk with my life. I have a son and daughter to marry off and both of them need me more than this place. So again, I'll be brave and be a coward, if I feel that my security is really at risk. In the mean time, I've trained 100+ Iraqis that can maybe make a difference and save a few lives. You can't really argue with that as an accomplishment."

But his perception evidently changed after RONCO went operational in November 2003. That is when Eysselinck and his team of international trainers accompanied Iraqis to multiple task sites daily; going through checkpoints around Baghdad to do Battle Area Clearance of live munitions. On 10 January 2004, Tim wrote in his diary: "Everything crazy now. I hope I can make it home safe." The diary entry included detailed doodles of bombs, rifles, aircraft, gas masks and rocket-propelled grenades.

Is there something we have forgotten? Some precious thing we have lost, wandering in strange lands? - Arna Bontemps

When the claims case came up, instead of taking responsibility for negligently causing the irreplaceable loss of a beloved husband, father and son, and apologizing for the severe emotional damage inflicted upon his family and friends, RONCO introduced into evidence a scurrilous fabricated attack on the character of its deceased employee whom they had themselves entrusted with their most difficult and profitable project.

Among other things, the deceased Eysselinck was accused of being rude, uncaring and indifferent; a military Ranger "wannabe" who "was only a tab wearer but never saw combat." This depraved "defense strategy" compelled his widow to obtain statements from over 16 witnesses, including a statement from the Namibian Defense Force, in order to rebut the allegations made about Tim by a RONCO employee.

RONCO then hired an 82-year-old retired psychiatrist, who when interrogated admitted to not having read current research on PTSD, to falsely claim that the onset of PTSD symptoms occurs immediately after the traumatic event and that suicide is an outcome of depression rather than PTSD.

After their efforts to discredit Eysselinck backfired, RONCO set out to denigrate his work and the very nature of the war in Iraq. Two RONCO workers made the incredible claim that conditions had been far from dangerous in Baghdad between August 2003 and February 2004. They also claimed that Tim had not been exposed to threats. They made these claims, along with testifying that neither of them had seen Tim during that time. There was and continues to be overwhelming evidence from work reports in the country that are contrary to these fictitious and bogus claims.

It appears that RONCO is more concerned with evading potential liability and sustaining their profit margin than with the safety and well-being of their employees.

Tim was never diagnosed with PTSD before he died so there is no hard evidence that he had PTSD. The reason there exists no irrefutable evidence of his having PTSD is RONCO's criminal negligence in failing to provide psychological screening and counseling to a staff member who spent seven months in a war zone.

According to the Army Center for Health Promotion and Preventive Medicine, the suicide rate in the US Army in 2005 was the highest since 1993. Almost 1,700 service members returning from the war in 2005 said that they harbored thoughts of hurting themselves or felt that they would be better off dead. Over 3,700 said they had concerns that they might "hurt or lose control" while with someone else.

In July 2005, the US Army Surgeon General, Lt. Gen. Kevin Kiley, announced that, according to a survey of troops returning from the Iraq war, 30% developed mental health problems three to four months after coming home. This is in addition to the 3-5% diagnosed with a significant mental health issue immediately after they leave the theater, and 13% experiencing significant mental health problems in the combat zone itself.

For decades, it has been an undisputed medical fact that the onset of PTSD is not immediate after the traumatic stressor. This is why the US Army has a policy to debrief troops on their return from the war zone and of checking back in with them six months later in order to check for signs of PTSD.

Tim's family never thought they would have to prove in court the obvious fact that it was dangerous to work in Baghdad during the occupation and the truth that their deceased loved one had faced threats sometimes on a daily basis, not to mention that his job entailed handling unexploded ordnance. Tim worked on the task sites daily and was exposed to the very real threat of being killed while handling unexploded bombs and mines over and above the daily security hazards that all contractors in Iraq face.

Nevertheless, the judge in their case did not agree with the family and the professional opinion of their psychiatrist, despite the fact that the judge had found Eysselinck to have been "a person of high moral character much loved by family, friends and co-workers," "patriotic, a perfectionist, polite and fiercely honorable," and "a devoted husband and father who was respected by fellow workers and trainees."

A human person is infinitely precious and must be unconditionally protected. - Hans Kung

And one is left to wonder how many more Tim Eysselincks there are in Iraq? How many more of them have returned home not knowing about PTSD or how to treat it? How many of their families are currently unnecessarily at risk from the often volatile behavior caused by PTSD or are left in the bereft position that Birgitt finds herself in?

Civilian contractors in Iraq, though they are paid handsomely for their time there, are easily lost in a legal no-man's-land if tragedy strikes. Their families are then left in the lurch as well. With an estimated 100,000-125,000 American contractors in Iraq and Afghanistan, we can safely assume there are thousands of stories similar to Tim's and still counting. To each story is attached an individual and a family.

And the occupation grinds on with no end in sight...

(Dahr Jamail's Iraq Dispatches)

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Actualité - Indigenous Summit Opens in Bolivia

La Paz, Oct 8 (Prensa Latina) - The Continental Summit of the Indigenous Peoples and Nationalities of Abya Yala is opening Sunday in Bolivia to condemn the new conquests in the region, boosted by the US.

More than a thousand representatives from Latin America and Europe attend the meeting called "From Resistance to Power", which starts with a ceremony to honor the 39th anniversary of the death of legendary Argentine-Cuban fighter Ernesto Che Guevara.

Natives from the US, Canada, Guatemala, Nicaragua, Honduras, Brazil, Argentina, Peru, Ecuador, Colombia, Venezuela and Uruguay, among others, will spurn the Spanish colonialism and Washington´s new colonization strategy through the Free Trade Area of the Americas and the Free Trade Agreements.

They are also slated to brainstorm on interventionist policies against indigenous peoples plus condemn militarization and violation to their sovereignty and dignity.

Likewise, the encounter ending October 12 will stage solidarity events with the processes of Bolivia, Cuba and Venezuela.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Israel Quits Lebanon – Kind Of

In 1928 a treaty was signed in Paris to renounce war among nations as an instrument of foreign policy. It was known as the Kellogg-Briand Pact.

Sixty-two nations signed onto the pact, including the United States and France, the driving forces behind the treaty.

It’s hard to say whether the pact was an exercise in gross naiveté or demagogic disingenuousness, but whatever the case, its destiny as an apparently well-intentioned though doomed attempt at peace-keeping became clear when the signatories added escape clauses that would free them from the inconvenience of actually having to live up to the treaty’s terms.

The US exempted any action taken to maintain the Monroe Doctrine, the doctrine by which it justified its domination of Latin America.

France exempted wars of self-defense (a suitably ambiguous proviso offering maximal latitude for manoeuvre.)

And Britain agreed to the pact “upon the distinct understanding that it…not prejudice Britain’s freedom of action” in safeguarding “certain regions of the world,” i.e., its colonies.

“With these small exceptions,” remarked the British communist R. Palme Dutt mordantly, “the imperialist signatories renounced war.”

We might also note, equally wryly, that with small exceptions, Israel has withdrawn from Lebanon.

The exceptions are: Israeli troops in the village of Ghajar (Los Angeles Times, October 3, 2006), Israeli warplanes flying over Lebanese territory, and Israeli warships patrolling Lebanon’s coast. (New York Times, October 1, 2006.)

In fact, Israel’s withdrawal from Lebanon has the character of a person insisting he’s following his diet to a tee, with the small exception of those times he’s hungry or passes a bakery or delicatessen.

The Los Angeles Times (October 3, 2006) noted that the continued occupation of Ghajar prompted “the government in Beirut and Hezbollah militants to contend the Israeli withdrawal was incomplete,” as if this were a matter of interpretation and a legitimate subject for contention.

It would be just as odd (and equally indicative of whose side one’s on) to remark, “The Nazi invasion of Belgium led Belgian diplomats to contend the invasion was an act of aggression.”

As for the occupation of parts of Lebanon outside of Ghajar, that’s being left to the expanding Unifil force.

The New York Times’ representation of the role of the UN force in southern Lebanon is emblematic of the line taken by the Western media.

The blue helmets are seen “as the best way to give Israel assurances that Lebanon’s southern border would be policed by a robust international force to prevent Hezbollah militants from attacking.” (New York Times, September 25, 2006.)

This reinforces the deception that Hezbollah started the war by “kidnapping” Israeli soldiers and lobbing missiles into Israel, as against the more nuanced view that Hezbollah fired rockets in reaction to an invasion by Israel and that the “kidnapping” was part of a series of minor border skirmishes on both sides.

“This far,” remarked Hassan Nasrallah, Hezbollah’s leader, “I have not heard any country participating in the Unifil say that it sent its sons and soldiers to defend Lebanon and the Lebanese.” (New York Times, September 25, 2006.)

Hezbollah’s war with Israel was widely understood to have been started by Hezbollah, and rooted in the organization’s alleged hatred of Jews.

No more egregious an example of this thinking can be found than in the farrago of lies offered by Canada’s Security Minister Stockwell Day to justify his characterization of Hezbollah as a band of Nazis.

“We’ve got this organization with one of the most vicious murderous groups in the world today, and they’re stating clearly that annihilation of an entire nation, being Israel. And then you’ve got the stated intent also of Hezbollah to annihilate Jewish people, so the historic comparison (to the Nazis) is clear there.” (Globe and Mail, August 28, 206.)

There is no stated intention of Hezbollah to carry out a genocide against the Jews. Day made it up, because it served the purpose of legitimizing Israel’s breach of international peace and security and the UN Security Council’s refusal to do anything about it until Israel had ample time to achieve the goals of its invasion.

The immediate cause of the Israeli-Hezbollah war was not an offensive action by Hezbollah (the capture of Israeli soldiers), and nor was it motivated by an evil psychology (hatred of Jews.) While the capture of Israeli soldiers was cited as the reason Israel launched its offensive into Lebanon, it was only one of a series of minor actions that had become common along the Israel-Lebanon border on both sides.

What’s more, The San Francisco Chronicle (July 21, 2006) reported that plans for the invasion were finalized a year ago and shared with US journalists, diplomats and think tank ideologues.

The World Council of Churches came to the same conclusion.

“We came back from Lebanon,” Jean-Arnold de Clermont, president of the Conference of European Churches told reporters in Geneva, “sharing the impression that this destruction was planned. And if the action by Hezbollah was the trigger, this was a planned operation ready to go.” (The Jerusalem Post, August 17, 2006.)

Once Israel launched its invasion, Hezbollah’s firing rockets into Israel was self-defensive. This was duly noted by Nasrallah. “The rocketing of the settlements is a reaction, it is not an action. You attacked our cities and villages, and at any time you decide to stop your aggression, we will not hit any settlements or any Israeli city.” (New York Times, August 3, 2006.)

In other words, Hezbollah did what any army (except, in this case, the Lebanese Army) would do in response to an invasion of its country.

Significantly, resistance to Israeli invasion and occupation is a founding rationale of Hezbollah, and, with Israel’s continued occupation of the Shebaa Farms, one of the main reasons it continues to exist as a militant organization.

The Shebaa Farms, argues Israel, is part of the Golan Heights, and since it annexed the Golan Heights, it has a legitimate claim to all its parts. This is like saying, “I moved into your house and drove you out, and since your lawnmower was kept in your garage, it now legitimately belongs to me.”

Sometimes called a state within a state, Hezbollah is, on the contrary, a state within a non-state.

It is a matter of some significance that the US-backed government of Fouad Siniora could not, or would not, lift a finger to defend Lebanon from a 34-day bombardment by a hostile foreign military, and instead stood on the sidelines, ineffectually bleating out protests. Only Hezbollah acted.

This goes a long way toward explaining why a poll conducted recently by the Beirut Centre for Research Information found that 70 percent of the population wants the Siniora government to step down over its (non-)handling of the war with Israel. (Guardian, October 4, 2006.)

Equally, it explains why hundreds of thousands of Lebanese, out of a population of about four million, attended a Hezbollah victory rally on September 21, where the mammoth crowd packed every corner of a 37-acre square in the southern suburbs of Beirut. (New York Times, September 22, 2006.)

To be clear, Hezbollah was not propelled into battle by an all consuming hatred of Jews, but by the need to defend its home territory against invasion by a hostile force in the absence of any effective defense from the central government.

If there’s a parallel to be drawn with the Nazis, as the Canadian Security minister is inclined to do, it might be remembered that the Nazis weren’t inflicting pinpricks with rudimentary weapons on attacking nations, but commanded an immense military well-stocked with the latest war machinery, used liberally to attack, invade and occupy surrounding countries. Think Israel.

As for kidnappings, consider Muhammad al-Hussein, a man whose name will never receive as much media-play as that of Corporal Gilad Shalit, the Israeli solider captured by Hamas militants.

A 32-year old farmer from the village of Qantara, Hussein and his brother were stopped by Israeli soldiers last month en route to a neighboring village to buy parts for a truck. They were handcuffed, blindfolded and driven to Israel, where they were interrogated for four days. (New York Times, September 1, 2006.)

Hussein’s case isn’t an anomaly.

According to Unifil, Israel detained 24 Lebanese civilians at gunpoint in just the first four weeks of the cease-fire (Guardian, September 14, 2006), a cease-fire, by the way, that Israel found difficult to comply with.

Unifil counted more than 100 Israeli cease-fire violations in the first four weeks, against a handful for Hezbollah. (Guardian, September, 14, 2006.)

“Every day across southern Lebanon…Israeli tanks crisscross the dry brown hills, shooting into the fields and smashing up houses and stone walls,” noted a New York Times report (September 1, 2006) two weeks into the cease-fire. “Teams of Israeli soldiers have planted their nation’s flag atop bluffs here and sometimes detained Lebanese men.”

Hezbollah militants, who fought against the nearly two-decade long Israel occupation that ended (with the exception of Israel’s continued presence in the Shebaa Farms) in 2000, are still rotting in Israeli jails.

The point of Hezbollah’s capturing Israeli soldiers was to acquire a bargaining chip to sue for the release of “kidnapped” Lebanese.

I broach this, not to say, “The Israelis kidnap, too, therefore, Hezbollah’s actions are justified.” The capture of soldiers or militants on the either side is simply part of an ongoing war. In war, you fight with the weapons at your disposal, and those without an air force, warships and tanks have few options.

True, there is enormous hypocrisy on the Israeli side, expressed in the language it uses to justify its actions while condemning those of its opponents.

Israel doesn’t kidnap militants, it “arrests” or “detains” them. This creates the impression of legality, and that Israel is simply carrying out a police action. Legitimate authority arrests “suspects” and “terrorists.” Criminals kidnap.

But the war is not an equal one, or a fair one, or one authored by Hezbollah. And it is not a police action. It is, on the contrary, a lopsided war, initiated by Israel, with the backing, both material and diplomatic, of the United States.

Hezbollah has far fewer resources to defend Lebanon than Israel has to attack it. If Hezbollah captures Israeli soldiers, that’s to be expected, and is well and good, within the parameters of war.

If this is intolerable to Israel, it need only release the war prisoners it continues to hold, and give back the territory it has taken by force.

(Stephen Gowans's Blog - October 6, 2006)

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vendredi, octobre 06, 2006

Actualité - La responsabilité de la CIA dans le crime de la Barbade

On était en 1967. La contre-révolution avait été écrasée à Cuba. La station de la CIA à Miami, JM-Wave, commençait à limiter ses opérations de guerre sale contre le territoire cubain, après de longues années de crimes et d’agressions. On démontait les radars de communications, les mitrailleuses et les canons sans retour de 57 mm des embarcations pirates, qui étaient vendues à bas prix. Les résidences luxueuses des îlots floridiens, autrefois secrètes, étaient mises en location. Peu à peu, toute la logistique de guerre était désarticulée. Ce qui devait se maintenir dans les années suivantes, c’étaient des actions paramilitaires contre les bateaux de pêches ou d’autres installations cubaines. Le terrorisme n’avait pas cessé, mais il visait maintenant les intérêts cubains à l’étranger. Ses cibles privilégiées devenaient les fonctionnaires diplomatiques et commerciaux, les ambassades, les consulats, les délégations de lignes aériennes ou maritimes, de Cuba ou de toute autre pays entretenant des relations avec Cuba. La politique de terreur changeait de stratégie.

A cette époque, un tueur à gages du nom de Luis Posada Carriles, assis à un bar de Miami, si l’on en croit ses propres mémoires, intitulées Les chemins du guerrier, tournait et retournait ces idées dans sa tête: « Les opérations tendant à la libération de Cuba menées par la CIA avaient nettement diminué. On ne faisait pratiquement plus rien. Tout s’était perdu: les opérations paramilitaires, les contacts en territoire cubain, les caches souterraines d’armements, les infiltrations, toutes ces activités qui entretenaient l’espoir des Cubains qui, comme moi, travaillaient pour la CIA. Les bases des îlots floridiens fermaient, lentement mais sûrement, et on assistait à la démobilisation, lente mais sûre, de tous les Cubains au service de la CIA. Mon tour venait de se présenter, tout récemment.»

Posada Carriles ment délibérément. La CIA n’abandonna jamais ses brillants élèves de Fort Benning. Ses principaux agents d’origine cubaine à JM-Wave furent envoyés au service de gouvernements pro-yankees d’Amérique latine, en qualité de «conseillers» en matière de lutte anti-insurrectionnelle, histoire d’éteindre rapidement toute étincelle, si dérisoire soit-elle, de révolution. Son très cher ami Félix Rodriguez Mendigutia était parti pour la Bolivie collaborer aux opérations contre le Guérillero héroïque, Ernesto Che Guevara. Plus tard il devait gagner l’Équateur, le Pérou le Vietnam, le Nicaragua et le Salvador, où il rejoignait Posada dans la guerre sale menée en Amérique centrale sous les ordres directs de la Maison Blanche.

Posada Carriles fut envoyé à Caracas, au Venezuela, en 1967. Mercenaire de la CIA, il avait vite escaladé les échelons des services secrets et occupait un poste important au sein de la Direction des services de renseignement et de prévention (DISIP). Ses tâches principales consistaient à éliminer les foyers d’«insurrection» et à soutenir le travail d’espionnage de la CIA dans un milieu diplomatique hostile aux États-Unis et dans les hautes sphères de la politique locale. Cet avancement n’était pas dû au hasard: il s’agissait d’un poste de confiance dans un pays représentant d’importants intérêts économiques et géopolitiques pour les États-Unis dans la région des Caraïbes et de l’Amérique latine, et de surcroît uni à Cuba par de solides liens historiques.

George Bush père, directeur de la CIA en 1976, déclara alors en privé au chef de la DINA chilienne, le général Juan Manuel Contreras Sepulveda, au cours d’une réunion tenue à Washington, que la DISIP avait été réorganisée avec la participation d’agents cubains au service de l’agence, et lui suggéra de faire une brève escale à Caracas lors de son retour au Chili pour rendre visite à cet organe policier. Contreras reconnaît avoir rencontré à Caracas des agents cubains. L’un d’eux était Posada Carriles.

La «restructuration» dont parlait le directeur de la CIA impliquait des investissements généreux de toutes sortes, dans le but de renforcer le dispositif policier. Posada en parle dans ses mémoires, sans mentionner la CIA: «La police s’était incroyablement améliorée: des cours à l’étranger, des instructeurs bien payés, l’acquisition d’équipements coûteux mais très efficaces pour mettre les lignes téléphoniques sous écoute, pour poser des transmetteurs cachés dans des pièces, l’acquisition de véhicules, de motos, mais surtout la mise à disposition de ressources suffisantes pour créer des réseaux de collaborateurs dans les hôtels, les restaurants, les bureaux de location de véhicules, etc., tout cela facilitait notre travail: un «client» d’un hôtel était installé dans une chambre «sonorisée»; au restaurant, il s’asseyait à une table «sous contrôle». Le département le plus coûteux mais aussi le plus efficace était celui de «contrôle et manipulation de sources vives» ou informateurs. Le corps policier centrait ses recherches sur les groupes subversifs de gauche, les militaires de tendance putschiste, les groupes politiques et financiers, des personnages déterminés ou tout groupe de population présentant un quelconque intérêt pour le gouvernement. On y infiltrait nos agents. »

Luis Posada Carriles n’abandonna donc pas son activité terroriste contre Cuba pendant ces années, bien au contraire, il l’intensifia sous la couverture officielle de son poste à la DISIP vénézuélienne, dont il fut désigné commissaire le 4 octobre 1971 par son ami et collaborateur Remberto Uzcategui Bruzual, qui le fit entrer dans le groupe répressif placé sous ses ordres et connu sous le nom des «Douze Apôtres». De ce poste, il était mieux placé pour mener des actions qui intéressaient la CIA et dont il s’occupait depuis plusieurs années.

La façade de l'agence privée de détectives

En 1974, des désaccords avec le nouveau gouvernement de Carlos Andrés Pérez obligèrent Posada Carriles à démissionner, ce qui mettait la CIA en difficulté. Mais du jour au lendemain de nouveaux fonds apparurent, dont certains auraient été fournis par son ancien compagnon de la DISIP, Joaquin Chafardet Ramos, et servirent à créer une agence privée de détectives à Caracas: "Investigaciones Comerciales e Industriales, Compañía Anónima" (ICICA), dirigée par Posada Carriles en personne.

L’ICICA s’installa d’abord au bureau 78 du Centre d’affaires Majestic, sur l’avenue Libertador. En 1976, elle déménagea pour un lieu à la fois plus spacieux et plus discret, la Quinta Maria Nina, dans le quartier Las Palmas, avenue Valencia, à Caracas. Sur ordre de Posada Carriles, ses «enquêteurs» devaient entrer par la porte de service pour ne pas attirer l’attention sur leurs mouvements. L’ICICA eut ensuite une filiale dans la ville de Valencia, dans l’Etat de Carabobo, près de Puerto Cabello: l’éloignement de la capitale facilitait les mouvements en direction d’autres régions.

L’agence en question déploya son activité des premiers mois de 1974 à octobre 1976: la période de pire violence terroriste contre les sièges diplomatiques et commerciaux et les intérêts cubains sur le continent.

Dans ses mémoires, Posada Carriles tente de dissimuler le caractère subversif de l’ICICA et de justifier les ressources techniques et financières dont il disposait: « Jamais nous ne nous sommes chargés d’affaires d’adultères ni de conflits entre hommes politiques, une branche qui nous semblait de très faible importance par rapport à l’enquête commerciale et industrielle, bien plus rentable et séduisante, en particulier dans le domaine de l’espionnage de la technologie, du commerce et des finances d’entreprises nationales et étrangères. Nous avons mené des enquêtes sur des conflits de compétence, des vols et des fraudes, pour le pré-emploi d’exécutifs importants, souvent pour des entreprises multinationales. Nos enquêteurs s’appuyaient dans leur travail sur un réseau d’équipements mobiles de communication avec enregistreurs, caméras opératives, microphones sophistiqués, etc.»

Selon des documents déclassés de l’époque, une bonne part de l’équipement en armes et explosifs dont disposait la nouvelle agence avait été soustrait à la DISIP. D’autres moyens techniques d’espionnage auraient été «donnés» par la CIA. Des versions non confirmées accusaient l’ambassade des États-Unis à Caracas d’avoir introduit pour l’agence des explosifs au plastic, utilisés ultérieurement dans des opérations terroristes contre Cuba.

La très efficace agence de Posada Carriles, devenue un centre subversif dangereux pour la région des Caraïbes et d’Amérique du Sud, pouvait aussi être considérée comme une structure paramilitaire qui entretenait des relations de «services mutuels» avec des fonctionnaires des organismes policiers du Venezuela. Posada continua en effet de collaborer à des opérations de poursuite et de tortures contre des groupes de la gauche du Venezuela, tout en menant des actions secrètes pour le compte de la CIA et en participant, avec Orlando Bosch Avila, à l’Opération Condor aux côtés de la DINA fasciste d’Augusto Pinochet. Il est de notoriété publique que certains membres de l’ICICA, en particulier Hernan Ricardo Lozano, entretenaient des relations étroites avec un fonctionnaire de l’ambassade des États-Unis à Caracas du nom de Joe Leo, officier des services spéciaux selon certaines sources publiques.

Ce centre terroriste compta jusqu’à 36 employés, dont certains étaient d’ex-agents des services spéciaux vénézuéliens ou terroristes d’origine cubaine, entraînés à des tâches clandestines telles que la filature et le contrôle technique d’objectifs, les écoutes illégales, les interrogatoires violents et le maniement d’armes et d’explosifs. Le chef en second et chef des opérations de l’agence était rien moins que Diego Argüello Lastre, un ancien policier de la tyrannie batistienne.

La CIA ne pouvait pas ignorer les agissements terroristes de Posada Carriles

Le niveau d’agressivité et d’efficacité de l’agence n’avait d’autre explication que le matériel sophistiqué dont elle disposait: interception téléphonique, transmetteurs de radio miniaturisés pour applications secrètes, petits micros à incruster dans les murs (certains en vente dans le commerce et d’autres d’origine inconnue mais probablement fabriqués par des professionnels de l’espionnage), enregistreurs professionnels, stéthoscopes pour écoute au travers d’un mur, instruments de serrurerie, de photographie professionnelle, équipements portatifs pour le montage de points mobiles d’enregistrement de conversations, liquides radioactifs pour le marquage et la filature d’objectifs, entre autres.

Cet équipement porte à penser que les cibles de l’agence pouvaient être des personnalités politiques ou gouvernementales, des agents diplomatiques ou commerciaux étrangers, des dirigeants révolutionnaires de gauche, des chefs d’entreprises et des hommes d’affaires.

C’est dans cette agence qu’ont été préparés de nombreux actes terroristes: des commandos armés et entraînés en partaient discrètement pour poser des bombes aux sièges d’installations civiles cubaines à l’étranger, effectuer des attentats et des enlèvements, très probablement en coordination avec d’autres groupes de la mafia cubano-américaine de Miami. Selon plusieurs sources historiques, l’ICICA a mené des études opérationnelles sur des installations diplomatiques et commerciales cubaines à Trinité, à la Barbade, en Colombie et au Panama et détenait les itinéraires de vols de la compagnie aérienne Cubana de Aviacion dans la région.

La CIA ne pouvait pas y être étrangère. Posada Carriles restait un homme de confiance et, probablement, son officier illégal le plus fidèle et le plus expérimenté de la région, un homme qui lui avait rendu de bons services.

Quelques jours après le crime de la Barbade, une note aujourd’hui déclassée des services secrets du Département d’État datée du 19 octobre 1976 et adressée à la CIA, posait quelques questions. La première était une manière de mettre les pieds dans le plat: «La CIA a-t-elle eu une relation quelconque avec l’agence de détectives de Posada ou toute autre affaire à son nom?» On ignore si la CIA y a répondu.

Ce n’était pas par hasard si le terrorisme s’intensifiait dans la région. On estime qu’entre mars 1974 et octobre 1976, date de fermeture de l’ICICA, plus de 40 bombes explosèrent en Amérique centrale, dans les Caraïbes et en Amérique du Sud contre des installations diplomatiques cubaines, des lignes aériennes et des intérêts appartenant à d’autres pays ayant des relations avec Cuba. Pendant la même période furent assassinés deux techniciens cubains au Pérou et au Mexique, deux fonctionnaires cubains en Argentine et 73 personnes qui se trouvaient à bord du vol 445 de Cubana de Aviacion Barbade-La Havane.

Des recherches menées à Cuba offrent une vision un peu plus détaillée de ces actes de sauvagerie. En 1974, il y eut trois attentats aux explosifs contre l’ambassade cubaine à la Jamaïque et quatre autres au siège diplomatique cubain du Mexique; des lettres piégées envoyées aux ambassades cubaines en Argentine et au Canada; d’autres bombes posées dans des installations diplomatiques cubaines et étrangères au Pérou, à la Jamaïque, en Équateur, au Venezuela, au Panama et aux Bahamas. Au Mexique, treize bombes explosent dans trois villes différentes aux sièges de banques, d’entreprises commerciales et gouvernementales au moment où des bruits courent sur l’éventuelle normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis.

En 1975, neuf charges explosives sont placées dans cinq pays de la région. Une bombe est détectée dans la voiture de l’ambassadeur cubain au Mexique; des inconnus ouvrent le feu sur la voiture dans laquelle voyage l’ambassadeur cubain en Argentine, Emilio Aragonés Navarro, qui en sort heureusement indemne. Cette année-là, le peuple nord-américain aussi fut victime d’attentats terroristes organisés par les groupes anticubains les plus violents qui opéraient aux États-Unis.

En janvier, une explosion à Porto Rico avait fait quatre morts et deux blessés. En février, une bombe était désactivée dans les bureaux de la ligne aérienne colombienne à San Juan, Porto Rico. En mars, deux bombes explosaient dans le bureau de tourisme de Panama et au consulat du Costa Rica à Los Angeles, Californie. En mai et juillet, c’était le tour des ambassades du Venezuela et du Costa Rica à Washington. En juillet un bateau portoricain fut victime d’un sabotage à San Juan. En octobre, deux bombes éclataient à Miami; le 29 décembre, un autre engin posé dans la salle des bagages de la ligne aérienne dominicaine à l’aéroport La Guardia, de New York, faisait 13 morts et 75 blessés .

Nouvelle escalade de la capacité opérationelle du terrorisme avec la création de l'ONU

Une fois de plus, la tolérance et la complicité des autorités nord-américaines avec les groupes terroristes anticubains commençaient à susciter des problèmes internes. Le gouvernement des États-Unis trouva un remède aussi pratique qu’avantageux: la création de la Coordination des organisations révolutionnaires unies (CORU).

En juin 1976, Luis Posada et Orlando Bosch participaient en République dominicaine à la création du regroupement terroriste CORU, due à l’initiative des services secrets des États-Unis. Un officier vétéran de la division antiterroriste de la police de Miami déclarait en 1979: « Les Cubains ont constitué la CORU à la demande de la CIA, les États-Unis ont appuyé la réunion pour les avoir tous logés à la même adresse, et sous le contrôle du gouvernement. La consigne était: en avant, faites ce qui vous chante, en dehors du territoire nord-américain.»

La CORU constituait un noyau d’idéologie fasciste qui devait démultiplier le terrorisme international contre Cuba, capter les terroristes les plus décidés et porter des coups mortels à la Révolution cubaine. Elle regroupa les groupes fascistes d’origine cubaine les plus actifs qui opéraient depuis les États-Unis, comme Action cubaine, Brigade 2506, Front de libération de Cuba, Alpha 66, Abdala, Mouvement nationaliste cubain. Orlando Bosch Davila fut désigné à la tête de ce groupe. Le FBI suivit dans le détail la réunion qui eut lieu à Bonao, en République dominicaine. Plusieurs de ses agents camouflés y assistaient. Bien qu’on n’ait pas trouvé de commentaires dans les documents déclassés du FBI, il existe des preuves de la présence de Luis Posada Carriles à Saint-Domingue à cette date.

La CORU fasciste dirigée par Orlando Bosch serait la tête visible. Dans les coulisses, avec le pouvoir efficace que lui conférait l’ICICA, l’homme fort de la CIA, Posada Carriles, devait participer très activement à cette conspiration internationale.

La capacité opérationnelle de l’agence terroriste dirigée par Posada depuis 1974 et, ultérieurement, l’efficacité de la CORU prouvaientque les groupes criminels de cette époque avaient atteint un niveau d’organisation jamais vu, ce qui ne se concevait qu’avec le soutien direct d’un service comme la CIA.

De manière contradictoire, le drame de l’avion de Cubana de Aviacion de la Barbade, en octobre 1976, soit quelques mois après, obligeait ces deux sinistres criminels à sortir de la circulation et faisait échec, pour le moment, à la stratégie de la CIA placée sous les ordres de George Bush père.

Sous l’influence de la CORU et souvent avec le soutien opérationnel décisif de Posada Carriles depuis le Venezuela, il se produisit des attentats terroristes aux sièges cubains du Pérou, de Colombie, de Guyana, du Canada et du Venezuela. En vertu d’un accord préalable pris lors de la réunion de constitution de la CORU, un groupe dirigé personnellement par Posada, aidé d’Orlando Bosch, s’occupa de planifier le sabotage du vol 467 de Cubana de Aviacion Panama-Havane, mais l’action échoua.

Le 9 juillet, une bombe éclatait dans une valise qui devait être déposée à bord d’un avion de passagers à Kingston, à la Jamaïque. Le vol avait été retardé de quarante minutes pour problèmes techniques, et c’est ainsi que les passagers échappèrent à une sinistre catastrophe.

Le 10 juillet, une bombe éclata dans les bureaux de la British West Indian Airline, à la Barbade. On présume qu’elle avait été posée par Hernan Ricardo et Freddy Lugo, des sbires au service de l’agence de Posada qui participèrent ensuite directement à la destruction en plein vol de l’avion cubain à la Barbade.

Le 11 juillet, une autre bombe explosait dans les bureaux de la ligne aérienne Air Panama en Colombie. Quelques jours plus tard, des inconnus ouvraient le feu sur l’ambassade cubaine dans ce pays. Il est à supposer qu’un commando terroriste aux ordres de Posada Carriles et dont faisait partie Hernan Ricardo voyagea dans ce pays au même moment pour se livrer à un acte terroriste de grande envergure publicitaire.

Le 23 juillet, le technicien cubain de la flotte de pêche à la crevette Artaignan Diaz Diaz fut assassiné à Mérida, dans le Yucatan, pendant une tentative d’enlèvement d’un fonctionnaire consulaire cubain. À cette action participait un vieux complice de Posada, le criminel Gaspar Jiménez Escobedo, qui devait le seconder des années plus tard dans la tentative d’assassinat du président Fidel Castro au Xe Sommet ibéro-américain de Panama, en l’an 2000.

Le 9 août furent enlevés, torturés et assassinés Crescencio Galañena Hernandez et Jesus Cejas Arias, fonctionnaires de l’ambassade cubaine en Argentine, par des groupes paramilitaires au service de la junte militaire argentine. Selon certaines informations, Orlando Bosch, Luis Posada Carriles et Guillermo Novo Sampol auraient trempé dans ces crimes. Peu après, le 21 septembre à Washington, sont assassinés l’ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement de l’Unité populaire de Salvador Allende, Orlando Letelier, et son assistante Ronni Karpen Mofitt. Les auteurs de ces assassinats sont des sbires de la CORU au service de Pinochet, dont les terroristes d’origine cubaine Guillermo et Ignacio Novo Sampol, Dionisio Suarez Esquivel et Virgilio Paz Romero.

Le 6 octobre 1976, l’avion cubain explosait en plein vol au large de la Barbade, avec 73 personnes à son bord: le crime le plus hallucinant de tous qui endeuille encore notre peuple, en proie à l’indignation et à la tristesse.

Juste quelques jours avant, l’ambassade des États-Unis à Caracas refusait son visa d’entrée à Porto Rico à Hernan Ricardo Lozano, un des auteurs matériels du crime. Selon des sources historiques, l’ambassade des États-Unis à Port of Spain, Trinité et Tobago, savait que Ricardo se trouvait dans ce pays au moment où la CORU posait une bombe au consulat de Guyana, le 1er septembre 1976. Il se peut que la CIA ait craint que ses vieilles relations avec Hernan Ricardo la mettent dans l’embarras.

Après les détentions opérées par les autorités vénézuéliennes suite au sabotage de l’avion cubain, le gouvernement des États-Unis manœuvra pour qu’il n’y eût pas de procès et que Posada fût libéré et Bosch livré à l’autorité nord-américaine.

Le gouvernement des États-Unis fut l’auteur intellectuel de cet acte, qui n’était pas un fait isolé. Les documents déclassés montrent que les services de renseignements nord-américains n’étaient pas étrangers aux tentatives du CORU de sabotage contre un avion en vol. Ils connaissaient le travail de subversion mené dans la région par l’ICICA, d’où sont partis les auteurs matériels du crime avec les explosifs. Ceci pourrait expliquer, entre autres raisons, pourquoi le gouvernement des États-Unis refuse l’extradition de Posada Carriles au Venezuela.

La CIA et son gouvernement ont ensuite facilité la fuite de Posada de sa prison vénézuélienne et lui ont confié une mission importante dans la sale guerre d’Amérique centrale. Des années après ils offraient l’asile définitif à Bosch, ce qu’ils feront très bientôt pour Posada Carriles, en raison de ses brillants états de services dans le terrorisme.

Mais un jour ils devront rendre compte de leur actes devant l'humanité.

(Granma International - Manuel Hevia Frasquieri & Andrés Zaldivar Diéguez)

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Actualité - Manifestations dans 175 villes contre les politiques criminelles des Etats-Unis

Washington, 4 octobre – Des défilés et des manifestations dans 175 villes ont été annoncés ce jeudi pour exprimer le mécontentement populaire contre les politiques criminelles adoptées par le Congrès étasunien à l’initiative de la Maison Blanche.

Sous le slogan Le monde ne peut pas attendre, Dehors le régime de Bush, des milliers de personnes ont exprimé leur rejet de la légalisation de la torture, indiquent les organisateurs.

Le mouvement de protestation, qui a débuté il y a un an, a pris de l’ampleur après l’annulation de droits constitutionnels dans la loi adoptée récemment par le Congrès et promue par Bush.

L’élimination de l’habeas corpus pour les étrangers désignés comme combattants ennemis illégaux par Bush, nous transforme virtuellement en esclaves d’un Etat policier, souligne-t-il.

« Le silence et la paralysie sont inacceptables », ont affirmé dans une déclaration Gore Vidal, Howard Zinn, Harold Pinter, Sean Penn et Jesse Jackon, parmi d’autres personnalités importantes.

(Granma International)

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Actualité - Cuba dénonce les dépenses astronomiques d’armement dans le monde

Nations Unies, 4 octobre – Cuba a déclaré aujourd’hui ici qu’à peine 10% des dépenses militaires actuelles dans le monde suffiraient pour atteindre les Objectifs de développement du Millénaire (ODM), décidés lors du Sommet 2000 de l’ONU.

Rodriguo Malmierca, ambassadeur de Cuba aux Nations unies, a réaffirmé devant la Commission de désarmement de l’Assemblée générale la proposition de son pays de destiner, au moins, la moitié de ces dépenses aux besoins du développement économique et social, rapporte Prensa Latina.

Avec les ressources qui aujourd’hui sont consacrées aux armements il serait possible d’alimenter durant un an 853 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde ou de fournir des médicaments durant 40 ans aux 38 millions de personnes qui sont atteintes du virus du sida, a-t-il ajouté.

Le diplomate a indiqué que durant le récent XIVe Sommet du Mouvement des pays non-alignés à La Havane, les leaders des 118 pays membres se sont mis d’accord pour promouvoir des positions de principes et des priorités en matière de désarmement et de sécurité.

Cuba va travailler activement dans la première Commission (de désarmement) avec les autres pays du Mouvement pour respecter ces engagements, a affirmé l’ambassadeur.

Dans son intervention, Malmierca a souligné qu’un seul pays, les Etats-Unis, dépense en armes autant que le reste du monde, et que les compagnies nord-américaines fabriquent 60% des armements qui se vendent sur la planète.

Quant aux armements nucléaires, le diplomate cubain a indiqué que, malgré la fin proclamée de la guerre froide, il existe actuellement près de 33 000 armes nucléaires dans le monde, dont 13 000 sont déjà prêtes à être utilisées.

(Granma International)

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jeudi, octobre 05, 2006

Actualité - Rice Calls on Hamas to Cooperate with Abbas

Franc-parler présente un article du Palestine Media Center. Ce texte illustre avec brio la vision sectaire du gouvernement américain qui s'évertue à considérer le monde de façon bipolaire et ce, sans prendre conscience de la réalité du peuple palestinien qui doit lutter chaque jour pour leur survie devant Israël.
Poll Shows Fatah, Hamas Tied

(4 oct) - The US Secretary of State Condoleezza Rice called on Hamas to cooperate with Palestinian President Mahmoud Abbas, saying the current Palestinian government cannot govern in the region.

Rice visited a number of Arab countries as part of her visit to the Middle East. During her talks, the Arab leaders argued that the festering grievances of the stateless Palestinians feed unrest and radicalism elsewhere.

“The issue is how to make peace, and in order to make peace you have to identify the problem,” Egyptian Foreign Minister Ahmed Aboul Gheit said during a press conference with Rice.

“We think and we claim and we keep telling everybody that it is the Palestinian problem, and the lack of a settlement for the Palestinians. The Palestinian problem is the scourge of this region,” Gheit said.

Saudi Foreign Minister Saud al-Faisal said the nearly 60-year-old conflict was creating a “breeding ground for extremism.”

“There is a very short step from extremism to terrorism,” Saud said with Rice by his side in Jedda, Saudi Arabia. “And ever since the problem arose of Palestinian-Israeli conflict, the region has been destabilized.”

Rice is expected to hold talks with President Mahmoud Abbas in Ramallah. This will be the administration's third meeting in less than three weeks with Abbas, whom President Bush called a “man of courage” for trying to revive Mideast peace talks.

Rice met in Cairo with diplomats from Egypt and seven other Arab allies in hopes of reviving the moribund Arab-Israeli peace process and making headway on other regional issues. During that session the ministers of the six-nation Gulf Cooperation Council and Egypt and Jordan gave broad support to Abbas, Rice said.

Meanwhile, a poll published Tuesday showed that The Fatah movement is tied with Hamas in voter support, undercutting hopes by Palestinian moderates that Fatah could oust Hamas if new elections were held.

As one of several options, Abbas is considering calling early elections, both for president and parliament, but Tuesday’s poll and other recent surveys indicate there is no guarantee voters would return Fatah to power.

Also, previous polls have understated support for Hamas. Before Hamas won a January parliamentary election by a wide margin, polls showed Fatah leading, and even exit polls on election day forecast a Fatah victory.

The survey was conducted by the Jerusalem Media and Communications Center Sept. 19-22, before a new round of deadly internal violence erupted this weekend. At the time of the survey, Hamas and Fatah were negotiating the formation of a national unity government, but the talks have since broken down.

In the survey, 56 percent said a national unity government was the best way out of the current crisis. If an election were held today, Fatah would get 32 percent of the vote, compared with 30 percent for Hamas.

More than half said they oppose attacks on Israel and 47 percent said they support a two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict.

(Palestine Media Center)

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Actualité - Cuba Delivers UN Anti-Blockade Plan

United Nations, Oct 5 (Prensa Latina) - The Cuban diplomatic mission at the UN delivered all member countries of this organization Thursday a draft resolution against the US-imposed blockade of that Caribbean state for over 45 years.

Officials from the island s embassy told Prensa Latina that the distribution of the document was done personally, during meetings with the UN member ambassadors.

The debate and later voting on the draft resolution is slated for November 8 in the General Assembly plenary session.

This will be the 15th consecutive year that Cuba presents a resolution entitled "Need to end the economic, trade and financial blockade imposed by the US on Cuba."

Last year, the statement was approved with 182 votes for, four against and one abstention, of the then 191 UN members.

That time, Cuban Foreign Minister Felipe Perez Roque said that this was a convincing result and expression of world rejection of the blockade on Cuba.

According to statistics, the economic damage Cuba has suffered from those US measures in the last 45 years has surpassed $86.1 billion.

Considered the longest and cruelest blockade in the history of humanity, the Cubans termed the Washington economic war against Havana an act of genocide.

The complicated group of laws, rules and measures adopted by United States throughout over four decades impedes a third-country company from selling to Cuba any product that has more than 10 percent of components from the northern nation.

The island cannot sell the US any goods made with Cuban raw materials and fines those US people who visit Cuba.

Other measures include reducing to $300 quarterly remittances from Cuban residents in the US and serious restrictions on Cuban-Americans from travel to their native land from every year to every three years.

It even suspends visits to the island for people with family ties like those between mother, father, son or sibling.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - All Koreans Called upon to Struggle for Withdrawal of U.S. Forces from S. Korea

October 4 (Korean Central News Agency) - The U.S. forces present in south Korea are a stumbling block lying in the way of implementing the June 15 North-South Joint Declaration which calls for solving the issue of the country's reunification independently by the concerted efforts of the Koreans because they are responsible for it, observes Rodong Sinmun today in an article. It is an urgent requirement of the national history and the ardent desire of the 70 million Koreans to drive the U.S. forces out of south Korea and achieve the country's reunification, the article notes, and goes on:

To achieve the reunification of the country is the most urgent task facing the Korean nation.

The U.S. imperialist aggressor forces in south Korea are the main hurdle lying in the way of achieving the country's reunification as they were chiefly to blame for bisecting the territory of Korea into the north and the south.

The U.S. imperialists have persistently hampered the reunification of Korea, pursuant to their policy of national split, since their illegal occupation of south Korea.

The U.S. forces in south Korea have stepped up the arms build-up for aggression and persisted in their reckless military provocations against the DPRK, leading the situation to an extreme pitch of tension, hamstringing the efforts to warm the inter-Korean relations and desperately blocking the process of reconciliation and unity of the Korean nation and independent reunification.

Their pullback from south Korea is, therefore, the basic and common demand of the south Korean people.

The U.S. policy of military occupation of south Korea is a policy of enslavement to all intents and purposes.

The U.S. has interfered in all internal affairs of south Korea ranging from the installing of the "government" to shaping its policies and their implementation to serve its purpose of aggression.

Unspeakable are the misfortune and pain the south Koreans have undergone due to the U.S. forces present in south Korea.

It is the unanimous will and ardent desire of the Koreans to drive the U.S. imperialist aggressor forces out of south Korea, the article concludes.

(Korean Central News Agency)

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mercredi, octobre 04, 2006

Actualité - Des organisations des droits de l’homme condamnent la loi américaine sur les commissions militaires

Franc-Parler publie un texte du World Socialist Web Site qui explique les dessous de la nouvelle Loi sur les commissions militaires adoptée depuis une semaine par le Congrès américain. Cette loi s'inscrit totalement dans le mouvement du gouvernement américain vers la fascisation de son État. Une marche de plus contre les peuples du monde!

Les organisations de défense des droits civils et des droits de l’homme ont dénoncé la Loi sur les commissions militaires adoptée par le Congrès la semaine passée, déclarant qu’il représentait une brisure fondamentale avec du gouvernement américain avec les principes démocratiques. La loi a été votée par le Sénat jeudi passé et par la Chambre des représentants vendredi et sera en vigueur après que le président l’aura signé d’ici quelques jours.

Le Center for Constitutional Rights (Centre des droits constitutionnels, CCR), qui coordonne la défense des centaines de prisonniers détenus indéfiniment au camp de concentration de Guantanamo, a dit qu’il contesterait la loi devant les cours aussitôt que Bush la signera, en ce concentrant sur le déni du droit des prisonniers à obtenir une ordonnance d’habeas corpus, la révision officielle de la raison de détention d’un individu par une cour indépendante de l’autorité qui a procédé à l’arrestation.

Vincent Warren, le directeur du CCR a dit « Cette suspension sans précédent et très large de l’habeas corpus est totalement anticonstitutionnelle. » Il a ajouté « Depuis la fondation de la nation, cette ordonnance n’a été abolie que quatre fois, toujours pour un temps court et sur un territoire qui était une zone de combats. Cette loi le suspendrait pour tous les non-citoyens dans ou hors des Etats-Unis, même s’ils n’ont été accusés d’aucun crime. »

L’ordonnance d’habeas corpus est reconnue par la Common Law anglaise depuis la Magna Carta de 1215. Elle a été incorporée à l’article I, section 9 de la Constitution américaine, qui interdit au gouvernement fédéral de suspendre l’habeas corpus sauf dans le cas d’une invasion ou d’une rébellion.

Le gros de la nouvelle loi est une autorisation du Congrès aux commissions militaires que l’administration Bush souhaite établir pour poursuivre les prisonniers de Guantanamo et d’autres qui pourraient être arrêtés à l’avenir. Ces tribunaux auraient peu des caractéristiques qui sont associées au processus judiciaire : les défendeurs peuvent être exclus de leurs propres procès, la preuve peut être caché à la défense, les témoignages obtenus par la coercition et même la torture peuvent être acceptés à la discrétion du juge militaire et la preuve par ouï-dire et la preuve obtenue par perquisition sans mandat sera accueillie.

D’autres dispositions importantes de la loi immuniseront les agents de la CIA contre toute poursuite de prisonniers ayant été torturés, empêcheront les cours américaines de réviser les procédures des commissions militaires et permettront au président « d’interpréter » les clauses des Conventions de Genève pour permettre les interrogatoires coercitifs et brutaux des prisonniers.

Christopher Anders, le conseiller juridique de l’American Civil Liberties Union (Union américaine des libertés civiles, ACLU) a déclaré à la presse « Rien n’est moins Américain qu’un gouvernement qui peut détenir indéfiniment des personnes dans des prisons secrètes où elles seront torturées, leur retirer les protections contre les abus cruels et horribles, les juger sur la base de preuves que personne ne peut voir, les condamner à mort sur la base de témoignages obtenus littéralement en brutalisant les témoins et leur enlever toute possibilité d’exercer l’habeas corpus. »

Les Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits de l’homme, PHR) condamnent la loi dans une déclaration qui traite de l’autorisation tacite de la torture et de l’usage de témoignage obtenu sous la torture qu’on y trouve. « Le Congrès a abdiqué sa responsabilité d’assurer les plus hautes normes de droits de l’homme et de protections constitutionnelles pour les individus dans les prisons américaines » a déclaré Leonard S. Rubenstein, le directeur exécutif des PHR. « Parce que le président a tordu la loi américaine et la loi internationale pour justifier l’usage de techniques d’interrogations abusives et illégales par la CIA, le Congrès doit maintenant se commettre à donner la responsabilité à la branche exécutive pour l’adhésion aux Conventions de Genève et à la Loi sur le traitement des prisonniers. »

Amnistie internationale aux Etats-Unis a déclaré « En votant la Loi sur les commissions militaires, le Congrès des Etats-Unis a, dans les faits, donné son approbation aux violations des droits de l’homme commises par les Etats-Unis dans sa « guerre au terrorisme ». La loi place carrément les Etats-Unis dans le mauvais camp de la loi internationale et a transformé une mauvaise politique de l’exécutif en une mauvaise loi. »

Comme Amnistie internationale fait remarquer, « [L]’administration américaine a eu recours aux détentions secrètes, à l’enlèvement, à la détention prolongée avec interdiction de communiquer avec qui que ce soit hors de la prison, à la détention illimitée sans accusation, à la détention arbitraire et à la torture ou à d’autres traitements inhumains, cruels ou dégradants. » Une des principales fonctions de la nouvelle loi, fait remarquer Amnistie, est d’empêcher la possible poursuite pour crimes de guerre de hauts responsables de l’administration Bush.

Dans une déclaration de son président James Zogby, l’Institut arabe américain a fait remarquer qu’un changement de dernière minute dans le projet de loi privait des droits de l’habeas corpus ceux qui étaient détenus à l’étranger, mais aussi n’importe quel « étranger détenu par les Etats-Unis ».

« Ce projet de loi changerait fondamentalement ce que représentent les Etats-Unis, a affirmé Zogby. L’idée que des individus en situation légale aux Etats-Unis puissent être jetés en prison indéfiniment sans être accusés et sans avoir la possibilité de réfuter les accusations portées contre eux viole la Déclaration des droits. »

Peut-être le changement le plus significatif dans le texte du projet de loi durant les deux derniers jours des discussions entre la Chambre des représentants, le Sénat et la Maison-Blanche a été la redéfinition de « combattants ennemis illégaux », qui peuvent être soumis à une détention illimitée ou, de façon sommaire, aux tribunaux militaires, sous la Loi sur les commissions militaires. Ce terme peut maintenant représenter des citoyens américains et des résidents légaux dont le gouvernement jugerait qu’ils auraient « volontairement et matériellement appuyés des hostilités contre les Etats-Unis ou ses cobelligérants ». Lorsqu’un Tribunal d’examen du statut de combattant formé d’officiers militaires prend cette décision, il n’est surveillé par aucune instance judiciaire et la personne désignée comme telle disparaît dans le nouveau goulag américain.

Marjorie Cohn, présidente de la Corporation nationale des avocats, s’est concentrée sur cet aspect de la loi lors d’un commentaire par Internet samedi. « Comme le projet de loi a été adopté extrêmement rapidement, a-t-elle écrit, presque personne n’a remarqué qu’il donnait le pouvoir à Bush de qualifier de “combattants ennemis illégaux” non seulement les étrangers, mais aussi les citoyens américains. Quiconque fait un don d’argent à un organisme de charité qui se retrouve sur la liste des organisations “terroristes” de Bush, ou qui conteste les politiques du gouvernement pourrait être désigné comme “combattant ennemi illégal” et emprisonné indéfiniment. Cela inclut les citoyens américains. »

Kenneth Roth, le directeur de Human Rights Watch, a déclaré : « Cette disposition étend le concept de combattant bien au-delà de ce qui a été traditionnellement accepté, et cela pourrait bien revenir hanter les Américains. Cela pourrait faire de chaque travailleur civil à la cafétéria d’une base militaire, et de chaque travailleur dans une usine américaine de fabrication d’uniformes une cible pouvant être abattue par les forces ennemies. »

Un grand nombre de déclarations faites par les groupes de défense de libertés civiles expriment une grande stupéfaction face au fait que l’administration Bush et le Congrès aient agi si rapidement et considérablement pour renverser des principes constitutionnels de longue date et installer la structure d’un Etat policier. Mais cette réaction légitime et compréhensible n’a pratiquement pas trouvé écho dans les mass médias américains ni dans les milieux officiels de Washington.

Dans ces lieux, la Loi sur les commissions militaires n’est discutée presque entièrement qu’en termes des avantages électoraux immédiats qu’espèrent obtenir l’administration Bush et les républicains du Congrès en s’affichant comme des combattants exemplaires contre le terrorisme et en présentant leurs opposants démocrates comme des traîtres qui capitulent.

Les traits maccartistes de cette campagne ressortent dans les premiers commentaires des chefs républicains au Congrès après que le projet de loi eut été accepté. Le chef de la majorité au Sénat, Bill Frist, a déclaré que la question principale qui se posait lors de l’élection du 7 novembre était si les électeurs « voulaient voter pour un parti qui dit franchement “Nous allons gagner cette guerre au terrorisme”, ou pour un parti qui dit “Nous devons capituler” ».

Le leader de la Chambre, J. Dennis Hastert, a dit lors d’une entrevue télévisée que les démocrates « sont si voués à la protection des criminels… ils ne nous permettent pas de poursuivre ces gens. » Il a ajouté, « Les 130 personnes les plus traîtres probablement au monde, et ils veulent les amener et les remettre en liberté dans le public éventuellement. »

Le Comité sénatorial national républicain a soutenu que les deux sénateurs qui ont voté pour réintroduire le droit à l’habeas corpus — les démocrates Robert Menendez du New Jersey et Debbie Stabenow du Michigan — ont « pris le parti des avocats du procès et des terroristes ». Menendez et Stabenow ont finalement voté pour la loi après que l’amendement sur l’habeas corpus ait été rejeté à 51-48.

La réponse des démocrates à cette chasse aux sorcières a été une abjecte prosternation face à la droite. Le ton a été donné par le leader démocrate au Sénat qui a pris la décision mercredi dernier qu’il n’y aurait pas de manœuvres obstructionnistes pour bloquer la loi qui allait retirer un droit constitutionnel fondamental — une action qui aurait facile à mettre en application puisqu’elle ne requiert que 40 votes sur 100 au Sénat.

Dans une entrevue qu’elle a donné conjointement avec l’ancien leader en Chambre républicain Newt Gingrich au réseau Fox News samedi, la congressiste Jane Harman, la membre démocrate du Comité de la Chambre sur les services du renseignement, a limité ses critiques au fait que l’administration Bush ne consulte pas suffisamment le Congrès. Faisant référence aux prisonniers allégués membres d’al-Qaïda, elle dit, « Nous sommes tous pour la détention de ces individus. Nous sommes tous pour qu’ils soient poursuivis. Et je suis pour, si c’est dans des limites très strictes, sous la surveillance claire du Congrès, que l’on traite différemment les détenus de grande valeur. » En d’autres termes, torturez-les, mais seulement avec l’approbation du Congrès.

Dans un commentaire sinistre, Gingrich déclarait que la Loi sur les commissions militaires n’était que le début. « Dans les quatre ou cinq ans qui viennent, nous allons nous retrouver à examiner des lois impliquant des droits civils dont nous n’aurions jamais rêvé parce que notre ennemi ne nous laissera pas le choix », a-t-il déclaré. Sa contrepartie démocrate ne s’est pas opposé ni n’a repris ses propos.

Dans un éditorial sévère sur la performance des démocrates, titré « Profils de lâches », le Los Angeles Times commentait le discours d’opposition à la loi d’Hillary Clinton de New York. « En autorisant cette administration à étirer encore plus ce qui est et n’est pas de la torture, déclamait Clinton, nous abaissons nos normes morales au niveau de ceux que nous décrions, nous minons nos valeurs et notre drapeau partout où il flotte, nous mettons nos troupes en danger et nous mettons en péril notre force morale dans un conflit que nous ne pouvons pas gagner simplement par la force militaire. » Le Times ajoutait : « Paroles exaltantes — mais apparemment pas suffisamment exaltante pour justifier de manœuvres obstructionnises. »

Le Times rapportait également (le 30 septembre) un commentaire par un « haut responsable de l’administration » anonyme qui illustre justement le rejet complet des principes démocratiques et constitutionnels de base qui caractérise maintenant le Washington officiel. Ce responsable « discutait de l’idée que la définition dans la loi était excessivement large et disait que ce n’est pas parce qu’une personne peut être mise en accusation qu’elle le sera. "Les seules personnes qui vont être accusé et devrons subir un procès, seront celle qui auront commis un crime", a dit ce responsable. »

« Nous n’accusons que les personnes coupables »…Alors pourquoi avoir des procès ? Pourquoi pas simplement s’en remettre à la police, aux procureurs de la poursuite et aux présidents qui détiennent les pouvoirs exécutifs ? La logique de la politique poursuivie par l’administration Bush, soutenue par le Congrès et le Parti démocrate, est l’établissement d’un Etat policier américain.

(World Socialist Web Site - Patrick Martin, 4 octobre 2006)

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Actualité - DPRK Foreign Ministry Clarifies Stand on New Measure to Bolster War Deterrent

October 3, (Korena Central News Agency) - The Foreign Ministry of the Democratic People's Republic of Korea issued the following statement Tuesday solemnly clarifying the DPRK stand on the new measure to be taken by it to bolster its war deterrent for self-defence: The U.S. daily increasing threat of a nuclear war and its vicious sanctions and pressure have caused a grave situation on the Korean Peninsula in which the supreme interests and security of our State are seriously infringed upon and the Korean nation stands at the crossroads of life and death.

The U.S. has become more frantic in its military exercises and arms build-up on the peninsula and in its vicinity for the purpose of launching the second Korean war since it made a de facto "declaration of war" against the DPRK through the recent brigandish adoption of a UNSC resolution.

At the same time it is making desperate efforts to internationalize the sanctions and blockade against the DPRK by leaving no dastardly means and methods untried in a foolish attempt to isolate and stifle it economically and bring down the socialist system chosen by its people themselves.

The present Bush administration has gone the lengths of making ultimatum that it would punish the DPRK if it refuses to yield to the U.S. within the timetable set by it. Under the present situation in which the U.S. moves to isolate and stifle the DPRK have reached the worst phase, going beyond the extremity, the DPRK can no longer remain an on-looker to the developments.

The DPRK has already declared that it would take all necessary countermeasures to defend the sovereignty of the country and the dignity of the nation from the Bush administration's vicious hostile actions.

The DPRK Foreign Ministry is authorized to solemnly declare as follows in connection with the new measure to be taken to bolster the war deterrent for self-defence:

Firstly, the field of scientific research of the DPRK will in the future conduct a nuclear test under the condition where safety is firmly guaranteed.

The DPRK was compelled to pull out of the NPT as the present U.S. administration scrapped the DPRK-U.S. Agreed Framework and seriously threatened the DPRK's sovereignty and right to existence.

The DPRK officially announced that it manufactured up-to-date nuclear weapons after going through transparent legitimate processes to cope with the U.S. escalated threat of a nuclear war and sanctions and pressure.

The already declared possession of nuclear weapons presupposes the nuclear test.

The U.S. extreme threat of a nuclear war and sanctions and pressure compel the DPRK to conduct a nuclear test, an essential process for bolstering nuclear deterrent, as a corresponding measure for defence.

Secondly, the DPRK will never use nuclear weapons first but strictly prohibit any threat of nuclear weapons and nuclear transfer.

A people without reliable war deterrent are bound to meet a tragic death and the sovereignty of their country is bound to be wantonly infringed upon. This is a bitter lesson taught by the bloodshed resulting from the law of the jungle in different parts of the world.

The DPRK's nuclear weapons will serve as reliable war deterrent for protecting the supreme interests of the state and the security of the Korean nation from the U.S. threat of aggression and averting a new war and firmly safeguarding peace and stability on the Korean peninsula under any circumstances.

The DPRK will always sincerely implement its international commitment in the field of nuclear non-proliferation as a responsible nuclear weapons state.

Thirdly, the DPRK will do its utmost to realize the denuclearization of the peninsula and give impetus to the world-wide nuclear disarmament and the ultimate elimination of nuclear weapons.

As the DPRK has been exposed to the U.S. nuclear threat and blackmail over the past more than half a century, it proposed the denuclearization of the peninsula before any others and has since made utmost efforts to that end.

The U.S., however, abused the idea of denuclearization set out by the DPRK for isolating and stifling the ideology and system chosen by its people, while systematically disregarding all its magnanimity and sincerity.

The ultimate goal of the DPRK is not a "denuclearization" to be followed by its unilateral disarmament but one aimed at settling the hostile relations between the DPRK and the U.S. and removing the very source of all nuclear threats from the Korean Peninsula and its vicinity.

There is no change in the principled stand of the DPRK to materialize the denuclearization of the peninsula through dialogue and negotiation.

The DPRK will make positive efforts to denuclearize the peninsula its own way without fail despite all challenges and difficulties.

(Korena Central News Agency)

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Actualité - Increasing Oposition in US Against Blockade on Cuba

Franc-Parler publie un article de Prensa Latina News Agency qui montre l'entêtement américain pour contrôler les pays qui s'affirment dans leur souveraineté en refusant de s'agenouiller devant l'impérialiste. Depuis la révolution cubaine, les États-Unis, par l'entremise de leurs présidents, s'acharnent à détruire toute l'édifice culturel et social, la véritable force de Cuba.

Havana, Oct 4 (Prensa Latina) - Despite the efforts of the US government to silence those voices calling for changes in Washington"s policy against Cuba, opposition against the US economic blockade on the Caribbean country is increasing inside the US.

The George W. Bush administration has been intensifying measures against Cuba, increasing federal funds for the blockade and reinforcing aggression of the anti Cuban ultra right wing in Miami, Florida.

However, American sectors have been speaking up for normalizing US-Cuba relations, as on July 8, 2005 when the US-Cuba Commercial Association sent a letter to over 20 senators and members of the assignment committee.

The letter, which was signed by 62 national associations, organizations, and agricultural companies located in 20 states, called to make more flexible in the restrictions imposed on the sale of agricultural products to Cuba.

On July 21, 2005, the assignment committee of The House of Representatives approved an amendment to the "Assignment Law for the Departments of Transport, Treasure, and Housing, year 2006." The law bans the use of funds assigned for managing or implementing the measures of the Office for the Foreign Actives Control, which restricted the advance payment for US products by Cuba. That proposal, approved by the US Senate, did not become law due to the veto threat of President George W.
Bush.

The blockade affects also the US people, who is prohibited from access to medicines like the Cuban TheraCim, which treats brain tumours in children.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Le rapport de la « commission d’enquête » présidentielle passé au crible115 mensonges sur les attentats du 11 septembre

Franc-Parler présente un rapport sur les événements du 11 septembre. Ce texte met en lumière les mensonges du gouvernement américain pour convaincre la population de se rallier aux politiques anti-terroristes et à la guerre au terrorisme.

Il n’existe toujours pas de version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Aucune enquête judiciaire n’a été ouverte sur les attentats eux-mêmes, ni d’enquête parlementaire d’ailleurs. Tout au plus dispose-t-on d’une version gouvernementale explicitée par un rapport rendu par une commission présidentielle. Le professeur David Ray Griffin, qui a consacré un ouvrage de référence à l’étude de ce rapport, y a relevé 115 mensonges dont il dresse ici la liste.

Effondrement de la tour n°7 du World Trade Center

La commission d’enquête n’a pas abordé le sujet. Ce bâtiment n’a été touché par aucun avion et son effondrement présente les caractéristiques d’une démolition contrôlée.

Pour chaque mensonge, on se référera aux analyses du professeur David Ray Griffin dans son ouvrage Omissions et manipulations de la Commission d’enquête. Les chiffres entre parenthèse renvoient aux pages du livre dans son édition originale états-unienne.

1. L’omission de la preuve qu’au moins six des pirates de l’air présumés (dont Waleed al- Shehri, que la Commission accuse d’avoir poignardé une hôtesse de l’air du vol UA11 avant que celui-ci s’écrase sur la tour Nord du World Trade Center) sont toujours vivants (19-20).

2. L’omission des preuves concernant Mohamed Atta (comme son penchant signalé pour l’alcool, le porc et les danses érotiques privées – lap dances – ) sont en contradiction avec les affirmations de la Commission selon lesquelles il était devenu un fanatique religieux (20-21).

3. La confusion volontairement créée autour des preuves que Hani Hanjour était un pilote trop incompétent pour amener un avion de ligne à s’écraser sur le Pentagone (21-22).

4. L’omission du fait que les listes des passagers (flight manifests) rendues publiques ne contenaient aucun nom d’Arabe (23).

5. L’omission du fait qu’un incendie n’a jamais causé l’effondrement total d’un bâtiment à structure d’acier, ni avant ni après le 11 Septembre (25).

6. L’omission du fait que les incendies des Tours Jumelles n’étaient ni extrêmement étendus, ni particulièrement intenses, ni même très longs en comparaison avec d’autres incendies dans des gratte-ciels (de structures) similaires, qui eux ne se sont jamais écroulés (25-26).

7. L’omission du fait qu’étant donné l’hypothèse que les effondrements aurait été provoqués par l’incendie, la Tour Sud, touchée plus tard que la Tour Nord et en proie à des flammes de moindre intensité, n’aurait pas dû s’effondrer la première (26).

8. L’omission du fait que le bâtiment n°7 du WTC (qui n’a pas été touché par un avion et qui ne fut le théâtre que de petits incendies localisés) s’est aussi écroulé, un événement que l’Agence Fédérale pour le Traitement des Situations d’Urgence (FEMA) a reconnu ne pouvoir expliquer (26).

9. L’omission du fait que l’effondrement des Tours Jumelles (et du bâtiment n°7) présente au moins 10 caractéristiques d’une démolition contrôlée (26-27).

10. L’assertion que le coeur de la structure de chacune des Tours Jumelles était « un puits d’acier vide », une affirmation qui nie la présence de 47 massives colonnes d’acier qui constituaient en réalité le coeur de chaque tour et qui, selon la théorie de « l’empilement des étages » (the « pancake theory ») explicative des effondrements, aurait dû restées dressées vers le ciel sur de nombreuses dizaines de mètres (27-28).

11. L’omission de la déclaration de Larry Silverstein [le propriétaire du WTC] selon laquelle il décida, en accord avec les pompiers, de « démolir » (to « pull », argot technique) le bâtiment n°7 (28).

12. L’omission du fait que l’acier des bâtiments du WTC fut rapidement déblayé de la scène du crime et embarqué sur des navires à destination de l’étranger AVANT qu’il puisse être analysé pour y déceler des traces d’explosifs (30).

13. L’omission du fait que le bâtiment n°7 ayant été évacué avant son effondrement, la raison officielle invoquée pour le déblaiement rapide de l’acier [sur ce site] (que certaines personnes puissent être encore vivantes sous les décombres) ne faisait aucun sens dans ce cas précis (30).

14. L’omission de la déclaration du maire R. Giuliani selon laquelle il avait été prévenu que le WTC allait s’effondrer (30-31).

15. L’omission du fait que Marvin Bush, le frère du Président, et son cousin Wirt Walker III étaient tous les deux directeurs de la société chargée de la sécurité du WTC (31-32).

16. L’omission du fait que l’aile Ouest du Pentagone [celle effectivement touchée] était la moins susceptible d’être prise pour cible par des terroristes de al-Qaida, pour plusieurs raisons (33- 34).

17. L’omission de toute discussion pour établir si les dommages sur le Pentagone étaient compatibles avec l’impact d’un Boeing 757 se déplaçant à plusieurs centaines de kilomètres/heure (34).

18. L’omission du fait qu’il existe des photos montrant que la façade de l’aile Ouest ne s’est effondrée que 30 minutes après la frappe, et aussi que le trou d’entrée apparaît bien trop petit pour un Boeing 757 (34).

19. L’omission de tout témoignage contradictoire au sujet de la présence ou de l’absence de débris visibles d’un Boeing 757 que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Pentagone (34-36).

20. L’absence de toute discussion pour établir si le Pentagone disposait d’un système de défense anti-missile capable d’abattre un avion de ligne commercial, bien que la Commission suggéra que les terroristes d’al-Qaida n’attaquèrent pas une centrale nucléaire parce qu’ils assumaient qu’elle serait ainsi défendue (36).

21. L’omission du fait que les images de différentes caméras de surveillance (y compris celles de la station service en face du Pentagone, dont le film fut confisqué par le FBI immédiatement après la frappe) pourraient sans doute donner une réponse à ce qui a réellement percuté le Pentagone (37-38).

22. L’omission de la référence du Ministre de la Défense D. Rumsfeld à « un missile [utilisé] pour endommager [le Pentagone] » (39).

23. L’approbation apparente de la réponse totalement insatisfaisante à la question de savoir pourquoi les agents des Services Secrets permirent au Président Bush de rester dans l’école de Sarasota à un moment où, selon la version officielle, ils auraient dû assumer qu’un avion détourné aurait pu prendre l’école pour cible (41-44).

24. L’échec à expliciter pourquoi les Services Secrets n’ont pas demandé la protection de chasseurs pour [l’avion présidentiel] Air Force One (43-46).

25. Les affirmations selon lesquelles lorsque le cortège présidentiel arriva à l’école [de Sarasota], personne dans l’assistance ne savait que plusieurs avions avaient été détournés (47-48).

26. L’omission du rapport selon lequel le Ministre de la Justice John Ashcroft fut averti d’arrêter de prendre des lignes aériennes commerciales avant le 11 Septembre (50).

27. L’omission de l’affirmation de David Schippers qu’il avait, sur la base d’informations fournies par des agents du FBI à propos d’attaques prévues dans le Sud de Manhattan, tenté en vain de transmettre cette information au Ministre de la Justice John Ashcroft pendant les 6 semaines précédant le 11 Septembre (51).

28. L’omission de toute mention que des agents du FBI auraient affirmé avoir eu connaissance des cibles et des dates des attaques [terroristes] longtemps à l’avance (51-52).

29. L’affirmation, par une réfutation circulaire qui présume la question résolue, que le volume inhabituel des achats d’options à la baisse avant le 11 Septembre n’impliquait pas que les acheteurs savaient à l’avance que les attaques se produiraient. (52-57)

30. L’omission des rapports selon lesquels le maire [de San Francisco] Willie Brown et certains responsables du Pentagone reçurent des mises en garde sur le fait de prendre l’avion le 11 Septembre (57).

31. L’omission du rapport selon lequel Oussama ben Laden, qui était déjà le criminel le plus recherché des États-Unis, fut traité en juillet 2001 par un docteur américain à l’hôpital américain de Dubai et y reçu la visite de l’agent local de la CIA (59).

32. L’omission des articles suggérant qu’après le 11 Septembre, l’armée américaine laissa délibérément Oussama ben Laden s’échapper (60).

33. L’omission de rapports, incluant celui sur la visite par le chef des services de renseignements saoudiens à Oussama ben Laden à l’hôpital de Dubai, qui sont en contradiction avec la version officielle selon laquelle Oussama fut renié par sa famille et son pays (60-61).

34. L’omission du compte-rendu de Gerald Posner sur le témoignage de Abu Zubaydah, selon lequel trois membres de la famille royale saoudienne (qui périrent tous mystérieusement à huit jours d’intervalle) finançaient al-Qaida et avaient une connaissance anticipée des attaques du 11 Septembre (61-65).

35. Le démenti par la Commission d’avoir trouvé une preuve du financement d’al-Qaida par les Saoudiens (65-68).

36. Le démenti par la Commission d’avoir trouvé une preuve que de l’argent de la femme du Prince Bandar, la Princesse Haifa, alla à des agents d’al-Qaida (69-70).

37. Le démenti, en ignorant tout simplement la distinction entre vols privés et vols commerciaux, que le vol privé transportant des Saoudiens de Tampa à Lexington le 13 Septembre violait les règlements de l’espace aérien en vigueur à cette date (71-76).

38. Le démenti que des Saoudiens furent autorisés à quitter le territoire des États-Unis peu de temps après le 11 Septembre sans avoir été l’objet d’une enquête appropriée (76-82).

39. L’omission de la preuve que le Prince Bandar obtint une autorisation spéciale de la Maison-Blanche pour les vols des Saoudiens (82-86).

40. L’omission de l’affirmation de Coleen Rowley que des responsables au Q.-G. du FBI avait vu le mémo de Phoenix de l’agent Kenneth Williams (89-90).

41. L’omission du fait que l’agent du FBI à Chicago Robert Wright affirme que le Q.-G. du FBI referma son enquête sur une cellule terroriste, puis tenta de l’intimider pour l’empêcher de publier un livre relatant expériences (91).

42. L’omission de la preuve que le Q.-G. du FBI sabota la tentative de Coleen Rowley et d’autres agents [du FBI] de Minneapolis pour obtenir un mandat pour rechercher l’ordinateur de Zacarias Moussaoui (91-94).

43. L’omission des trois heures trente de déposition devant la Commission par Sibel Edmonds, ancienne traductrice au FBI, déposition qui selon une lettre rendue publique par elle et adressée au Président [de la Commission] Kean, révélait de sérieuses dissimulations de la part de responsables du FBI, en relation avec le 11 Septembre, et ce au Quartier Général même du FBI (94-101).

44. L’omission du fait que le Général Mahmoud Ahmad, le Chef de l’ISI [les Services de Renseignement Pakistanais], se trouvait à Washington une semaine avant le 11 Septembre, et rencontra le Directeur de la CIA George Tenet ainsi que d’autres haut-responsables étasuniens (103-04).

45. L’omission de la preuve que Ahmad, le Chef de l’ISI [les Services de Renseignement Pakistanais] avait ordonné l’envoi de $100,000 à Mohamed Atta avant le 11 Septembre (104- 07).

46. L’affirmation de la Commission qu’elle ne trouva aucune preuve qu’un seul gouvernement étranger, y compris le Pakistan, avait financé des agents d’al-Qaida (106).

47. L’omission du rapport selon lequel l’Administration Bush fit pression sur le Pakistan pour limoger Ahmad de son poste de Chef de l’ISI après la divulgation de l’information selon laquelle il avait ordonné l’envoi d’argent de l’ISI à Mohamed Atta (107-09).

48. L’omission de la preuve que l’ISI (et pas seulement al-Qaida) était derrière l’assassinat de Ahmad Shah Massoud (le commandant de l’Alliance du Nord en Afghanistan), qui se produisit juste après une rencontre qui dura une semaine entre des responsables de la CIA et de l’ISI (110-112).

49. L’omission de la preuve que l’ISI est impliqué dans l’enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl, journaliste au Wall Street Journal (113).

50. L’omission du rapport de Gerald Posner selon lequel Abu Zubaydah affirma qu’un officier militaire pakistanais, Mushaf Ali Mir, ayant des liens étroits avec l’ISI et al-Qaida avait une connaissance anticipée des attaques du 11 Septembre (114).

51. L’omission de la prédiction faite en 1999 par Rajaa Gulum Abbas, un agent de l’ISI, que les Tours Jumelles « s’effondreraient » (114).

52. L’omission du fait que le Président Bush et d’autres membres de son Administration évoquèrent à plusieurs reprises les attaques du 11 Septembre comme des « opportunités » (116-17).

53. L’omission du fait que le Projet pour le Nouveau Siècle Américain (« The Project for the New American Century »), dont de nombreux membres devinrent des figures clés de l’Administration Bush, publia un document en 2000 disant qu’un « nouveau Pearl Harbour » aiderait à l’obtention de fonds pour une transformation technologique rapide de l’appareil militaire américain (117-18).

54. L’omission du fait que Donald Rumsfeld, qui était le président de la commission de l’US Space Command et avait recommandé l’accroissement du budget alloué, utilisa les attaques du 11 Septembre le soir même pour s’assurer de tels crédits (119-22).

55. Le fait de ne pas mentionner que les trois hommes responsables de l’échec à prévenir les attaques du 11 Septembre (le Ministre Rumsfeld, le Général Richard Myers, et le Général Ralph Eberhart) étaient également les trois principaux promoteurs de l’US Space Command (122).

56. L’omission du fait que Unocal avait déclaré que les Talibans ne pouvaient pas garantir une sécurité adéquate pour commencer la construction de ses pipelines (de pétrole et de gaz) depuis le bassin Caspien au travers de l’Afghanistan et du Pakistan (122-25).

57. L’omission du rapport selon lequel des représentants des États-Unis dirent à l’occasion d’une rencontre en juillet 2001 que, parce que les Talibans refusaient leur proposition de développer la construction d’un oléoduc, une guerre contre eux commenceraient en octobre (125-26).

58. L’omission du fait que dans son livre publié en 1997 Zbigniew Brzezinski avait écrit que pour que les États-Unis maintiennent leur primauté globale, ils avaient besoin du contrôle de l’Asie Centrale, avec ses vastes réserves de pétrole, et qu’un nouveau Pearl Harbour serait utile pour obtenir l’adhésion de l’opinion publique américaine à ces visées impériales (127-28).

59. L’omission du fait que des membres clés de l’Administration Bush, dont Donald Rumsfeld et son délégué Paul Wolfowitz, s’étaient démenés en faveur d’une nouvelle guerre contre l’Irak pendant de nombreuses années (129-33).

60. L’omission des notes des conversations de Donald Rumsfeld le 11 Septembre qui montrent qu’il était déterminé à utiliser les attaques comme un prétexte pour une guerre contre l’Irak (131-32).

61. L’omission de la déclaration contenue dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain que « le besoin pour une présence américaine forte dans le Golfe dépasse le sujet du régime de Saddam Hussein » (133-34).

62. L’affirmation que le protocole de la FAA (Federal Aviation Agency) au sujet du 11 Septembre requérait le long processus de passer par plusieurs étapes dans la chaîne de commandement, même si le Rapport Officiel [de la Commission] cite des preuves du contraire (158).

63. L’affirmation que ces jours-là, seules deux bases de l’US Air Force dans le secteur Nord- Est du NORAD (North American Aerospace Defense Command pour Centre de Commandement de la Défense de l’Aérospatial de l’Amérique du Nord) conservaient des chasseurs en alerte et qu’en particulier il n’y avait pas d’avions de combat en alerte à McGuire ou à Andrews (159-162).

64. L’omission du fait que la base Andrews de l’US Air Force convervait plusieurs avions de chasse en alerte de façon permanente (162-64).

65. L’acceptation de la double affirmation que le Colonel Marr du NEADS (North East Air Defense Sector) devait téléphoner à un supérieur pour obtenir la permission d’envoyer des chasseurs depuis [la base] d’Otis et que cet appel nécessita huit minutes (165-66).

66. L’approbation de l’affirmation que la perte du signal du transpondeur d’un avion rend virtuellement impossible sa localisation par for par les radars de l’armée américaine (166- 67).

67. L’affirmation que l’interception de Stewart Payne n’a pas montré que le temps de réponse du NORAD au vol AA11 fut extraordinairement lent (167-69).

68. L’affirmation que les chasseurs de la base d’Otis restèrent cloués au sol sept minutes après qu’ils en eurent reçu l’ordre parce qu’ils ne savaient pas où aller (174-75).

69. L’affirmation que l’armée américaine n’était pas informée du détournement du vol UA175 avant 9h03, moment exact où il percutait la tour Sud du WTC (181-82).

70. L’omission de toute explication sur (a) la raison pour laquelle un rapport antérieur du NORAD, selon lequel la FAA avait notifiée les militaires du détournement du vol UA175 à 8h43, était maintenant considéré comme faux et (b) comment ce rapport, s’il était faux, a pu être publié et ensuite laissé non corrigé pendant près de trois ans (182).

71. L’affirmation que la FAA n’a installé de téléconférence qu’à partir de 9h20 ce matin-là (183).
72. L’omission du fait qu’un mémo de Laura Brown de la FAA affirme que la téléconférence fut établie à environ 8h50 et qu’elle porta notamment sur le détournement du vol UA175 (183-84, 186).

73. L’affirmation que la téléconférence de la NMCC, (le Centre National de Commandement Militaire ou National Military Command Center) ne débuta pas avant 9h29 (186-88).

74. L’omission, dans l’affirmation de la Commission que le vol AA77 n’a pas dévié de sa course avant 8h54, du fait que des rapports précédents avaient annoncé 8h46 (189-90). 75. L’échec à mentionner que l’annonce du crash d’un jet dans le Kentucky, à peu près au moment où le vol AA77 disparaissait du radar de la FAA, fut prise suffisamment au sérieux par les responsables de la FAA et de l’unité du contre-terrorisme du FBI pour être relayée à la Maison-Blanche (190).

76. L’affirmation que le vol AA77 vola près de 40 minutes dans l’espace aérien américain en direction de Washington sans être détecté par les radars des militaires (191-92).

77. L’échec à expliquer, si le précédent rapport du NORAD selon lequel il fut notifié du vol AA77 à 9h24 était « incorrect », comment ce rapport erroné a pu voir le jour, c’est-à-dire, de savoir si les responsables du NORAD ont menti ou furent « embrouillés » pendant près de trois ans (192-93).

78. L’affirmation que les avions de combats de Langley, dont le NORAD avait tout d’abord dit qu’ils furent dépêchés pour intercepter le vol AA77, furent réellement déployés en réponse à un rapport erroné de la part d’un contrôleur (non-identifié) de la FAA à 9h21 que le vol AA11 était toujours en l’air et se dirigeait vers Washington (193-99).

79. L’affirmation que les militaires ne furent pas contactés par la FAA à propos du probable détournement du vol AA77 avant que le Pentagone soit touché (204-12).

80. L’affirmation que Jane Garvey ne s’est pas jointe à la vidéoconférence de Richard Clarke avant 9h40, c’est-à-dire après que le Pentagone soit percuté (210).

81. L’affirmation qu’aucune des téléconférences ne parvint à coordonner la FAA et les réponses des militaires aux détournements parce « qu’aucune [d’elles] incluait les bons responsables au sein de la FAA et du Ministère de la Défense », bien que Richard Clarke dise que sa vidéoconférence incluait la Directrice de la FAA Jane Garvey comme le Ministre de la Défense Rumsfeld et le Général Richard Myers, le Chef des Forces Armées par intérim (211).

82. L’affirmation de la Commission qu’elle ne savait pas qui, au sein du Ministère de la Défense, participa à la vidéoconférence avec Richard Clarke alors que Clarke affirme dans son livre qu’il s’agissait de Donald Rumsfeld et du Général Myers (211-212).

83. L’approbation de l’affirmation du Général Myers qu’il se trouvait sur Capitol Hill pendant les attaques, sans mentionner le compte-rendu contradictoire de Richard Clarke, selon lequel Myers était au Pentagone et participait à la vidéoconférence avec Clarke (213-17).

84. L’échec à mentionner la contradiction entre le témoignage de Clarke au sujet de l’emploi du temps de Rumsfeld ce matin-là et les propres déclarations de Rumsfeld (217-19).

85. L’omission du témoignage du Ministre des Transports Norman Mineta, donné à la Commission elle-même, que le Vice-Président Cheney et les autres [personnes présentes] dans l’abri souterrain étaient avertis à 9h26 qu’un avion s’approchait du Pentagone (220).

86. L’affirmation que les responsables du Pentagone ne savaient rien d’un avion s’approchant d’eux avant 9h32, 9h34, ou 9h36, et dans tous les cas seulement quelques minutes avant que le bâtiment soit touché (223).

87. L’acceptation de deux versions contradictoires au sujet de l’appareil qui percuta le Pentagone : une qui relate l’exécution d’une spirale à 330 degrés vers le bas (un « piqué à grande vitesse ») et une autre dans laquelle il n’est pas fait mention de cette manoeuvre (222-23).

88. L’affirmation que les avions de chasse de Langley, qui reçurent soit-disant l’ordre de décoller rapidement pour protéger Washington contre le « vol fantôme AA11 » n’étaient nulle part près de Washington parce qu’ils furent envoyés vers l’océan par erreur (223-24).

89. L’omission de toutes les preuves suggérant que ce qui frappa le Pentagone n’était pas le vol AA77 (224-25).

90. L’affirmation que les militaires ne furent pas informés par la FAA du détournement du vol UA93 avant qu’il ne s’écrase (227-29, 232, 253).

91. La double affirmation que le NMCC n’a pas contrôlé la conférence initiée par la FAA et donc fut incapable de connecter la FAA à la téléconférence initiée par le NMCC (230-31).

92. L’omission du fait que les Services Secrets sont capables de savoir tout ce que sait la FAA (233).

93. L’omission de toute enquête sur les raisons pour lesquelles le NMCC lança sa propre téléconférence, si, comme Laura Brown de la FAA l’a dit, cela n’est pas le protocole standard (234).

94. L’omission de toute enquête sur les raisons pour lesquelles le Général Montague Winfield fut non seulement remplacé par un « bleu » (a rookie), le Capitaine Leidig, en tant que Directeur des Opérations du NMCC mais encore l’a laissé au commandement quand il fut clair que le Pentagone était confronté à une crise sans précédent (235-36).

95. L’affirmation que la FAA notifia (de façon erronée) les Services Secrets entre 10h10 et 10h15 que le vol UA93 était encore dans le ciel et se dirigeait vers Washington (237).

96. L’affirmation que le Vice-Président Cheney ne donna l’autorisation de tir qu’après 10h10 (plusieurs minutes après que le vol UA93 se fut écrasé) et que cette autorisation ne fut pas transmise à l’armée US avant 10h31 (237-41).

97. L’omission de toutes les preuves indiquant que le vol UA93 fut abattu par un avion militaire (238-39, 252-53).

98. L’affirmation que [le Tsar du Contre-Terrorisme] Richard Clarke ne reçut la demande d’autorisation de tir qu’à 10h25 (240).

99. L’omission du propre témoignage de Clarke, qui suggère qu’il reçut cette demande d’autorisation de tir vers 9h50 (240).

100. L’affirmation que Cheney ne gagna l’abri souterrain du PEOC [ou CPOU pour Centre Présidentiel d’Opérations d’Urgence]) qu’à 9h58 (241-44).

101. L’omission de multiples témoignages, dont celui de Norman Mineta [le Ministre des Transports] à la Commission elle-même, que [le Vice-Président] Cheney se trouvait dans le CPOU avant 9h20 (241-44).

102. L’affirmation que l’autorisation d’abattre un avion civil devait être donnée par le Président (245).

103. L’omission de rapports que le Colonel Marr donna l’ordre d’abattre le vol UA93 et que le Général Winfield indiqua que lui et d’autres [officiers] au NMCC s’attendaient à ce qu’un chasseur atteigne le vol UA93 (252).

104. L’omission de rapports indiquant qu’il y avait deux avions de chasse dans le ciel à quelques kilomètres de New York et trois à seulement 320 kilomètres de Washington (251).

105. L’omission du fait qu’il existait au moins six bases militaires avec des chasseurs en état d’alerte dans la région Nord-Est des États-Unis (257-58).

106. L’approbation de l’affirmation du Général Myers que le NORAD avait défini sa mission en termes de défense seulement contre des menaces dirigées [vers les Etats-Unis] depuis l’étranger (258-62).

107. L’approbation de l’affirmation du Général Myers que le NORAD n’avait pas envisagé la possibilité que des terroristes pourraient utiliser des avions de ligne détournés comme des missiles (262-63).

108. L’échec de mettre en perspective la signification du fait, présenté dans le Rapport lui-même, ou de mentionner d’autres faits prouvant que le NORAD avait effectivement envisagé la menace posée par des avions de ligne détournés d’être utilisés comme des missiles (264- 67).

109. L’échec de sonder les implications de la question de savoir comment les manoeuvres militaires (« war games ») programmées ce jour-là purent influer sur l’échec des militaires à intercepter les avions de ligne détournés (268-69).

110. L’échec de discuter la pertinence possible de l’Opération Northwoods avec les attaques du 11 Septembre (269-71).

111. L’affirmation (présentée pour expliquer pourquoi les militaires n’obtinrent pas l’information au sujet des avions détournés à temps pour les intercepter) que le personnel de la FAA inexplicablement faillit à suivre les procédures standards quelques 16 fois (155-56, 157, 179, 180, 181, 190, 191, 193, 194, 200, 202-03, 227, 237, 272-75).

112. L’échec de mentionner que l’indépendance proclamée de la Commission fut fatalement compromise par le fait que Philip Zelikow, son directeur exécutif, était virtuellement un membre de l’Administration Bush (7-9, 11-12, 282-84). (ndt : un proche collaborateur de Mme. Condoleeza Rice)

113. L’échec de mentionner que la Maison-Blanche chercha d’abord à empêcher la création de la Commission [Officielle d’Enquête sur les Attaques Terroristes du 11 Septembre], puis plaça de nombreux obstacles sur sa route, comme le fait de lui accorder un budget extrêmement restreint (283-85). (ndt : estimé à environ 15 millions de dollars, quand le film de fiction « Vol 93 » de Paul Greengrass en a coûté 18, et « World Trade Centre » d’Oliver Stone 4 FOIS PLUS soit 60 millions de dollars ; concernant le premier point, il a fallu attendre 441 jours pour que cette Commission soit créée et M. Bush proposa que M. Kissinger en soit le président…avant de se rétracter sous les critiques virulentes de l’opinion publique.)

114. L’échec de mentionner que le Président de la Commission, la plupart des autres Commissionnaires, et qu’au moins la moitié du personnel avait de sérieux conflits d’intérêt (285-90, 292-95).

115. L’échec de la Commission, qui se vantait que la présentation de son rapport final s’était faite « sans dissension », de mentionner que cela n’avait été possible que parce que Max Cleland, le Commissionnaire le plus critique à l’encontre de la Maison-Blanche qui jura « qu’il ne serait pas complice d’un traitement partial des informations » dut démissionner pour accepter un poste à la Banque Export-Import, et que la Maison-Blanche transmit sa nomination seulement après qu’il soit devenu très direct dans ses critiques (290-291).

Je terminerai en précisant que j’ai conclu mon étude de ce que je suis venu à appeler « le rapport de Kean-Zelikow » en écrivant ceci : Au final, le Rapport de la Commission d’enquête sur le 11 septembre, loin de chasser mes soupçons sur une complicité officielle ne servit qu’à les confirmer. Pourquoi les responsables chargés de la rédaction de ce rapport final s’engageraient dans une telle entreprise de supercherie, si ce n’était pour tenter de couvrir de très grands crimes ? (291).

(Réseau Voltaire - David Ray Griffin)

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Actualité - Les 30 ans du crime de la Barbade

Franc-Parler publie un article du Granma international qui expose encore une fois la corruption des États-Unis qui se borne à protéger des criminels recherchés dans plusieurs pays de l'Amérique du Sud. Les cas de Posada et Bosch ne représente que la pointe de l'iceberg de toute les manigances commises par le gouvernement américain.
Jusqu’à quand Posada, Bosch et Bush se moqueront-ils de la justice?

Quand le juge Scott Segall, de El Paso (Texas) a été accusé, en 1993, d’avoir accepté de l’argent pour prendre des décisions favorables à des trafiquants de drogue, il a immédiatement eu recours à un avocat de confiance pour se sortir de cette désagréable situation: Norbert Garney.

Garney est ce même magistrat texan qui s’est prononcé, il y a peu de temps, en faveur de la libération du terroriste Luis Posada Carriles.

Quand, quelques jours plus tard, le juge Segall a démissionné de son poste, Garney s’est précipité au devant de la presse pour déclarer que le pauvre malheureux n’avait pas d’autre alternative, non pas par ce qu’il était corrompu, mais parce qu’il avait besoin de temps pour bien préparer sa défense. Le juge Segall, un autre magistrat nommé Enrique Peña, et un avocat criminaliste, Gary Hill, ont été inculpés après une longue enquête du FBI.

Garney, à son tour, s’est converti en juge. Et c’est ainsi qu’il a ordonné que Posada soit libéré sous le prétexte que plusieurs pays avaient refusé de l’accepter, ce qui ne surprend personne, et que le gouvernement fédéral n’était pas intervenu pour le déclarer terroriste et réclamer qu’il soit gardé en détention. Ce qui a fait dire à l’avocat de Posada, le mafieux Eduardo Soto, que c’était là le plus beau jour de sa vie.

Trente ans après l’explosion en plein vol d’un appareil de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, à la Barbade, les deux auteurs intellectuels de l’horrible crime n’ont toujours pas été condamnés grâce à une longue succession de manœuvres judiciaires, tant au Venezuela, où ils résidaient au moment des faits, qu’aux Etats-Unis où ils se trouvent aujourd’hui.

Avec l’aide de la CIA et de la mafia terroriste de Miami — qui ont aussi acheté la liberté de Orlando Bosch —, Luis Posada Carriles s’est évadé de la prison vénézuélienne où il attendait un nouveau procès qui avait été ordonné contre lui.

Au Salvador, Posada réapparaîtra, peu après son évasion, sur la base aérienne de Ilopango, où il se joindra aux opérations de trafic de drogue qui provoqueront le scandale Coca-Contra.

Orlando Bosch demandera l’asile à Miami où un escadron de politiciens, mafieux et de juges lui ont obtenu un décret présidentiel qui l’a éjecté des prisons de l’immigration, par dessus la volonté des procureurs fédéraux qui ont reconnu, et même documenté, son caractère de terroriste international.

Quand à Posada, si ce n’était des efforts qu’ont déployé, dans le monde entier, les défenseurs de la justice, on lui aurait aussi fourni un édit impérial ordonnant son retour à la rue et à la prédication de la terreur.

Si, à quelques jours du 11 Septembre, l’administration Bush a été capable de libérer deux des assassins de l’ex-ministre chilien Orlando Letelier, de quoi ne serait-elle pas capable pour sauver des deux des agents de la CIA les plus acquis, durant quasi cinquante ans, à sa guerre sale contre l’Amérique latine?

(Granma International - Jean-Guy Allard)

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mardi, octobre 03, 2006

Quelques repères historiques à propos des racines du sionisme et de la lutte de résistance des peuples palestiniens et libanais

En 1917, Lord Walter Rothschild reçoit une lettre ouverte, la Déclaration de Balfour, du ministre des Affaires Étrangères britannique, Arthur James Balfour, qui accorde le droit aux sionistes d’établir un foyer juif en Palestine. Ayant besoin du soutien des grands banquiers pour soutenir leur effort de guerre et trouvant la présence française préoccupante au Liban, le gouvernement du Royaume-Uni approuve les projets sionistes. Le soutien de l’oligarchie financière britannique et du capital particulièrement dans le domaine banquier sera crucial pour le sionisme.

Dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les grandes puissances permettent et encouragent l’immigration massive de Juifs en Palestine. Le Palestine est alors un protectorat britannique mais dès 1947, les Britanniques envisagent de se retirer de ce territoire. En 1947, l’ONU propose un plan de partition de la Palestine en vue de créer deux États distincts à la suite du refus de mouvement sioniste de fonctionner à l’intérieur d’un seul État où, les Palestiniens seraient majoritaires démographiquement. Les Palestiniens refusent cette partition.

En 1948, au lendemain de la fin du mandat britannique, l’État d’Israël est créé unilatéralement. En une année seulement, 900 000 Palestiniens sont expulsés ou quittent volontairement Israël. Le peuple palestinien se remémore toujours cet événement qu’ils ont baptisé Nakba qui signifie « catastrophe » en arabe.

Israël est impliqué dans les vingt années suivantes dans une série de guerres et d’invasions alors que l’État arabe promis par l’ONU n’est toujours pas créé. En raison de l’occupation israélienne incessante depuis 1948, des centaines de milliers de Palestiniens vivent dans des camps de réfugiés en Palestine, au Liban, en Syrie et en Jordanie.

Dans les années 60, les mouvements de résistance organisés se forment dans les camps de réfugiés pour mener la lutte de libération nationale. L’Organisation de libération nationale (OLP), dirigée par Yasser Arafat, rassemble les différents mouvements de résistance pour coordonner la lutte armée et politique. L’OLP est surtout implanté au Liban et en Syrie. Pour les Palestiniens, cette formation politique représente une lueur d’espoir dans le règlement du conflit.

Israël va continuer sa série d’invasions et d’attaques contre le Liban dans les années 70. En 1978, les forces d’occupation sionistes envahissent le sud du Liban dans l’opération Litani pour traquer les militants palestiniens. L’armée israélienne se livrera au massacre de Palestiniens et de paysans libanais. Par la suite, elle se retire rapidement pour laisser le contrôle aux milices paramilitaires alliées. L’Armée du Sud Liban est utilisé comme force militaire par Israël pour « protéger les civils.» Cette invasion fera 200 000 réfugiés.

Le 6 juin 1982, l'armée israélienne entre au Liban et avance jusqu'à Beyrouth. Le gouvernement israélien veut en finir avec l'OLP une fois pour toute, car selon les généraux israéliens, sa seule existence ravivait le nationalisme palestinien dans les territoires occupés, rendant ainsi les Palestiniens fermés à toute « négociation » avec leurs occupants.

L’armée israélienne, pénètre en territoire libanais pour se rendre dans la capitale. Beyrouth renfermerait des membres de l’OLP soutient Israël. Ayant pour allié les Forces libanaises de Bachir Gemayel, le siège israélien débute. Les 200 000 civils de la capitale libanaise sont soumis à des bombardements incessant. Près de 18 000 personnes succombent à l’assaut meurtrier de l’armée sioniste. Pour récompenser Bachir Gemayel de son soutien, le gouvernement israélien l’installe au pouvoir du Liban. Suivant un accord américain, l’OLP quitte le Liban sous supervision internationale.

Le départ de l’OLP du territoire libanais rend les réfugiés palestiniens vulnérables aux attaques israéliennes. Pour punir les Palestiniens et leur mouvement de résistance, des milices s’en prennent aux camps de réfugiés de Sabra et Chatila. Après deux jours de bombardements et de massacres violents, 800 des 2000 Palestiniens habitant ces lieux sont tués dont des femmes et des enfants. Ariel Sharon, alors Ministre de la Défense sera tenu responsable de cette tuerie.

Le Hezbollah, un nouveau mouvement de résistance à l’invasion israélienne du Liban, prend rapidement la tête de la lutte contre l’occupant dans le sud du Liban. Son prestige actuel est surtout dû au fait qu’il a combattu l’armée israélienne avec courage et ce, sans s’impliquer dans la guerre civile.

Jusqu’en 2000, les forces d’occupation sionistes contrôle le sud du Liban malgré les nombreuses résolutions des Nations Unies qui exigent leur retrait. Après 2000, l’armée israélienne dirige des attaques sporadiques contre la région. En contravention avec les lois internationales, Israël mène des raids aériens, des bombardements contre des cibles neutres et des assassinats clandestins dans le pays.

(Franc-Parler, Vol.1, No.7 - 16 Octobre 2006)
francparlerjournal@yahoo.ca

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Actualité - DPRK Announces Nuclear Test

Pyongyang, Oct 3 (Prensa Latina) - The Democratic People s Republic of Korea announced Tuesday it will hold a nuclear test with full guarantee of security, to act as a deterrent to an aggression.

The Korean foreign ministry said in a declaration today the country s decision to carry out the nuclear test responds to US threats of a nuclear war, as well as sanctions and pressures.

The country considers it an essential step to reinforce measures designed to act as a deterrent, when faced with serious US threats against its sovereignty and right to survival.

(Prensa Latina News Agency)

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Actualité - Le blocus des Etats-Unis a causé des millions de pertes à l’économie cubaine

(Prensa Latina) - L’économie cubaine a perdu aux alentours de 4 milliards 186 millions de dollars cette année comme conséquence du durcissement du blocus imposé par les Etats-Unis, a dénoncé le vice-ministre des Relations extérieures cubain, Bruno Rodriguez Parrilla.

Lors d’une conférence de presse donnée à La Havane, Rodriguez a expliqué les détails du projet de résolution que le gouvernement cubain va soumettre au débat et aux votes de l’Assemblée générale de l’ONU, pour exiger l’arrêt d’une politique qu’il a qualifiée de « génocidaire et d’aberrante ».

Il a précisé que le montant des pertes financières prend aussi en compte celles comprises entre le dernier vote en 2005 d’une motion similaire jusqu’à aujourd’hui, et que son augmentation provient aussi du raffermissement de l’économie cubaine et du durcissement du blocus.

En 2005, a indiqué le premier vice-ministre du ministère des Relations extérieures, par l’encerclement économique, la Maison Blanche a pris des mesures encore plus strictes pour causer encore plus de dommages, malgré les condamnations de l’ONU durant treize ans consécutifs.

Comme conséquence, le préjudice économique subi par le peuple cubain durant plus de 45 ans dépasse les 86 milliards 108 millions de dollars, a-t-il affirmé, en fustigeant l’extraterritorialité de la mesure condamnée l’année dernière par 182 pays.

Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique contre Cuba, est le titre du document qui sera soumis le 8 novembre prochain.

La motion, que Cuba présente devant l’ONU depuis 1992, rappelle que l’action punitive de Washington contre l’île « est la plus longue et la plus cruelle de toute l’histoire de l’humanité (…) et qu’elle constitue une guerre économique qu’il qualifie de génocidaire ».

(Granma International)

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Actualité - Venezuela's Chavez says assassination attempt against him foiled

Caracas, Venezuela - Venezuela President Hugo Chavez said Saturday that an attempt was made to assassinate him recently and that those responsible fled to Colombia.

Chavez appeared to link the plot to his main rival in upcoming presidential elections, Gov. Manuel Rosales of Zulia state, claiming that he is in constant danger from opponents seeking to get rid of him.

"No more than a few months ago over in Zulia ... they didn't shoot me by a hair's breadth," Chavez said in a televised speech.

Chavez said a sniper had waited with a long-range gun and a motorcycle to escape on, and planned to shoot him as he exited from a helicopter and walked across a 200-meter (650-foot) open stretch.

"The plan didn't work out for them - God is always present over there. But those responsible left for Colombia, and by the way, they were from the Zulia police."

He did not elaborate further on the alleged plot.

Chavez visited the western oil-producing region of Zulia, where
Rosales enjoys strong support, in June to inaugurate a refurbished
fertilizer plant.

Chavez, a former army paratrooper, has made other claims of assassination plots in the past, including a case involving 27 Colombians and three former Venezuelan military officers who were convicted last October by a military court for allegedly plotting to kill him.

His government also demanded that Bogota investigate allegations that surfaced in an influential Colombian magazine in April saying the country's secret police plotted to assassinate Chavez and other top Venezuelan officials. Colombian President Alvaro Uribe has denied the allegations.

Chavez has also accused the U.S. government of secretly backing his opponents in the Dec. 3 elections and recently claimed that George W.Bush may be seeking to kill him after he called the U.S. president "the devil" at the U.N. General Assembly.

"For sure, one walks around risking one's life ... We're being threatened with death by the (U.S.) empire," he said, likening his trip to New York earlier this month to "walking into Lucifer's own cave."

U.S.-Venezuela ties sharply deteriorated after the Bush administration swiftly recognized leaders who ousted Chavez in a 2002 coup before the Venezuelan returned to power amid a popular uprising.

Chavez has claimed before that the U.S. government is out to kill him and invade his country. U.S. officials deny that but criticize Chavez as a destabilizing force in Latin America.

(Associated Press - September 30 2006)

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lundi, octobre 02, 2006

Non à la terreur d’État israélo-américaine! – Les peuples ont le droit de se défendre!

Le 12 juillet dernier, Israël lance une attaque contre le Liban prétextant l’enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Le gouvernement israélien invoque la « légitime défense » pour justifier les bombardements sur l’ensemble du territoire libanais.

Deux semaines plus tard, les morts du côté libanais se comptent par centaines, les blessés par milliers et les réfugiés par centaines de mille. Plus précisément, les forces d’occupation sionistes ont massacré, selon le ministère de la Santé libanais, de 1000 à 1200 civils tout en détruisant des infrastructures essentielles telles des hôpitaux, des routes principales, des ports maritimes, des ponts, des centrales électriques, des usines, une partie de l’aéroport de Beyrouth et une usine de traitement d’eau. Le blocus maritime, terrestre et aérien s’intensifie au rythme des dévastations perpétrées par l’occupant. Sans électricité, sans eau potable et sans nourriture, les milliers de déplacés tentent désespérément de fuir les assauts coordonnés de l’armée israélienne.

Malgré ce désastre, le premier ministre israélien Ehud Olmert a rapidement fait savoir au monde entier que « rien » n'empêcherait Israël « de parvenir » à ses « objectifs » pour asseoir sa domination sur le Moyen-Orient. Par ces propos, Olmert a traduit l’appui des grandes puissances aux attaques contre le peuple libanais.

Le président américain, George W. Bush a fait écho aux déclarations des dirigeants sionistes affirmant qu’Israël a « tout à fait le droit de se défendre. » Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a renchérit en déclarant que la « réaction d'Israël est mesurée dans les circonstances. » Harper s’est immédiatement porté à la défense de l’agresseur en appelant au « droit d'un pays [Israël] de se défendre contre les terroristes et les attaques violentes. »Ainsi, la victime devient bourreau; les justifications impérialistes deviennent des jugements sans appel condamnant le peuple libanais et les Arabes.

De son soi-disant « droit à une riposte modérée », l’armée israélienne l’a exploité de façon récursive. D’ailleurs, dans son élan meurtrier, elle en a profité pour bombarder des postes d’observations des Nations Unies, tuant ainsi quatre inspecteurs dont un Canadien.

Les origines de l’invasion du Liban et de la Palestine

Les impérialistes et les agents de la désinformation ligués contre le droit à l’autodétermination des peuples au nom de la guerre au terrorisme, de la guerre préventive et du droit d’ingérence situent le point de départ de l’invasion du Liban : l’enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Cette logique irrationnelle occulte à la fois la réalité et les crimes sionistes commis auparavant contre les peuples palestinien et libanais.

L’idéologie sioniste, dès son origine, admet ses prétentions territoriales sur le Liban. L’Organisation mondiale sioniste fondée en 1897, à la Conférence de Paris de 1919, adopte une carte traçant les frontières d’un État juif englobant la partie sud du Liban tout comme les sources du fleuve Jourdain. Son premier président Theodor Herzl demandait la création d’un État juif s’étendant de l’Égypte jusqu’à l’Euphrate et couvrant entièrement le Liban. En 1901, il demanda officiellement au Sultan de l’Empire Ottoman de lui céder la Palestine.

L’idée d’un État juif en Palestine trouvait un certain écho au sein des grandes puissances sorties victorieuses de la Première Guerre mondiale. La Grande-Bretagne hérita d’un protectorat sur la région du « Proche-Orient » et permis l’immigration juive.

Au lendemain de la IIe Guerre Mondiale, la création de l’État d’Israël semble vouloir se concrétiser et les partisans du sionisme, du « Grand Israël biblique » ou du « Grand Israël politique », intensifient leurs manœuvres politiques pour créer immédiatement une armée. Pour les sionistes, l’Holocauste sert de justification pour raffermir leur position dans le but d’établir l’État d’Israël. De son côté, l’ONU envisage la formation d’un État juif pour le peuple demeuré sans patrie et ce, au grand dam des Palestiniens menacés de déportation.

En 1947, Rabbi Fischmann, membre de l’Agence juive pour la Palestine, déclare devant une Commission spéciale d’enquête de l’ONU : « La Terre Promise s’étend de la rivière d’Égypte jusqu’à l’Euphrate, incluant une partie de la Syrie et du Liban.» Cette affirmation est la racine du programme sioniste de l’époque.

Le 21 mai 1948, une semaine seulement après la déclaration unilatérale pour l’indépendance d’Israël, David Ben Gourion, alors Premier ministre écrivait : « Le talon d'Achille de la coalition arabe, c'est le Liban. La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée; un État chrétien doit être instauré en ce pays. Sa frontière sud serait la rivière du Litani. Nous allons signer une alliance avec cet État. Ensuite, lorsque nous aurons affaibli la Légion Arabe et bombardé Amman, nous allons éradiquer la Transjordanie ; après la Syrie tombera. Et si l’Égypte s’entête à vouloir faire la guerre, nous allons faire sauter Port Saïd, Alexandrie et Le Caire. Nous devrions arrêter la guerre et faire payer le prix à l’Égypte, l’Assyrie et la Chaldée à la mémoire de nos ancêtres.» (Michaël Bar-Zohar, Ben Gourion Le prophète armé, p. 139)

Le 16 mai 1955, le général Moshé Dayan en précise la méthode : "Tout ce qu'il nous reste à trouver, c'est un officier, même un simple capitaine. Il faudrait le gagner à notre cause, l'acheter, pour qu'il accepte de se déclarer le sauveur de la population maronite. Alors, l'armée israélienne entrerait au Liban, occuperait les territoires où elle établirait un régime chrétien allié à Israël, et tout marcherait comme sur des roulettes. Le territoire du sud du Liban sera totalement annexé à Israël." (Journal de l'ancien premier ministre d'Israël, Moshé Sharett, publié en hébreu en 1979)

Devenu Ministre de la Défense, Moshé Dayan explique les ambitions de la nouvelle génération sioniste. « Nos Pères ont réussit à élargir les frontières reconnues dans le plan de partition. Notre génération a maintenu les frontières de 1949. Maintenant, la génération des « 6 Jours » avons réussit à englober Suez, le Jourdain et le Plateau du Golan. Ce n’est pas la fin. Après la présente ligne de cessez-le-feu, il y en aura de nouvelles. Ces frontières s’étendront au-delà du Jourdain, peut-être au Liban et peut-être même jusqu’au centre de la Syrie. » ( Cité dans The Times de Londres, le 25 juin 1969)

Au cours des années suivantes, ces déclarations se sont matérialisées par une série d’invasions du Liban, par l’occupation des territoires palestiniens ainsi que par la présence militaire dans le Plateau du Golan. Des enlèvements et des plans d’attaque ont été fomentés pour envahir les nations environnantes pour ainsi mener à bien le projet du « Grand Israël ». Le cycle de terreur dirigé contre les Libanais et les Palestiniens est révélateur de leur desseins annexionnistes. Les vues expansionnistes des sionistes, avec pour alliés les grandes puissances, se sont concrétisées par les nombreuses invasions en territoire libanais, syrien et palestinien et par l’implantation de colonies sionistes comme avant-poste militaire dans les territoires palestiniens et le Plateau du Golan.

Jamais le sionisme n’a eu l’intention de partager le territoire malgré leur acceptation du plan de partage de l’ONU ni de renoncer à ses fantasmes du « Grand Israël. »

Dans les années 80, en pleine guerre civile, la résistance libanaise mène une lutte courageuse et elle finit par contraindre l’armée israélienne à se retirer du Liban, du moins en partie. En 2000, Israël affirme vouloir se plier à la Résolution 425 du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant le retrait complet de son armée. L’objectif du « Grand Israël » ne disparaît pas avec l’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon, un sioniste extrémiste, responsable notamment des massacres de Sabra et Chatila.

Malgré la prétention du gouvernement israélien de s’être retiré complètement du Liban en 2000, le gouvernement libanais et le Hezbollah considèrent l’armée israélienne toujours comme une force d’occupation. Son déploiement dans la région appelée les « Fermes de Chebaa » en témoigne. Historiquement, les « Fermes de Chebaa » sont des territoires libanais à part entière. À l’instar du Plateau du Golan, territoire syrien sous occupation israélienne, cette région constitue une réserve d’eau stratégique pour Israël.

Les multiples résolutions de l’ONU n’ont pas réussi à faire respecter le droit international à Israël. En 1978, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 425 qui prévoit le retrait complet de l’armée israélienne du Liban. Israël considère cependant l’occupation de ce territoire comme étant antérieur à 1978, soit lors de la Guerre des « 6 Jours », donc ne se rapportant pas à la Résolution 425 de l’ONU mais à la Résolution 446 qui exige son retrait du Plateau du Golan à laquelle Israël refuse de se soumettre.

En 2004, après le « retrait d’Israël » du Liban, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte d’urgence une résolution concernant le Liban. Une kyrielle de soi-disant experts ont présenté la Résolution 1559 demandant, entre autre, le démantèlement des « milices libanaises » comme le nœud gordien du « conflit ». Le démantèlement du Hezbollah est le préalable à tout retrait israélien. Ces propositions chimériques n’ont bien sûr convaincu aucun individu sensé. Considérant avec raison qu’Israël ne s’est pas retiré du Liban, le Hezbollah ne s’est jamais dissout.

Les élections palestiniennes de 2006

Les élections législatives palestiniennes de janvier 2006 voient le triomphe de la liste « Réforme et Changement » principalement composée du Hamas, un mouvement de résistance palestinien. Au lendemain de ces élections, Israël refuse de reconnaître le résultat tout comme les grandes puissances, dont les États-Unis et le Canada. De simples pressions jusqu’aux tentatives de créer une guerre civile, le gouvernement palestinien est soumis à toutes sortes de chantages. La presque totalité de l’aide internationale à laquelle il a droit, lui est coupée. Prenant en compte que cette aide internationale représente environ 60% du budget de l’Autorité palestinienne, un dur coup est ainsi porté au peuple palestinien. À cela, s’ajoute la perception par Israël des droits douaniers palestinien, fonds vitaux pour le peuple et, aux taxes foncières prélevées aux propriétaires de fermes.

Au début du mois de juin, l’armée israélienne se lance dans une série d’opérations contre les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie. Ces actions militaires visent principalement l’infrastructure civile et économique ainsi que les militants de la résistance palestinienne. L’objectif de cette campagne est essentiellement d’abattre les institutions palestiniennes et de créer une guerre civile.

Le 25 juin, un commando de la résistance palestinienne fait prisonnier un soldat sioniste ce qui va soulever une « vague d’indignation » en Occident. Pourtant, dans les semaines précédentes, une centaine de palestiniens ont été tués par les forces d’occupation sans créer le moindre émoi.

Dans les jours suivants, les forces d’occupation sionistes vont intensifier les bombardements et les attaques au sol dans le cadre de l’opération « Pluies d’été ». La résistance palestinienne demande en échange de la libération du soldat détenu : l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, l’arrêt de toutes les opérations militaires contre le peuple palestinien et la libération de prisonniers politiques en Israël. À ces demandes, l’État d’Israël répond immédiatement par la destruction de plusieurs ponts, de la principale centrale électrique de Gaza, et par l’enlèvement du tiers des députés et ministres palestiniens.

Dans son refus d’accepter les choix politiques des Palestiniens, l’armée israélienne poursuit ses attaques en bombardant à l’aide de F-16 et d’hélicoptères apaches des écoles et des quartiers résidentiels.

À priori, la création unilatérale d’Israël est en soi une négation à l’existence du peuple palestinien. Les nombreuses résolutions de l’ONU demandant un retrait des forces d’occupation sioniste des territoires palestiniens n’ont jamais été respectées et appliquées. La propagande pro-sioniste attaque le mouvement de résistance palestinien sur la question de la « reconnaissance d’Israël ». Pourtant, Israël, depuis sa création, n’a jamais reconnu le droit d’exister au peuple palestinien.

L’élection d’un gouvernement d’unité nationale composé majoritairement de députés du Hamas ne pouvait évidemment pas être accepté. Les décisions politiques du peuple palestinien ne satisferont jamais les prétentions coloniales sionistes condamnant le peuple palestinien à des camps de réfugiés depuis des décennies.

Depuis son élection, le « terrorisme » du Hamas sert au gouvernement israélien de prétexte et d’outil de manipulation pour contrôler la bande de Gaza et la Cisjordanie, territoire qu’Israël refuse de rendre aux Palestiniens malgré la résolution onusienne de 1947 qui traite de la partition du territoire.

La seule solution juste implique la reconnaissance de l’existence du peuple palestinien et de tous les droits qui en découlent. En attendant, les Palestiniens refuseront toujours de disparaître et d’être condamnés à ramper devant l’envahisseur. La lutte à tous les niveaux y compris la lutte armée est légitime et nécessaire puisqu’ils font face chaque jour à l'armée israélienne, aux bouclages, aux checkpoints, aux couvre-feux, au rationnement de l'eau, à la démolition de leurs maisons, à l'expropriation de leurs biens et de leurs terres et à l'enfermement. Israël peut tenter d’asseoir cette nation par l’imposition de mesures répressives et de conditions de vies inhumaines, mais elle préfère « mourir debout que de vivre à genou.»

Les forces d’occupation envahissent le Liban

Le 11 juillet, selon la police libanaise, deux soldats israéliens ont été capturés par le Hezbollah à la suite de combats dans la région de Aïta Al-Chaab, où une unité israélienne avait pénétré. L’invasion préméditée du Liban est planifiée avant même le précédant « retrait » du Sud du Liban. Dès les premières heures de l’invasion, l’armée israélienne vise des cibles très précises pour désorganiser complètement le Liban et le « ramener vingt ans en arrière.» En même temps, les livraisons d’armes en provenance des Etats-Unis s’accélèrent laissant présager une invasion à grande échelle.

La stratégie militaire israélienne officielle est de repousser le Hezbollah au-delà du fleuve Litani exhibant à la face du monde la redéfinition souhaitée des limites du territoire israélien pour englober plus du tiers du Liban. Pour ce faire, l’armée cible toutes les infrastructures vitales aux Libanais. Des hôpitaux aux routes principales en passant par des centrales électriques, tout est détruit pour garder la population dans la noirceur et à la merci des attaques israéliennes. En prétendant s’attaquer au Hezbollah, le gouvernement israélien s’est en fait attaqué directement au peuple libanais. D’ailleurs, le bilan des décès le prouve puisque un tiers des morts sont des enfants. Les forces d’occupation sioniste ont mis en pratique un plan d’une perfidie bien plus grande que ce qu’il n’y paraît : anéantir le Liban.

Le massacre de Cana constitue un exemple de cette volonté d’annihilation. Le 30 juillet dernier, après plusieurs semaines d’affrontements entre le Hezbollah et le Tsahal, l’armée israélienne a bombardé des immeubles résidentiels dans la ville de Cana. Ces attaques ont tués 62 civils dont 42 enfants. À cette bavure, le gouvernement israélien prétend avoir avertit les résidents deux semaines à l’avance de quitter les lieux. Et bien sûr, le Hezbollah s’est, bien malgré lui, vu accuser de tous les torts. Cependant, la destruction constante des routes menant aux villages voisins par l’armée israélienne a condamné les habitants à mourir.

Les velléités destructrices des forces d’occupation sionistes sont confirmées par de nombreux rapports faisant état d’utilisation de bombes à fragmentation contre des cibles civiles et d’attaques délibérées contre des populations civiles. Ces bombes sont réparties sur 285 sites du Sud Liban d'après l'ONU. Une trentaine de nouveaux sites sont découverts chaque jour. Un millier de ces bombes a déjà été désamorcé en une semaine, mais il faudra au moins 12 mois pour toutes les désamorcer. Les membres du Hezbollah s'activent présentement à les enfermer dans des boîtes afin d'éviter que les enfants